‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 87 sur 101 · N0R10LI · texte numérisé non relu

N0R10LI

Fanny».. ne soyez pas méchanle... Elle vient me demander de la protéger... comme si je pouvais, moi... voyez, nous sommes-là tous les deux devant vous... une enfant... un vieillard... Elle veut partir. Elle a raison... que fait-elle ici... vous savez bien que ce n'est pas ici sa place... Joins-toi à moi, Geneviève... et prions- la ensemble... elle sera bonne... elle te laissera partir.

Les deax femmes se regardent — GentTièvene baisse pas les yeax. -—

Silence.

LA MARQUISE

Partir... pour où aller?... Pour aller dans la maison do monsieur de Frondeville... où elle espère retrouver ce jeune homme à qui j*ai offert sa main et qui Ta refusée. GENEVIÈVE, se relevant.

Oh ! ne parlez pas de cela I...

LA MARQUISE

Pourquoi?

GENEVIÈVE

Parce que cela répond trop bien à mes craintes, à mon horreur... Oui^ il m'aimait... il me voulait pour femme ; vous êtes venue... il m'a vue quand votre main touchait la mienne. Je ne sais quelles paroles ont été prononcées à voix basse... et il s'est éloigné alors, il s'est éloigné de moi comme si tout d'un coup j'étais devenue indigne de lui; d'où peut donc venir cette indignité, dites-le moi, si ce n'est de vous?... LA MARQUISE, avec colère.

Ahl...

NORIOLIS, éperda.

Geneviève... Fanny !...

LA MARQUISE, à GeDeviôvo. Vous le tuez I

GENEVIÈVE, éclatant.

Et qui me dit qu'il ne vaudrait pas mieux pour lui ôla mort!...

LA MARQUISE

Malheureuse !

Elle fait nn pas vers Geneviôvo.

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