ACTE III
FANPAN.
Non, cousin, noni je vous obéirai en tout et pour tout; mais, quant à cette misère-là, vous me laisserez n'en faire qu'à ma tète.
PIT2-0NNALL.
Cependant, à la réception du roi, vous avez à donner la main à M^<^ de Rosel, ma cousine...
FANPAN*
Notre cousine !
FITZ-ONNALL.
Oui, notre cousine... qui doit se marier sous peu de jours.
FANPAN.
Se marier? se marier?.... ah! ça, il faudra voir. Je vous ai adopté pour mon maître, vous, mais pas elle. Je suis son chef de famille à elle, vous Tavoz dit. Elle ne se mariera point sans ma permission I
PITZ-ONNALL.
Hél doucement, mon cher, c'est moi qui ai conclu le mariage.
FANPAN.
Mais c'est elle qui se marie I et elle aura beau dire, elle ne se mariera qu'avec mon consentement. D'autant plus que j'ai en vue, pour elle, un parti magnifique, (a part) Mon Angélus sera un peu content!
MAURE PAS, ne riant plus.
Pardon, monsieur I au-dessus de votre autorité, il y a la volonté royale. Le mari que le baronnet destine à M"* de Rosel est attaché au service du roi et doit suivre le roi à l'armée.
FANPAN.
A l'armée? Eh bien, le mien ira aussi,
90 FANPAN LA TULIPE.
FITZ-ONNALL.
En tout cas, votre droit, marquis, est primé ici par le droit de toute la noblesse. Votre protégé estr-il d*une position?...
FANPAN.
Il est riche tout juste autant que moi.
MAURBPAS.
On vous parle de sa nais^nce.
FANFAN
Ma foi ! je crois pouvoir dire qu'il est aussi noble que moi.
FITZ-ONNALL.
Enfin, son nom?
FANFAN
Ah ! son nom?
MAURBPAS.
Eh bien?
FANFAN
Eh Uen ! ce nom, je m'engage, messieurs, à vous le faire connaître dici à ce soir. Mais, auparavant, je veux voir ma
cousine Blanche, (un laqnais entre, et remet un pli h Maurepas») FITZ-ONNALL.
Voir M"« de Rosel ! Ce n'est pas possible.
FANFAN
Oh I que si fait! ( Au laquais.) Vous, allez-vous-en là, dans la maison, chez ma cousine Blanche de Rosel. Vous la préviendrez que son cousin, le marquis de la Tour-d'Avon, aurait quelque chose de très pressé à lui dire.
MAUREPAS, à Fitz-Onnall.
]^me de Pompadour me demande de venir lui parler avant l'heure du conseil, (a Fanfan) Ne voulez-vous pas, marquis, nous accompagner près d'elle?