‹ Fanfan la TulipeChapitre 95 sur 126 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

FANFAN, GUILLEMETTE; emrem FITZ-ONNALL, BLANCHE, Un notaire.

FANFAN

Venez, cousin... Salut, mademoiselle I — Jo suis tout prêt, prêt à signer et prêt à partir.

GUILLEMETTE, à part.

A partir !

Tant mieux I car le temps . nous presse. M"*» de Rosél aussi est enfin décidée.

BLANCHE, àFanfan.

C'est vrai, monsieur. Dans mon péril et dans ma douleur, on me dit que jo puis me fier à votre honneur et à Vôtre bonté, et je le crois de tout mon cœur. En signant cet acte, je ne peux pas dire que je vous engage ma vie, car jcj^e rjéh serve le droit de mourir ; mais je me remets loyale sous votre

loyale sauvegarde, (sue signe l'acte sur- U table de la tente de droite.) FANFAN.

Merci, mademoiselle! vous avez un cœur de soWatl'Si^fnez sans crainlo : cetto signature-là vous fait marquise de La Tour-d'Avon, mais elle ne vous fait pas ma femme.

FITZ-ONNALL, entre ses dents. ^ '-

J'y compte bien I elle la fait plutôt ta veuve.

FANFAN, signant à son tour. '

Moi, voilà ma croix.

FITZ-ONNALL. '

Enfin î (Appel de trompette.)

Ul FANFAN LA TULIPE»

Ah t déjà le boute-selle?

FITZ-ONNALL.

Oui, vos cavaliers n'attendent que vous.

FANFAN

Et vous, cousin; car vous nous accompagnez?

FITZ-ONNALL.

Sans doute, et je vais monter à cheval. A tout à l'heure.

(n sort)

FANFAN

Voilà qui peut s*appeler le mariage de l'étrier. Au revoir, madame la marquise ! (ii met le pied à réirier.)

BLANCHE

Il part?

GUILLEMBTTE.

Fanfan, où allez-vous? Ramponneau m'a dit... Le baronnet est encore en train de tendre un piège, un piège terrible...

FANFAN, se mettant en seU6.

fl en est bien capable I

GUlLLEMETTE.

' Oh I mais ce n*est pas contre vous, dites ?

FANFAN

Ça gè pourrait, mais tais-toi I

GUlLLEMETTEr .

Âh ! mademoiselle, il s'en va mourir !

•FANFAN, panant au galop.

Affofls doiîc! est-ce qu'on meurt?

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