AU TRÉPORT
Vous êtes là-bas, seule avec votre enfant, cherchant le repos, l'oisiveté, le vent frais, le flot qui monte et qui descend; monotone, avec tant de bruits si divers, calme, au milieu de tant de plaintes, toujours le même et toujours nouveau. Vous avez bien fait de partir souffrante, et vous nous reviendrez reposée et forte. Ainsi, soyez oisive, et tout à votre aise ; allez sur le rivage, et contemplez l'espace; écoutez les bruits, admirez les silences ; la solitude a des voix charmantes ; l'Océan paisible a des conseils profitables. Surtout, rappelez-vous qu'il faut vivre, que tout vous y convie, et que tout vous l'ordonne; un père, une mère, un bel enfant, un mari; des amis qui vous aiment d'une tendre amitié quoique belle et charmante; il faut vivre, il y va de votre gloire, il y va du bonheur de tant de gens.
Cependant je vous connais; l'oisiveté vous pèse, et la