‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 44 sur 101 · FRONDEVILLE, MARIE · texte numérisé non relu

FRONDEVILLE, MARIE

Ils entrent da fond k ganche, se donnant le bras et se promenant. FRONDEVILLE.

Mais enfin, qu'est-ce que vous auriez fait, vous, à ma place ?

MARIE

Moi... j'aurais gardé Geneviève; puisque je la tenais ici, je ne l'aurais pas rendue.

FRONDEVILLE

Ahl...

MARIE

Vous pensez alors qu'il faut laisser cette pauvre enfant dans les mains de Fanny Lear?...

FRONDEVILLE

Pas du tout; je pense qu'il faut l'en tirer, au contraire... mais je soutiens qu'il est bon de commencer par la douceur!

05 F.ANNY LEAR

MARIE

Et c'est pour cela que vous m'avez fait écrire cette belle lettre?...'

FRONDEVILLE

Oui, c'est pour cela que je vous ai fait écrire au marquis et à la marquise cette belle lettre, dans laquelle vous leur dites qu'ils nous feront à tous beaucoup de plaisir, en nous amenant eux-mêmes aujourd'hui mademoiselle de Noriolis.

MARIE

Vous croyez qu'ils viendront?...

FRONDEVILLE

Je parierais cent contre un que le marquis ne viendra pas; mais la marquise viendra... cela suffît... Je lui parlerai de votre part.

MARIE

Et que lui direz-vous?... que nous lui redemandons mademoiselle de Noriolis, tout uniment pour la garder près de nous... Voilà un beau prétexte...

FRONDEVILLE

Il est vrai que le prétexte serait médiocre... mais si je parle d'un mariage...

MARIB.

D'un mariage...

FRONDEVILLE

Oui...

Vous avez un mari pour Geneviève ?

FRONDEVILLE

J'en ai un.

MARIE

Et qui donc ?

FRONDEVILLB.

Callières... ce cher Callières.

MARIE

Ahî

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