‹ Farces et moralitésChapitre 21 sur 47 · COMEDIE EN UN ACTE · texte numérisé non relu

COMEDIE EN UN ACTE

Représentée sur le théâtre du Grand Guignol le 29 Octobre i900

PERSONNAGES

\.E MARI, soixante-cinq ans, grand, maigre. Figure sèche et san;.Miine dans des favoris grisonnants et durs. I.a tenue et l'allure d'un ancien magistrat. . . M. Vaybe.

I.A FEMME, soixante ans. Infirme, presque paralysée, énorme, les cheveux tout blancs. Visat.'c bouffi de graisse maladive ' M°" Louise France.

LA FEMME DE CHAMDRE, jeune, jolie, effrontée.

M"« Gallo.

Le théâtre représente la terrasse d'une maison de campagne dans les enviions de Pari*. Sur la i errasse, une table de jardin, des fauteuils d'osier, des fauteuils américains, chaises et pliants.

Au lever du rideau, la femme, conduile et soutenue par sa camériste, descend le perron de la maison et marche, péniblement, en soufflant, en criant, vers la table. Le mari vient derrière qui porte, sur son bras, des couvertures de laine chaude. La femme est tout entière enveloppée d'un manteau. Son visage disparaît sous les plis d'une dentelle blanche. Bien qu'elle soit aidée par la femme de chambre, elle sappuie, loui'dement, à chaque pas qu'elle fait, sur une canne à béquille. De temps en temps, elle s'arrête et se plaint.

C'est le soir, après le dîner, un soir d'été qui tombe, silencieux, calme et très clair, sur le jardin, dont les massifs, sur le ciel pur, sans nuages, s'assombrissent. Les fenêtres du rez-de-chaussée de la maison sont éclairées par une lumière rouge.

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