MARI NOM
l'ermetlez-moi de baiser cette main charmante, madame, si ce n’ est pas une trop grande faveur pur mes lèvres.
F.LSBETH, saluant.
Votre Altesse m’excusera. Je la verrai, je pense, d'une façon plus convenable à la présentation de ce soir.
LE PRINCE
La princesse a raison ; voilà une divine pudeur. . . (Arrêté
par le regard du roi qui donne le bras A Mari noni et qui passe devant lui. le prince reprend :) Une divine pudeur!
LE ROI, lias A Marinoni,
Quel est donc cet aide de camp qui vous suit comme votre ombre? Il m’est insupportable de l’entendre ajouter une remarque inepte à tout ce que nous disons. Renvoyezle, je vous en prie.
LE PRINCE, bas A Etsbelli.
Je comprends, madame, quelles alarmes doit jeter dans le cœur d’une jeune princesse la vue de son futur époux; mais moi, qui ne suis rien, hélas! oserai-je solliciter la grâce de vous baiser la main avec le respect d'un simple officier subalterne et d'un humble sujet de Votre Altesse?
ELSBETH
Je ne suis pas encore princesse de Mantoue, mon cher monsieur.
(Elle remonte la scène, se dirige vers la droite et disparaît un moment.)
LE ROI, bas A Marinoni.
Si vous ne renvoyez cet animal, je vais le congédier moi-même.
MARINONI, haut au prince.
Colonel, je vous prie de vous retirer. Vos remarques sont indiscrètes et vos paroles impertinentes.
LE PRINCE, A part.
Un alfronl public!... à moi!... ô rage!...
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