‹ Fantasio comédie en trois actes, en prose d'Alfred de MussetChapitre 45 sur 50 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FANTASIO , seul, couche.

Par Jupiter! il ne tiendrait qu'à moi de me croire un liéros de tragédie. Je l’avais bien prédit: Voilà le mariage manqué et tout remis en question. Le prince de Mantouo a demandé ma tète en échange de sa perruque. Le roi de Bavière a trouvé la peine un peu forte, et n’a consenti qu’à la prison. Le prince de Manloue, grâce à Dieu, est si bête, qu’il se ferait plutôt couper en morceaux que d’en démordre ; ainsi la princesse reste fille, du moins pour cette fois. S’il n’y a pas là le sujet d’un jioëme épique en douze chants, je ne m’v connais pas. Pope et Boileau ont fait des vers admirables sur des sujets bien moins importants. Ah ! si j’étais poète, comme je peindrais la scène de cette perruque voltigeant dans les airs ! Mais celui qui est capable de faire de pareilles choses dédaigne de les écrire. Ainsi la postérité s’en passera. (il s’endort.)

(Entre Elsbctli et si gouvernante, une lampe à la mnin.j

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