CÈ1\E XV
FARRUCK, ALPHONSE, caché, ISABELLC.
ISABELLE
Âh , mon père, c'est vous I
FARhUCK.
Que Dieu vous soit eu aide, Et (|ii"arrachant votre ame au mal qui la possède , ( A pari. )
Il vou> rende la joie Ali Dieu I quel {Vont défait I...
Elle porte sa honte.... et je suis satisfait I Ma fille, votre sein nourrit une vipère, Car je lis dans votre âme.
ISABELLE
Ok l se peut-il ,'nuni père \
FARRUCK.
Dieu ne me cacbe rien.
ISABELLE
Mais il est des pécbcs Qui doivent dans le cœur toujours être cachés , Pourquoi donc ?...
FARRUCK.
Des pécbés, il n'en est pas, ma chère, Que le ciel ne pardonne au repentir sincère 1. . . Vous parai.-sez souffrir ;'
ISABELLE
Oui, d'horribles iouieurs I
El la nature eucor n.e refuse dos pleurs .
VAiiRUCK..
Y'jtse main
est V
!;>(.'ce...
. et votre œil plus ne
brille....
ISABELLE, ai^ec
cjfi'oi.
Mon Dieu,
vais-
je mourir ?
rAr,iiucK.
Confesse/.- vous ,
ma lilie
Yolre heure
est
arrivée.
Oh î mon
FARRLCK.
père !
A genoux.
Livrez votre âme à Dieu , ma fille, et signez-vous. ( Farruck s^ assied près du rideau qui cache Alphonse ^ Isabelle
est à genoux à ses pieds. )
ISABELLE , à ifoix entrecoupée.
Mon père j'obéi.s.... à votre voix sacrée
Et du moins à la mort vous m'aurez préparée —
C'est pour avoir trompé mon époux et l'autel....
Par un serment parjure.... un serment criminel.... Que Dieu doit me frapper.... mais, non pas, je le pense , Pour avoir d'un payen subi la violence.... D'un homme afifreux.... horrible...
FARRUCK.
Hein ? mais remettez-vous , Parlez plus haut ma fille.
ISABELLE , d'une i^oix étouffée.
Au lit de mon époux....
.T'enli'rti , mon père.
J'npportiii mou opprobre,
lARRUCK.
h bien ?
ISABELLE
Pour dot à sa famille
EAhHLi<.K.
Hein ? plus haut (Ituu' , ma fille I
Je ne vous cnlends nas. Eh bien I oet homme affreux ?
ISABELLE
li osa me presser entre ses bras hideux
FÀRRUCR.
Plus haut I
ISABELLE
Je ne puis , et ma voix altérée
EARRUCK.
Courage I
ISABELLE
Eh bien , mon père , il m'a deshonorée !
ALPHONSE
Déshonorée I ô ciel I Isabelle I
ALPHONSE, se jetant sur Isabelle , et la poignardant .
Tiens î ton cœur est dan {^Isabelle tombe. ) FARRL'CR , étendant ses bras sur Isabelle. Dieu vous absout , ma fille I
ISABELLE, expirante.
Ah I Dieu m'a pardonné.
FARRL'CR , levant son capuchon , à Alphonse. Tôt ou tard , beau seigneur, à l'âme vile , atroce , Je vous apporterai votre présent de noce I...
( // rit. ) Ah! ah! ah!
ALPHONSE
Juste Dieu I quel discours , quelle voix I
FARRUCR.
Monseigneur les entend pour la deuxième fois —
ALPHONSE
Scélérat I tu dis vrai,.,, je le connais !
FARRUCK.
Peut-être.
ALPHONSE
Ton nom ?
TARRUCK.
ALPHONSE , se jetant sur lui.
Ah ! meurs donc !
FARRUCK. , se com^rant , et présentant un crucifix.
Je suis prêtre !