ACTE CINQUIÈME ijÈ
de suite, ne partira pas... J'ai dû comme médecin le lui défendre absolument.
FRONDfiVILLE.
Elle ne partira pas!...
«ISLEY.
Non, monsieur. La crainte de la marquise... ma crainte a :noi, est que vous ne vouliez profiter de ce délai pour faire une nouvelle tentative... elle sérail, sans aucun doute, fatale à ^1. de Noriolis, et, en outre, tout à fait inutile.
FROMDEVILLE.
Inutile ?
RISLEY.
Ahl complètement.. Depuis hier^ M. de Noriolis n'a plus (lucun droit sur mademoiselle Greneviève.
FRONDEVILLB.
Comment?
Ce pouvoir qu'il avait et qu'il n'a plus, il le tenait de son titre de tuteur... Je pense, monsieur, que vous connaissez la loi : Quand, pour un motif ou pour un autre, le tuteur a été liéclaré incapable, le subrogé-tuteur prend sa place. C'est ce qui est arrivé : le jugement qui interdit M. de Noriolis a été prononcé, et c'est maintenant )e subrogé-tuteur qui a tous les drrits;
FRONDEYILLE.
Et ce subrogé- tuteur?
RISLEY*
C'est moi, monsieur.
FRONDEVILLE
Vous...
Ici fiiroheim se remae^ lève la télé, et, eDcore à moitié endormi, commence à dcoDler.
RISLEY.
Oui, moi I... midamo la marquise, n«>» doutant point de mon dévouemen , m'avait fait désigner.
.i«8 FANNY LEAH
FRONDEYILLE,
C'est de vous maintenant que dépend?...
RISLEY.
De moi scuU
FRONDEVILLE, avdc joie*
Mais alors, monsieur, comme moi, comme nous roiis, vous vous intéressez au sort de mademoiselle de Norlolis.
Sans doute. . eans doute...
FRONDEVILLB.
Et comme moi, comme nous tous, vous comprenez qu'elle ne peut pas continuer à vivre dans la maison de ce.te femme.
RISLEY, cnangoant de ton.
Mais pardon, monsieurje suis, moi, l'obligé... Tarai de madame la marquise de Noriolis... J*aipour elle beaucoup d'affection, beaucoup d'estime.
FRONPEVILLB.
D'estime?
RISLEY.
Oui, monsieur. (Un silence.) Mais je n'en suis pas moins tout dévoué à mademoiselle de Noriolis, et certainement... si nous pouvions trouver un moyen de tout concilier... frondëville.
Un moyen de tout concilier ?
RISLEY.
Oui...
frondëville.
Mais il est très-simple ce moyen...
RISLEY.
Vous croyez ?
FRONDEVILLB.
Sans doute.
RISLEY.
Ah ! je ne demande pas mieux, quant à moi...