‹ Fanfan la TulipeChapitre 76 sur 126 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

RAMPONNEAU, GUILLEMETTE entrent par la gauche. RAMPONNEAU.

... Oui, Guillemette, ce brave Fanfan, ou, si vous voulez, ce digne marquis, s'est encore tiré cette nuit à son avantage de cet abominable piège. Depuis quinze jours que nous sommes au camp, c'est le troisième. Après une pareille aventure, il a le droit d'être un peu fatigué ; il s'est jeté sur la paille, là, dans ce hangar, et il dort comme un bienheureux entre les pattes de son cheval. Pour l'amour de Dieu, m le réveillons pas !

GVILLBMBTTE.

Je vois, Ramponneau, quo vous vous êtes réellement attaché à votre nouveau mattre.

BAMPONNBAU.

Faufon n*est pas mon maître, il est mon ami.

GUILLBMETTE.

Et vous ne voudriez pas le trahir pour le maitre ancien ?

RAMPONNBAU.

Le Fitz-Onnall n*est pas mon mattre, il est mon tyran.

GUILLBMETTE.

Bien ! je peux donc avoir conûance en vous?

RAMPONNEAU

Eli I oui, tout comme Fanfan lui-même. Je me suis bien con6é à vous, moi ; à vous comme à lui. Ah ! moi et lui, Guillemette, nous sommes dans de terribles passes!

GUILLBMETTE.

Lui d'abord, si vous permettez.

RAMPONNEAU

C'est juste. Que veniez-vous lui dire, Guillemette ? Lui apportez-vous de bonnes nouvelles ? M"« de Rosel donnet-elle enfin son consentement à signer leur prétendu contrat de mariage ?

GUILLEMETTE

Non, elle ne s'est pas encore décidée.

RAMPONNEAU

Bon Dieu ! mais c'est pour tantôt, cette signature. C'est pour dans deux heures, dernier délai. Si aujourd'hui elle ne s'engage pas pour rire avec Fanfan, demain il faudra, de par le roi, qu'elle s'engage pour de vrai avec M. de Fitz- Onnall.

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