DOMINO NOSTRO FLAVIO CONS
TANTINO MAXIMO ET INVICTO
AVGVSTO MARCVS ALFIVS
APRONIVS VIR PERFEGTISSIMVS
PRISES PROVINCI^ FLAVIiE
VIENNENSIS DEVOVIT NVMINI
MAJESTATIQVE EJVS
Je donne cette inscription en toutes lettres. Je la rapporterai ailleurs comme elle est gravée sur le marbre.
L'an 360, Julien l'apostat passa l'hiver à Vienne; quoiqu'il eut renoncé depuis longtemps, en secret, au christianisme, il feignit toujours d'être chrétien, afin de se. concilier l'estime et l'amitié des peuples. Il alla à l'église et fit la prière solennelle avec les chrétiens, le jour de l'Epiphanie, sixième de janvier 361.
L'empereur Valentinien II étant à Vienne, l'an 392, envoya un, de ses officiers à Saint-Ambroise à Milan, et lui écrivit de le venir trouver en diligence parce qu'il voulait être baptisé de sa main avant que de passer en Italie. Trois jours après le départ de cet officier, le quin-
zième de mai, après le dîner, comme il se promenait seul et prenait l'air sur le bord du Rhône, dans ses jardins, et que ses gens étaient allé dîner, le comte Arbogaste, de la nation française des Goths, le fit étrangler par quelques-uns de ses gardes, qui ensuite le pendirent avec son mouchoir pour faire croire qu'il s*était donné la mort lui-même. On fit ses funérailles le lendemain, jour de Pentecôte, et on emporta son corps à Milan, où il fut inhumé dans un tombeau de porphyre.
Sous Honorius, l'empire d'Occident fut réduit à la dernière misère. Rome fut rançonnée, déshonorée et enfin saccagée par les Goths. Vienne devint la proie des Bourguignons qui la traitèrent cruellement.
L'empire tomba dans une entière décadence sous Valentinien III et ne se releva jamais. On connaît à peine le nom des neuf empereurs qui lui succédèrent, et l'empire ne fut proprement qu'une ombre d'empire jusqu'à ce qu'il fût entièrement détruit.