ACTE I, SCÈNE V
bilants. Allons, voyons! dites-raoi de grâce un calembour usé, quelque chose de bien rebattu.
HARTMAN
Pourquoi ?
Pour que je rie. Je ne ris plus de ce qu'on invente ; peut-être que je rirai de ce que je connais.
HARTMAN
Tu me parais un tant soit peu misanthrope et enclin à la mélancolie.
Du tout : c’est que je viens de chez Hosalinde.
fa cio.
Oui ou non, es-tu des nôtres?
Je suis des vôtres, si vous êtes des miens; restons un peu ici à parler de choses et d’autres, en regardant nos habits neufs.
FACIO
Non, ma foi ! si tu es las d’être debout, je suis las d’être assis ; il faut que je m’évertue en plein air.
Je ne saurais m’évertuer. Je vais fumer devant ce cabaret, avec ce brave Spark, qui va me tenir compagnie. N’est-ce pas, Spark? (il lui tend la main.)
SPARK
Comme tu voudras.
HARTMAN
En ce cas, adieu. Nous allons voir la fête.
(Hartman et Fado sortent. Spark s'assied.)