‹ Fastes de la ville de Vienne, publ. avec des notesChapitre 9 sur 56 · ET QVI IN EODEM CORPORE · texte numérisé non relu

ET QVI IN EODEM CORPORE

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VIVI SIBI FECERVNT

Son aversion pour Galigula le fit entrer dans la conjuration qui délivra l'empire de ce monstre. Galigula avait abusé de sa femme et lui en avait fait ensuite, à luimême, devant un grand nombre de témoins, les plus indécentes railleries. La mort violente de Galigula occasionna un tumulte parmi les cohortes prétoriennes et le peuple. Glémens , préfet du Prétoire , apaisa les cohortes, et Valérius Asiaticus parla au peuple qui demandait, avec grands cris, qui était celui qui avait tué Galigula. Élevant la voix, il dit : (c Plût aux dieux que ce fût moi. » Ges mots prononcés avec force par un homme d'un haut rang calmèrent le peuple. Les prétoriens donnèrent l'empire à Glande, oncle de Galigula. Le sénat jugeait digne de cette place Valérius Asiaticus, mais il n'eut pas la liberté du choix. Il fut forcé de reconnaître Claude.

Val. Asiaticus avait rendu de grands services à l'Etat, particulièrement dans la guerre contre la Grande-Bretagne. En considération de ces services, l'empereur Glande lui déféra un second consulat. Selon Dion, il avait été

(a) Ce tombeau est à la maison de ville , recueilli par les soins de l'auteur du manuscrit. (Note d'une écriture différente de celle du ms^nuscrit )

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nommé consul pour toute Tannée, mais il abdiqua avant le temps pour ne point s'attirer l'envie à laquelle il n'était que trop sujet par ses grandes richesses. Elle fut en effet la cause de sa perte ; la jalousie de la fameuse Messaline y eut aussi beaucoup de part. Asiaticus avait de^liaisons très-étroites avec Poppaea, épouse de Scipion, la plus belle femme de Rome, et possédait les jardins deLucullus qu'elle souhaitait passionnément. Ces jardins, ornés et embellis par Asiaticus avec une magnificence extraordinaire, étaient estimés, du temps de Plutarque, qui vivait sous Trajan, les plus beaux de tous ceux qui appartenaient à l'empereur. Messaline résolut de perdre en même temps Asiaticus et Poppaea. Elle chargea de les accuser Suilius et Sosibius, deux infâmes délateurs. Sosibius, grec adroit, feignant un grand zèle pour l'empereur, lui insinua que la puissance et les grandes richesses des particuliers étaient dangereuses pour sa personne ; qu' Asiaticus avait été le principal auteur de la mort de Galigula et assez hardi pour l'avouer dans une assemblée du peuple romain et de s'en faire une gloire; que par là s'étant acquis un grand nom dans la ville et voyant sa réputation répandue dans les provinces, il se préparait à aller solliciter les légions d'Allemagne ; qu'étant né à Vienne et allié de tout ce qu'il y avait de plus grand dans la Gaule, il lui serait facile de soulever des nations du sang desquelles il serait sorti.

Claude, crédule et timide à l'excès, à la moindre ombre du danger, sans pousser plus loin l'information, fit partir Crispinus, préfet du Prétoire, avec un détachement, comme s'il eùtété question d'étouffer les semences d'une révolte. Asiaticus était pour lors à Bayes, ville délicieuse

