SCÈNE V
FITZ-ONNALL, seul; puis RAMPONNEAU.
puis GUILLEMETTE.
FITZ-ONNALL, seuL
Ah ! cette fois, je le tiens, mon butor ! Ah ! quelle joie !
Je le hais, cet homme! (n décWre une page de son portefeuille.) Cum-
berland averti, la Pompadour et le rustre perdus l'un par
l'autre I coup double I deux richesses ! (ll écrit au crayon sur son
portefeuiue.) La main me tremble... On parle toujours des émotions de l'homme qui joue, on ne sait pas ce que c'est que la fièvre de l'homme qui triche : l'un ne joue que sa fortune, l'autre sa fortune, plus son honneur, et peut-être sa vie. (tout
en parlant, il plie le papier, le cachette avec de la cire molle et le scelle arec le
chaton de sa bague.) Ramponneau maintenant... (Appelant.) Ramponneau ! Où donc cet imbécile est-il passé ? Ramponneau I
(Entre Ramponneau.) No l'alarmons pas,
RAMPONNBAU.
Monsieur lo baronnet m'a appelé ?
riTZ-ONNALL.
Ramponneau, dans deux heures, je m'engage, selon nos conventions, à vous remettre le reçu qui vous perd, avec les dix mille livres de votre cabaret.
RAMPONNEAU, tremblant.
Oh 1 mon Dieu !... Et qu'est-ce qu'il faudra faire?
PITZ-ONNALL.
Une chose bien aisée. Porter tout simplement ce billet au paysan de l'autre jour.
RAMPONNBAU, arec eflfroL Ahl...
PITZ-ONNALL.
Si, par impossible, quelqu'un de suspect vous arrête et vous questionne, avalez le papier, voilà tout. Seulement partez tout de suite.
RAMPONNEAU, d'une roix altérée.
Je pars.
FITZ-ONNALL.
Tout de suite.
RAMPONNEAU, chancelant
Je pars. (Fitz-onnaii sort) Je pars... C'est-à-dire... les jambes... jp ne peux pas.
GDILLEMETTE, accourant.
Eh bien, qu'est-ce qu'il y a ? qu'est-ce que vous avez donc, mon pauvre Ramponneau ? Le baronnet vous a promis... ce quo vous craigniez? (Ramponneau fait signe que oui.) Il VOUS demande quelque chose de terrible? (signe afiirmaUr de Ramponneau.)
Yeuoz, on trouvera bien moyen de vous sauver. Venez...
(Ramponneau fait signe qu'Une peut pas.) Oh 1 le VOilàl RAMPONNEAU, avec épouvante.
le voilà I
n retrouve des jambes e( s'enruit avçc GuUleiiiette.