‹ Farruck le Maure drame en trois actes et en versChapitre 5 sur 42 · ACTE I. SCENE · texte numérisé non relu

ACTE I. SCENE

ISABELLE

Vous êtes déjà las?

Déjà, Jntui mon liien !

Nous avions fait vingt pas sur I4 verte lisière.

Que je sentais mes pied» glisser sur b bruyère. Aussi, sœur sans egard , par un subit réveil A midi m'arracher à mon plus doux sommeil ?

.l'enviais le bonheur de la troupe clu etienne Qui là-bas, sur le tuf, faillit méridienne... [gneur, L» s drôles, ils dormaient ! ipiand moi, noble sei- D'envier leur sonimed je leur faisais l'honneur!

Ma sœur sentimentale et tant soit peu coipieltc, l.es courses du malin ne sont pd» tl’t liijuetle. ISABELLE.

E»t-c« la mode ici qu’un éternel sommeil ?

Vos regrets font pitié devant ce beau soleil. N'êtes-vous pas sensible aux bois, à la verdure, Aux charrues qu'au printemps étale la nature?

JUAN

Vous ne dites pas tout, ma sœur; n’oublier, pas Que nous rencontrerons Alphonse sur nos pas.

ISABELLE

Peut-être.

JUAB. * »

En fait d’attraits, c’est un de plus sans doute. Que vous trouve*, ma Heur, à cette longue roule. ISABELLE.

Qui vous a dit cela?

JUAN

Quoi ? vous offensez-vous ?

Je me rétracte , allons ; Isabelle, entre nous [*e; Vous avez là, dan* l’ame, un point où l’on vous Me— Moi, j’ai le mien nussj, je dors, c’est ma faiblesse; O que la nonchalance a donc pour moi Jappa» î Kaire une grande bouche, étendre «le grands bras. Sur un coussin soyeux se vautrer avec grâce,

D'un œil à demi clos suivre un objet «pii passe.

Par U pensée enfin se transporter par-tout ;

Sans en être affecté, voir tout, entendre tout. Maiscommceii un lointain, comme un vivant mit âge. Qui reproduit plus doux et les sons et ruiiiige ; Mariant en un mot uns rêves au désir.

Je goule sans fatigue un fatigant plaisir:

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