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sur les côtes de la Campanie. On le saisit, on le chargea de chaînes, on le mena à Rome, et sur-le-champ, l'affaire fut instruite, non dans le Sénat où Ton aurait suivi Tordre judiciaire, mais dans la chambre de Claude, en présence de Messaline et de Vitellius, ses plus cruels ennemis, et de Suilius, délateur. Ce dernier chargea Asiat\pus d'avoir gagné des soldats par argent et par d'autres voies plus criminelles ; il lui reprocha son adultère avec Poppaea, et d'autres crimes que la pudeur ne permet pas de nommer. Asiaticus, qui avait de l'esprit et du courage, se défendit avec tant de force que Claude en fut ému ; Messaline elle-même ne put retenir ses larmes, et en sortant pour les essuyer, elle recommanda à Vitellius de ne point laisser échapper l'accusé. Asiaticus demanda qu'on lui confrontât quelques-uns de ces soldats, dont on l'accusait d'avoir corrompu la fidélité. On lui en produisit un qui ne le connaissait pas et à qui on avait dit qu' Asiaticus était chauve. Ce faux témoin, interrogé s'il le connaissait, répondit affirmativement, et pour le prouver, il montra quelqu'un de l'assistance qu'il prenait pour Asiaticus, parce que cet homme était pareillement chauve. On vit de la méprise. Claude en sentit la conséquence et inclinait à absoudre l'accusé. Vitellius empêcha l'effet de cette bonne disposition par une horrible perfidie. Prenant le ton radouci, et laissant couler quelques larmes, il rappela en peu de mots leur ancienne amitié, leur assiduité auprès d'Antonia, mère de Claude, et les bons services qu'il avait rendus à l'empire, et conclut à lui laisser libre le genre de mort qu'il voudrait choisir. Le stupide Claude accoutumé à se laisser gouverner y consentit croyant

faire un acte de ôlémence. Dion dit que Vitellius se supposa chargé par Asiaticus de demander la liberté de se choisir un genre de mort et que Claude regarda la demande de l'accusé comme l'aveu de son crime.

Asiaticus mourut avec une constance qui ne dégénéra point de sa gloire passée. Ses amis lui conseillèrent de se procurer une mort douce par une abstinence volontaire. Il les remercia de Tavis et après avoir fait ses exercices accoutumés, il prit le bain, soupa gaiement sans se permettre aucune plainte, si ce n'est qu'il lui aurait été plus honorable de périr par les artifices de Tibère ou par les emportements de Galigula que par la fraude d'une femme et la langue impare de Vitellius. Il voulut voir le bûcher sur lequel il devait être brûlé et il le fit transporter en un autre endroit de peur que les flammes n'endommageassent les arbres voisins. Après ces traits de sécurité bien rares dans les derniers moments d'une mort forcée, il se fit ouvrir les quatre veines. Les païens regardaient la mort comme un mal qui les privait des biens de cette vie ou comme un anéantissement qui les délivrait de tous leurs maux ; aussi on ne pensait point à exhorter les mourants, mais à les divertir et ils travaillaient de leur côté à faire durer le plus qu'ils pouvaient les plaisirs de la vie.

On voit, dans le vestibule de la maison de ville de Lyon, le fragment d'une harangue de l'empereur Claude, gravée surdes tables d'airain. Ce prince y parle en termes très-flatteurs de la colonie de Vienne qui donnait depuis longtemps des sénateurs à Rome: ornatissima egcecolonia

VALENTISSIMAQVE VIENNENSIVM QV^ JAM LONGO TEMPORE SE-

natores hvig GVRiiE coNFERT, et avec mépris de Valérius

Asiaticus. LesEduenset les peuples de la Narbonnaise et de la Viennoise avaient été admis dans le Sénat. Les autres peuples de la Gaule aspiraient à cet honneur avec une vive ardeur; il s'agissait alors de compléter le Sénat et ils se donnèrent de grands mouvements pour s'en procurer l'entrée. Les sénateurs actuels s'y opposaient ; mais Claude peu touché de leurs représentations assembla le sénat et fit cette harangue que Tacite rapporte bien différemment. L'empereur y parle avec éloge de Lucius Vestinus, chevalier romain, citoyen de Vienne, le qualifie son intime ami, qui fait honneur à l'ordre des chevaliers et qu'il emploie dans ses propres affaires. Le discours de l'empereur fut suivi d'un sénatus consulte, qui rendit les Gaulois capables d'entrer dans le Sénat et de posséder toutes les charges de Tempire.

