‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 31 sur 101 · ACTE DEUXIEME Z · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME Z

FRONDEYILLE.

Et voilà pourquoi vous êtes venue?

MARIE

Lé motif ne vous paraît pas suffisant?.., FRONDEVILLE, Tivement.

Si fait... mais vous en parlez si gaiement... que je serais très-ëtonnë s'il n'y en avait pas un autre...

MARIE

Il y a bien aussi... cette jeune fille... mademoiselle de Noriolis... je vous ai dit quelle atfection sérieuse elle m'avait inspirée. Eh bien^ j'ai reçu d'elle une lettre... à laquelle il m'a été impossible de rien comprendre, si ce n'est qu'en proie à je ne sais quelle terreur, la pauvre enfant m'appelait à son secours... Je me suis souvenue que les Gharmerettes étaient à deux pas des Roches-Blanches, et j'ai répondu à Geneviève qu'aujourd'hui môme je serais ici.

FRONDEVILLE

Ahl

Et puis, si VOUS tenez à tout savoir, j'ai pensé que cela ne me déplairait pas de passer huit jours à la campagne...

FRONDEVILLE

Huit jours...

MARIE

En faudra- t-il davantage pour me sauver? Je resterai le temps qu'il faudra, d'autant plus, voyez-vous, que mon séjour ici ne sera pas inutile... Il manque la main d'une femme, ici, et cela se voit...

Elle remonte.

FRONDEVILLE

A quoi donc ?

MARIE

A mille choses... Ainsi, tenez, ces jardinières... ces vases...

* FRONDEVILLE

Eh bien?

MARIE

Eh bien, s'il y avait ici une femme, il y aurait des fleurs dans ces jardinières... et vous voyez qu'il n'y en a pas.

Eotro de U droite madame Brédif, aree des fleurs plein sa jopei

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