SARCOFAGVM ET SIBI VIVA
IVXTA HVMERVM IPSIVS
Ce sarcophage contient deux places, distinguées par une cloison solide prise dans l'épaisseur de la pierre. Il sert d'auge à la fontaine des Missionnaires de Sainte- Colombe. Je le copiai et je le rétablis, à la prière de M. Séguier, célèbre antiquaire de Nismes, Van 1758. Il fut content de mon travail. La dernière ligne est presque entièrement emportée par les éclats de la pierre. Ghorier, qui a voulu la rétablir, a conjecturé qu'il y avait : Juxta ludicrum inferius. S'il eût pris, comme moi, le compas^ et tracé avec le crayon sa conjecture, dans la proportion des autres lettres de l'inscription, il eût vu qu'il y avait trois lettres de trop. Lorsque je crayonnai les mots : Juxta humerum ipsius, idée qui me fut suggérée par la disposition du tombeau, qui présentait deux places , non-seulement il ne se trouva pas trop de lettres, mais celles qui restaient encore tombèrent avec la plus grande justesse dans mon essai.
Je ne sais point si les instruments qui sont gravés aux deux extrémités du sarcophage ne seraient pas Vascia^ mot employé si fréquemment dans les inscriptions sépulcrales. Ce sont deux pics tranchants pour couper les racines des ronces et des broussailles. Peutêtre n'a-t-on pas mis les mots sub ascia dedicavit, parce (ju'on a gravé ces instruments sur le tombeau.
SCiENIGI ASIATICIA