Le cruel Néron favorisa la colonie de Lyon, il lui fit une. gratification de quatre millions de sesterces (cinq cent mille livres) pour l'aider à réparer ses pertes et à rétablir la ville de Lyon qui avait été consumée presque tout entière en une nuit par un horrible incendie (a). Il vexa Vienne par des impôts, et traita durement cette ville où il envoya la septième légion en garnison. 11 est vrai que Vienne avait pris le parti de Vindex et de Galba lorsqu'ils s'étaient révoltés contre Néron, par la seule horreur de sa tyrannie, et qu'elle avait levé des légions en faveur de Vindex (b). Les Lyonnais s'étaient déclarés pour Néron, leur bienfaiteur. En conséquence les Viennois et les Lyonnais se livrèrent souvent des combats

(a) An de J.-G. 65.

(B) An de J.-G. 68.

et ravagèrent mutuellement leurs terres avec un acharnement qui faisait bien voir que l'ancienne rivalité des deux peuples trop voisins y avait plus de part que les intérêts de Néron, de Galba et de Vindex.(A).

Galba resté le maître punit les Lyonnais, coniSsqua leurs revenus (b), déchargea les Viennois d'une partie des impôts, leur fit des largesses et augmenta leurs privilèges. Ces faveurs excitèrent la jalousie des Lyonnais qui ne négligèrent aucune occasion de s'en venger; elle leur parut très-favorable après la mort violente de Galba. Valens , général de Vitellius, étant arrivé à Lyon avec une puissante armée qu'il conduisait d'Allemagne en Italie pour s'opposer à Othon, les Lyonnais firent les plus grands efforts pour inspirer à ces troupes la haine dont ils étaient animés. Ils leurs représentaient (( que ceux de Vienne les avaient assiégés, qu'ils avaient favorisé la révolte de Vindex et levé des troupes pour Galba. » Ils joignaient à leurs griefs la grandeur du butin et après les avoir encouragés en particulier, ils leurs disaient publiquement: « Allez venger nos querelles et ruiner une ville qui a toujours été le siège de la guerre dans les Gaules, vous n'y trouverez rien que d'étranger et d'ennemi, pour nous, nous sommes colonie romaine, nous faisons partie de l'armée prêts à partager avec vous la bonne et la mauvaise fortune, mais ne nous abandonnez pas, nous vous en

(a) Tacite. HisL Lib. 1. — Otho.

(b) Galba reditus Lugdunensium , occasions irw, in fiscum verteràti midlus contra in Viennenses honor ; unde œmulalio et invidia, et uno amne discretis connexum odium. Tacite, Hisl, Lib. L 65»

conjurons, à la merci de nos ennemis. » Ces discours animèrent tellement les soldats qu'ils voulaient sacca-, ger et détruire de fond en comble la ville de Vienne et que les chefs ne croyaient pas pouvoir retenir leur fureur. Les Viennois, avertis du danger qui les menaçait, firent pratiquer Fabius Valens à qui ils donnèrent une grosse somme d'argent. Voyant approcher l'armée de leur ville, ils vinrent avec tout l'appareil de suppliants se jeter aux pieds des soldats, embrasser leurs genoux, implorer avec larmes leur miséricorde ; en même temps Valens distribua à chaque soldat trois cents sesterces, vingt-deux livres six sols. Alors, dit Tacite (a), l'ancienneté et la splendeur de' la colonie de Vienne agirent sur leurs esprits et les rendirent plus dociles aux représentations de leur général. Cependant les Viennois furent désarmés et contraints de fournir ce qui était nécessaire à l'armée. Le bruit public fut qu'ils avaient acheté, par une grande somme, la protection de Valens, et dans une sédition qui arriva peu de temps après dans le camp de ce général, les mutins lui reprochèrent de s'être enrichi des dépouilles des Gaules et d'avoir détourné à son profit l'or de Vienne (b). Valens traversa lentement le pays des Allobrgges et des Vocontiens, vendant honteusement les marches et les séjours de son armée à ceux qui eurent le moyen.

(a) Addidit Valens trecenos singulis militibm seslertios; tune veimtas dignitasque colonial vàluii. Tacite. Hist, Otho, lib. 1. 66.

(b) Ipsum Valeniem invadunt^ saxa jaciunt, fugientem sequuntur, spolia Galliarum , et aurum Viennensium et pretia laborum suorum occullare clamitantes, Tacit. Hist, lib. 2. 29.

à prix d'argent, d'empêcher qu'elle ne passât sur leur

terre.

