‹ Fanny, étude. Avec une préf. nouvChapitre 12 sur 16 · FANNY XXXV · texte numérisé non relu

FANNY XXXV

alors pourquoi vous Fauriez si Lien comprise. Et elle est arrivée surtout à moi, mais arrivée au moment où je l'écrivais, dans mon cabinet de travail, et pas autre part.

Pour quelque cause que ce soit, dès l'instant que la passion traverse le cœur d'un homme, dès qu'il l'exprime bien ou mal, — avec la parole ou la plume, — cette passion existe au plus haut degré; elle est touchante et digne d'intérêt. Croyez- moi donc, mes chères sœurs, cessez de me faire la politesse de regretter que je n*aie pas été témoin d'une scène qui aurait pu flatter ma curiosité, mais qui, si je m'étais trouvé dans la situation de l'amant de Fanny, m'aurait fait certainement beaucoup de peine.

Je ne les ai que trop ressenties, ces angoisses terribles des cœurs jaloux; et je ne les connais que trop, ces poignantes, cesinefl'ables douleurs de l'amour, alors qu'il est aux prises avec luimôme. Et qui donc parmi nous, mon Dieu! a pu vivre une vingtaine d'années daus l'adorable enfer de la société parisienne, sans y avoir, au moins une fois, le cœur broyé par Tune des sirènes qui en sont le charme et la grâce? Ditesle-nous, vous toutes, mes sœurs, dont les séductions nous y ont attirés et nous y retiennent.

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