‹ Fantasio comédie en trois actes, en prose d'Alfred de MussetChapitre 7 sur 50 · ACTE r, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE r, SCÈNE IV

HARTMAN

Tu ne te trompes pas, brave étranger : tous ces lampions allumés que tu vois, comme tu l’as remarqué sagement, ne sont pas autre chose qu’une illumination.

MARINONI

Je voulais demander par là si la princesse est la cause de ces signes de joie.

hartman.

L’unique cause, puissant rhéteur. Nous aurions beau nous marier tous, il n’y aurait aucune espèce de joie dans cette ville ingrate.

MARINONI

Heureuse la princesse qui sait se faire aimer de son peuple !

HARTMAN

Cela n’empêche pas la susdite princesse d’être fantasque comme une bergeronnette.

MARINONI

En vérité? vous avez dit fantasque?

HARTMAN

Je l'ai dit, cher inconnu, je me suis servi de ce mot.

(Marinoni salue et remonte à un groupe qui traverse fe fond du théâtre.)

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