FRONDEVILLE, MARIE
Ils entrent da fond k ganche, se donnant le bras et se promenant. FRONDEVILLE.
Mais enfin, qu'est-ce que vous auriez fait, vous, à ma place ?
MARIE
Moi... j'aurais gardé Geneviève; puisque je la tenais ici, je ne l'aurais pas rendue.
FRONDEVILLE
Ahl...
MARIE
Vous pensez alors qu'il faut laisser cette pauvre enfant dans les mains de Fanny Lear?...
FRONDEVILLE
Pas du tout; je pense qu'il faut l'en tirer, au contraire... mais je soutiens qu'il est bon de commencer par la douceur!
05 F.ANNY LEAR
MARIE
Et c'est pour cela que vous m'avez fait écrire cette belle lettre?...'
FRONDEVILLE
Oui, c'est pour cela que je vous ai fait écrire au marquis et à la marquise cette belle lettre, dans laquelle vous leur dites qu'ils nous feront à tous beaucoup de plaisir, en nous amenant eux-mêmes aujourd'hui mademoiselle de Noriolis.
MARIE
Vous croyez qu'ils viendront?...
FRONDEVILLE
Je parierais cent contre un que le marquis ne viendra pas; mais la marquise viendra... cela suffît... Je lui parlerai de votre part.
MARIE
Et que lui direz-vous?... que nous lui redemandons mademoiselle de Noriolis, tout uniment pour la garder près de nous... Voilà un beau prétexte...
FRONDEVILLE
Il est vrai que le prétexte serait médiocre... mais si je parle d'un mariage...
MARIB.
D'un mariage...
FRONDEVILLE
Oui...
Vous avez un mari pour Geneviève ?
FRONDEVILLE
J'en ai un.
MARIE
Et qui donc ?
FRONDEVILLB.
Callières... ce cher Callières.
MARIE
Ahî
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