ACTE V
ANGELUS
Votre poignet est plus fort que le mien; mais, quand je vous aurai insulté publiquement...
PANPAN
Oh ! non ! pas ça I ... Ce serait trop ! — Il faut donc que j'accepte votre affront et votre défi? Vous vous rappellerez que vous m'y avez forcé. Allons, c'est dit, nous nous battrons... mon frère.
ANGÉLUS
C'est bien heureux !
PANFAN.
Vous trouvez I — Seulement, j'ai cette nuit un devoir de soldat à remplir, — nous ne nous battrons que demain.
ANGELUS
Demain, soit! Que j'aie la certitude de me venger ou de mourir, c'est tout ce que je veux. Nous n'avons plus rien à nous dire. A demain.
PANPAN, le suivant en suppliant.
Angélus î... — Voilà comme tu me quittes!... On donne la main à son adversaire. Maintenant que j'ai consenti à... ce que tu voulais, je te conseille, vraiment, de me dire une parole un peu moins dure. La main, veux-tu? C'est dans ton intérêt. Pour t'épargner un regret. Tu souffrirais trop plus tard. — Crois-moi, crois-moi, ta main.
ANGÉLUS
NonI noni A demain.
U sort.