SCÈNE V
NIQUETTE, puis MARIE, FRONDEVILLE, GENEVIÈVE et GALLIÈRES.
N I Q U E T T E , regardant sortir Bimbeim .
De Tacajoul -- Après ça, tiens... je le prendrai toujours, ion acajou! — Ça sera pour ma femme de chambre.
Eatre Marie.
MARIE, k Niquette.
Dites que l'on mette les chevaux à la voiture tout de suite; tout de suite, vous entendez, tout desuite...
NIQUETTE.
Bien, madame.
Elle sort.
MARIE, àGeneviôve qoi entre soatenae par Frondeville. Venez, ma chère oiifant, venez...
GENEVIÈVE
Ahl madame..*
MARIE
N'ayez plus peur... le danger est passe...
Elle la fait asseoir sar le canapé* GALLIBRES.
Ah ! Geneviève. . . Geneviève. . .
GENEVlàVK«
Restez, je vous en prie... restez près de moi.. . ne me quittez pas...
GALLIÈRES.
Non, non, nous ne vous quitterons pas.
J'ai eu si peur, que j'ai cru que j'allais devenir Me... Celte
132 FANNT LEAR
scène... si voaà saviez... Heureusement, dans le désordre qui a suivi, l'on ne s'est pas occupé de moi... j'ai pu sortir, me sauver... je suis venue ici. ^ J'ai bien fait, n'est-ce pas ?
MARIE
Oui... oui... vous avez bien fait, (a Frondefiito.) Qu'est-ce que vous avez, vous?
FRONDBVILLB.
J'ai peur...
MARIE
De quoi?
PRONDEVILLE.
L'on ne tardera pas à s'apercevoir qu'elle a quitté les Roches-Blanches... L'on s'en est apergu déjà peut-être, et dans un instant la marquise...
MARIE
Voyons, là, sérieusement... est-ce que cette femme a le droit de venir comme cela et de nous arracher...
yaONDEVlLLE.
Bh! oui!... elle en a le droit.
MARIE, à GenevièTê.
Dites-moi, ma chère enfant, vous sentez- vous plus forte ?
GENEVIEVE, se lefâBt.
Oh! oui, madame!...
MARIE
Il faut l'être et beaucoup, car nous allons partir... oui, tout de suite... je vous emmène et nous allons ensemble nous cacher... (a FrondefUie.) On finira par nous découvrir, n'estce pas?... mais il faudra du temps... et avec du temps... ce n'est pas votre avis?...
FRONDEVILLE
Si fait.
MARIE
Eh bien alors, dépêchez-vous et allez voir si celte voitare est prête.