Othon et Vitellius étaient trop attachés à la mémoire de Néron, pour que Vienne en pût espérer des faveurs, mais aussi ils tinrent l'empire trop peu de temps pour lui faire beaucoup de mal. Les Viennois haïssaient également ces deux princes à cause de leurs vices et de leurs débauches, et quoiqu'ils parussent plus portés pour Othon, ils ne furent jamais bien sincèrement dans le parti de l'un ni de l'autre. Othon qui voulait s'attacher cette colonie, s'étant nommé consul avec Titien, son frère, abdiqua au bout de deux mois (a) ; il déféra le consulat à Virginius et à Poppaeus Vopiscus: le premier, pour faire sa cour aux légions d'Allemagne; le second, à cause de leur ancienne amitié et pour obliger la ville de Vienne où il était né. Poppaeus Vopiscus, fut, selon Ghorier, le troisième consul que Vienne eut l'honneur de donner à l'empire (b). Cet historien peu fidèle en compte huit qui sont: ValériusAsiaticus, sous Tibère et Claude ;Vestinus, sous Néron; Poppa3us Vopiscus, sous Othon; Gratt us, sous Dèce ; Placidus, sous Zenon ; Félix I, sous Théodose II et Valentinien III ; Félix II, sous Anastase.

Le faible Othon s'étant tué lui-même après la bataille de Bédriac, Vitellius, qui demeura le maître, jugea à propos d'envoyer en Angleterre la quatorzième légion qui avait combattu pour Othon et qui ne voulait pas avouer sa défaite. Il ordonna à cette légion de prendre son che-

(A| An de J.-G. 69.

(b) Etat politique du Dauphiné , tom. m, p. 8.

min par les Alpes grecques et d'éviter Vienne, parce qu'il craignait les Viennois (a). Malgré cette précaution, dès que la légion eut passé les Alpes, les plus séditieux voulurent prendre la toute de Vienne, mais ils furent arrêtés par leurs compagnons.

Vitellius n'avait point négligé la colonie de Vienne; il y avait envoyé des personnes de confiance pour la gagner à son parti, à cause de la mort injuste de Valérius Asiatlcus à laquelle il avait eu beaucoup de part. En passant d'Allemagne en Italie où il voulait se faire reconnaître empereur, il s'arrêta à Vienne, et y jugea dans le prétoire plusieurs causes. Un jour qu'il était sur son tribunal, un coq vola sur son épaule et de là sur sa tête, ce qui signifiait, dit Suétone, qu'il obtiendrait par ses lieutenants l'empire qu'il n'aurait pas l'habileté de retenir par luimême, comme l'événement le fit voir (b).

Pendant les règnes tranquilles de Vespasien et de Tite, les Viennois cultivèrent les sciences et les beaux-arts qu'ils avaient toujours aimés. Le poète Martial se glorifie de ce que ses ouvrages étaient fort goûtés à Vienne qu'il appelle la belle ville. Il préfère l'estime et l'approbation des Viennois aux louanges outrées des Egyptiens,

vA) VileUius legionem Graiis Alpibus traductam eo flexu itineris

ire jubet , quo Viennam vitarent, namque et Viennenses limehantur. Tacit. lib. 2.

(b) Mox Viennœ pro tribunali jura reddenti, gallinaceus supra humerum ac deinde in capite adstilit, quibus ostentis par respondit exitus, nam confirmalum per legalos suos imperium per se retinere non potuit, Sueton. — /n Aulum VitelL sec. 9.

à l'or de l'Espagne, sa patrie, et à tous les biens les plus précieux, (a).

L'empereur Trajan qui aimait la vertu, chassa de Rome les pantomimes et en bannit les spectacles, amis du vice. L'exemple de Rome s'étendit dans les provinces. Trébonius Ruflnus, duumvir ou consul de Vienne, y supprima par une ordonnance les combats gymniques qu'un citoyen avait fondés, par son testament. Les Viennois s'y opposèrent, l'affaire fut portée au tribunal de Trajan qui la jugea assisté de personnes choisies. Pline était de ce nombre. Après que Trébonius Ruflnus eut plaidé luimême sa cause, on alla aux voix et Junius Mauricus opina pour confirmer la suppression ordonnée par le magistrat de Vienne, et il ajouta : « Plût aux dieux qu'on put abolir les mêmes spectacles dans Rome (b). » Son avis passa et les combats gymniques , demeurèrent sup^ primés à Vienne (c).

