ACTE TROISIEME
FRONDEVILLE
Je sais bien que c'est moins radical que les oubliettes, mais enfin...
MARIE
Vous le mariez?
FRONDEVILLB.
Vous m'avez chargé de veiller sur vous... de vous protéger... Que dites-vous du moyen?...
MARIE
Pas mal, en vérité, pas mal. Et vous vous flattez de le décider, monsieur de Callières?. . .
Moi, pas du tout... mais j'espère que vous le déciderez, vous*
MARIE, se lerant.
Moi... vous avez pensé que moi, j'irais...
FRONDEVILLE, se levant.
Il s'agit de faire quelque chose qui est bien, d'achever la belle action que vous avez commencée ; alors, je n'ai pas douté...
MARIE
Vraiment?
FRONDEVILLE
Vraiment.
MARIE
Et ce pauvre monsieur de Callières... qui est venu icî... il ne s'attend pas... (Frondeville et Marie se regardent en riant. Marie
reprend 8on sérieux.) Et en supposant que je consente à lui parler, qu'est-ce que vous ferez, vous, pendant que je parlerai ?
FRONDEVILLE
J'attendrai le résultat de l'entretien, j'attendraiavec anxiété...
« MARIE
Tout en attendant, vous pourriez écrire au ministre.
FRONDEVILLE
Au ministre... Je n'ai rien à dire au ministre. Pourquoi voulez-vous?...
14 FANNT LEAR
MARIE, appajant.
Mais pour envoyer madame Brëdif à Alby.
FRONOEVILLE.
Pour envoyer madame...
MARIE
Oui.
FRONDEVILLE
Ah I c'est donnant donnant, il parait?
MARIE
Donnant donnant.
FRONDEVILLE, m dirigeant Yen le châtcao.
Eh bien, j'ai confiance, et je vais écrire tout de suite.
MARIE
Alors, je parierai ,
Entre Birnheim effan^.