LA PROVINCE DE NARBONNE
Telle qu'elle est définie dans la Notitia Galliarum, la province de Narbonnaise lre comprenait cinq territoires de cités, dont trois grands et deux petits. Les trois grands étaient ceux de Toulouse, Narbonne et Nirnes ; les deux petits, ceux de Lodève et de Béziers. Au commencement du Ve siècle, toutes ces cités étaient devenues des diocèses épiscopaux. Par la suite des temps et pour diverses causes, les plus grands furent divisés. L'évêque d'Uzès apparaît dès la première moitié du Ve siècle ; celui d'Agde au commencement du siècle suivant; celui de Maguelonne en 589 seulement. Ces trois diocèses furent démembrés de celui de Nimes. En 571 il est pour la première fois question d'un évêque d'Elue, en 589 d'un évoque de Carcassonne, diocèses démembrés de celui de Narbonne. Toulouse maintint jusqu'à la fin du XIIIe siècle l'unité de son ressort épiscopal.
Théoriquement, la province ecclésiastique de Narbonne coïncide avec la Navbonensis Prima du temps d'Honorius. En fait, il en fut rarement ainsi. Aussi loin qu'on peut remonter, c'est-à-dire dès la première moitié du Ve siècle, l'évêché d'Uzès gravite (1) autour de la métropole d'Arles et non point autour de celle de Narbonne. Mais c'est surtout à partir du VIe siècle que la dislocation se produit.
(1) Cf. ci-dessus, p. 121.