‹ Farruck le Maure drame en trois actes et en versChapitre 12 sur 42 · FA URL' CK LE MAURE · texte numérisé non relu

FA URL' CK LE MAURE

Je n'ai pas par du vent les oreilles charmées,

Et je méprise, moi, toutes les renommées.

Un seul nom prononcé par-tout dans le pays,

Et la bouche béante et les yen* ébahis,

N'obtient jamais de moi qu'un dédaigneux sourire : Test un fardeau de plus qui m'oppresse.

FÉLIX

fléau sire,

Oh ! si vous l’entendiez , là , devant vous soudain , Vous vous repentiriez de votre amer dédain !

Mine ki..

Que diriez-vous, Farruck , si ccl être céleste En s'adressant à vous de la voix et du ge«te ,

Vous disait de ces mois, de ces mots mrlianteurs, De ces propos si doux , de res riens si flâneurs , l)e ces choses enfin qui peuvent tout séduire... Qu'aux seuls gens de sa classe il «M permis de dire; Que diriez-vous, l’ami , si relie douce voix Ne s’adressait qu’à vous? si cet œil à-la-fois Si noble, mais si doux , si tendre et »i sévère,

Se fixait sur vous seul, et si sa main légère.

Si blanche et si mignonne avec ses beaux rubis. Vous touchait par mégarde un coin île vos habits? Kh bien ! tout comme nous vous seriez..

FARRUCK.

Insensible.

FÉLIX

Ali, parbleu! c'est trop fort!

MIGUEL

Non , ce n ‘est pas possible !

Un ange devant vous , votre sang a sa voix Ne bouillonnerait pas jusqu'au bout de sus doigts? Votre cœur d’Africain serait calme?

P Ali ne ex.

P«*ut-élre.

MIGUEL

Vous ne seriez pas homme.

FARRUCK.

Oh !... si j* deva.s •‘•Ire...

MIGUEL

Quoi?

FARHUCR.

Si j étais séduit par votre sénora ,

Si dans mon cœur jamais, cette fleur d'Kvor»

Épanche imprudemment le poison de se* charma ...

Eh bien donc?

Comme à vous les respects et les Uriner Ne me suffiront pas 1 •'

MIGUEL

11 est extrême en tout.

Bien prend à sénora d'être peu de son goût Car malgré son haut rang il irait le lui dire FARRCCE.

Vous me faites pitié.

Félix

Fiez-vous eu beau sire!

M »i , je croîs qn’il en tient. Je me rappelle un jour Que passant par le bois je trouve en un détour Sénora, qui par-la se promenait tranquille.

Et plus loin j'.-q>erçoi% Farruck, seul, immobile;

Il la suivait des yeux, puis tout son corps tremblait; Et dans son œil en feu le désir qui brillait Est un signe certain...

FARRUCE.

Félix, il faut te taire !

IV ce que je ressens j'ignore le mystère.

Mais leurs discours ont mis la flamme dans mon sent MIGUEL.

Pourtant s'il a dit vrai, nous pouvons croire enfin FARRUCK. [naitre?

Qui vous rend doue si vains que vouloir nie ccm- (à: que j'éprouve , Dieu le comprend seul, peut-être. Au climat qui lui sied l'oiseau porte son nid.

C’est l'instinct qui commande, et la bêle obéit.

Me* besoins et mon sang me guident sur la route. Mou sang me paiie, à moi, c'est mon sang que j'r- Jc ne pense pas, moi, j'ai des sensations, [coûte • Et mes desiis à moi valent vos passions!

MIGl'EL.

Il se comprend lui seul.

FÉLIX

C'est tout au plus encore.

Je n ai pas, entre nous, grand penchant pour le Maure. FR A HCl SCO.

Ma foi, ni moi non plus.

. JUAN , •* éveillant.

Ah!

FÉLIX

Mais j'utiicnds quelqu’un FRANCISCO.

Cest notre jeune maître. Il dormait.

migckl.

Ce»t commun.

JUAN

Que faisiez-vous donc là , paresseux ?

MIGUEL

A l'ouvrage

Nous allions, monseigneur.

IUAN, te levant.

Les êtres sans courage *

Ils s’amusaient! quand moi, privé de traversin,

’r faisais de la terre un douloureux coussin ! aIIous , lâches, partez... Qui vient? c’est Isabelle.

M lOC EL.

Cçst notre sénora... Jésus Dieu! qu’elle est belle !

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