ACTE r, SCÈNE IV
HARTMAN
Tu ne te trompes pas, brave étranger : tous ces lampions allumés que tu vois, comme tu l’as remarqué sagement, ne sont pas autre chose qu’une illumination.
MARINONI
Je voulais demander par là si la princesse est la cause de ces signes de joie.
hartman.
L’unique cause, puissant rhéteur. Nous aurions beau nous marier tous, il n’y aurait aucune espèce de joie dans cette ville ingrate.
MARINONI
Heureuse la princesse qui sait se faire aimer de son peuple !
HARTMAN
Cela n’empêche pas la susdite princesse d’être fantasque comme une bergeronnette.
MARINONI
En vérité? vous avez dit fantasque?
HARTMAN
Je l'ai dit, cher inconnu, je me suis servi de ce mot.
(Marinoni salue et remonte à un groupe qui traverse fe fond du théâtre.)