ACTE PREMIER fl
BIHNHBm.
Et cet argent que tu lui envoies... Trè6«beau oeUi entre ennemis...
FRONDEYILLE.
Nous sommes les meilleurs amis du monde.
BIRNHEIM.
Ah!... (u fait quelques pas.) Je la voyais assez souvent, ma» dame de Frondeville, à Paris.
FRONDBVILLB.
Et tu avais raison... c*est une des meilleures femmes qui existent, et une des plus spirituelles, oe qui ne gâte rien.
BIRNHEIM.
Toutes les fois que j'allais la voir, elle me donnoit des conseils excellents 1
FRONDEVILLE
Tu les suivais?
BIRNHEIlf.
Non... Bonsoir...
FRONDEVILLE
Bonsoir.
BIRNHEIM, reYcnantet s' asseyant sur le caaapë.
Je ne les suivais pas... mais cela ne fait rien... Quand j'avais causé avec elle, il y a une chose que je ne pouvais m'empôcher de médire.^.
FRONDEVILLE
Quelle chose?...
C'est que si, moi, j'avais le bonheur... non, le malheur... enfin, si j'ëtais séparé d'une femme comme celle-là, je me dépécherais de revenir à elle.
FRONDEVILLE
Sans doute, sans doute, mais c'est impossible.
BIRNHEIM.
Ah!
FRONDEVILLE
Tout-à-fait impossible.
28 FANNY LEAB
BIRNHEIM.
De ton côte, les torts?
rRONDEVILLB,
Naturellement.
BIRNHEIM.
Graves?;..
FRONDBVILLB.
Très-graves...
BIRNHEm.
Qu'est-ce que tu as à rire ?
FRONDEVILLE
C'est que... je me souviens... et...
BIRNHEIlf.
Est-ce qu'on peut te demander?... si on ne peut pas. tu sais...
Il fait mioe de t'oo alltr.
FRONDEVILLE
Ohl toi!...
BIRNHEIM.
Dis alors...
FRONDEVILLE
Une discussion... en sortant d'un bal dans lequel elle avait eu un succès que j'avais trouvé mérité. Cette discussion commença dans la voiture... elle continua dans sa chambre... où je l'avais suivie un peu malgré elle. Et à la fin de cette discussion...
BIRNHEIM.
Eh bien...
FRONDEVILLE
Ah!
BIRNHEIM.
Dis donc...
FRONDEVILLE
Que veux-tu que je te dise?... un mouvement de colère folle... malgré moi ma main...