‹ Fanfan la TulipeChapitre 8 sur 126 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

tablettes.) € Madame Bontemps, rue des Étuves-Saint-HoDoré. » C'est la célèbre tireuse de cartes. Une femme dans la dépendance de M. de Maurepas, mon ami. (u remet redresse h Ramponoeau.) Ayez à me présenter là au moins deux recrues. Vous entendez? Je vous dirai alors ce que je veux faire de Thomme. .. et de vous.

RAIIPONNEAU.

Ah I de moi aussi?... — Mais, quand j'aurai fait ce que me commande monsieur le baronnet^ il daignera me rendre mon... manuscrit?

FITZ-ONNALL.

Oh non! il faudra, vous comprenez, que le service en vaille la peine : il s'agit de racheter votre vie I

J'entends, je serai très cher I

FITZ-ONNALL.

Maître Ramponneau, est-il quelque chose au monde que VOUS souhaitiez autant que vous craignez la potence?

RAMPONNEAU

Oh ! oui, monseigneur, j'ai une ambition, une vocation I (Avec un accent profond.) Je voudrais être marchand de vin I Marchand de vin à discrétion ! marchand de vin sans remords I (Réreur.) Je sais uu cabaret à la Courtille, à l'enseigne du Tambour royal. Si jamais je possédais les trois mille écus qu'il faut pour l'acheter, ahl je n'aurais pas seulement le bonheur, je sens que j'aurais la gloire î

FITZ-ONNALL, lui faisant guigner son reçu.

Eh bien, d'ici à trois mois, selon votre docilité, vous serez cabaretierdu Tambour royal,., ou pendu.

RAMPONNEAU

Ahl monseigneur!...

FITZ-ONNALL.

Pendu... ou cabaretier. (nsort.)

RAMPONNEAU, seul.

Oh! mon choix est fait I Mais, c'est égal, tu ne t'appartiens plus, mon bon Ramponneau I tu as aliéné et donné à bail ton pauvre individu. Et quelles choses terribles va-t-il faire de toi, ce Satan? J'en frémis d'avance I (voyant Anféiiu sortir de la maifon.) Ah I c'ost ma recrue.

ANGELUS

Il est entendu, n'est-ce pas, monsieur, que nous partons pour Paris aujourd'hui même ?

HAMPONNBAU.

D'ici à deux heures.

ANGÉLUS

Voici ma signature.

RAMPONNEAU

Voilà votre argent, (a part.) Ça me fait déjà, pour M. de Fitz- Onnall, un enfant trouvé.

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