(a) Fertur habere meos, si vera est fama, libellos

Inter delicias pulchra Vienna suas.

Me legii omnis ibi senior, juvenisque, pmrque,

Et coram tetrico casta pueUaviro.

Hœc ego maluerim, quant si mea carmina cantent,

Qui Nilum ex ipso prolinus ore bibunt ; Quam meus Hispano si me Tagus impleat auro,

Pascat et Hybla meas, pascat Hymetlos apes.

Non nihil ergo sumus, nec blandx murmure lingux

Decipimur, credam jam, pulo , Lause, tibi, Martial, lib. 7. Epigramma 67.

(b) Vers l'an 101 de J.-C.

(c) Gymnicus agon apud Viennenses, ex cujusdam testamento cetebratur ; hune Trébonius Rufinus, vir egregius, nobisque amicusy in dimrnviratu suo toUendum abolendumque curavit, — Plin. episl iv. 22.

Depuis Tan 260 jusqu'en 273, les Gaules furent sous la domination de cinq tyrans : Posthume, Lélien, Victorin, Marins et Tétricus. Posthume usa de Tautorité suprême avec tant de bonheur, de modération et de valeur qu'il rétablit les Gaules dans leur premier éclat (a). Tétricus se livra à l'empereur Aurélien qui réunit les Gaules à l'Empire. Vienne languit, mais elle ne souffrit aucun dommage pendant ce schisme.

Domitien avait défendu aux peuples de la Gaule celtique, aux Espagnols et aux Pannoniens (Hongrois) de planter de la vigne, parce que cette liqueur animait trop le courage de ces peuples belliqueux et remuants (b). L'empereur Probus leva cette défense et le leur permit, ainsi nous lui devons les vins de Bourgogne, de Champagne et de Tokaï. Cette permission fit tort à Vienne dont les vins très-bons et très-connus faisaient une branche considérable de son commerce. Les Romains mettaient dans leurs vins de la résine fondue. Ils aimaient le vin de Vienne parce qu'il avait naturellement le goût de la résine (c).

(a) Posthumus in GaUia invasit tyrannidem, mvlio quidem reipublicx commodo, nam per decem annos ingenti viriute ac moderalione usus, et dominantes hostes expulit et perditas provincias recuperavit. — Orose. L. vu, cap. 22.

(b) Suélon., In Domitian.j cap. 2 et 14.

(c) HéBC (vina) de vitiferâ venisse picata Viennâ

Ne dubites, misit Romulus ipse mihi,

Martial, lîb. 13. Epigramm,

Vitis per se in vino picem resipiens, Viennensem agrum nohililans. Vlm^Natural. hist. lib. xiv, cap. 3.

Innocentius (vinum) pice solâ conditum ; sed et picem meminisse debemus non aliud esse^ quam combustx resinx fluxum. Hoc genus vint

esûcalfacitfConcoquit,purgat,pectori, ventri utile veteri rheumatismo

exhulceratîoni. Plin. NaturaL hist, Lib. xxm, cap. 24.

Lorsque Maximien eut apaisé la rébellion des Bagaudes, il chassa des Gaules les peuples barbares du Nord qui y étaient entrés (a). Les Francs elles Bourguignons étaient de ce nombre. Ils voulaient déjà s'y établir, comme ils y réussirent dans la suite. La ville de Vienne par reconnaissance lui fit élever un monument dont il ne reste que les inscriptions à demi effacées :

IMP CÂES

MAXTMIANVS

AVG GERMA

MAX DAGIG

MAXIMIA MAX SARMA

Constantin le Grand, passant par les Gaules avec son armée pour aller combattre Maxence, s'arrêta à Vienne où il ordonna la réparation des grands chemins fort endommagés. 11 fit rétablir la colonne milliaire de Vienne sur laquelle on grava cette inscription.

IMP GAES

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