‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 2)Chapitre 16 sur 140 · LES MÉTROPOLES DU SUD-EST ET LA PRIMATIE D'ARLES · texte numérisé non relu

LES MÉTROPOLES DU SUD-EST ET LA PRIMATIE D'ARLES

On ne saurait étudier la formation de la province ecclésiastique d'Arles sans s'occuper en même temps d'une institution d'un caractère bien différent, le vicariat pontifical dont les évoques d'Arles ont été investis à diverses époques. Je vais donc, dans les pages qui suivent, traiter des deux choses à la fois : du vicariat et de la province ; du vicariat, dont il ne fut régulièrement question qu'au Ve et au VIe siècle; de la province, qui se constitua au Ve siècle et se maintint depuis avec diverses vicissitudes.

Le jeudi saint 22 mars 417, le pape Zosime, ordonné quatre jours auparavant, délivra à l'évêque d'Arles Patrocle une lettre (2) qui lui attribuait ou lui reconnaissait, à lui et à ses successeurs, des pouvoirs considérables. L'évêque d'Arles devenait métropolitain , non seulement de la pro-

(1) Les questions traitées dans ce chapitre ont été étudiées récemment par M. W. Gundlach en deux articles du Neues Archiv (t. XIII, p. 250; t. XIV, p. 9), lesquels ont été ensuite réunis en volume, avec quelques compléments, sous le titre Der Slreit der Bislhûmer Arles und Vienne, Hanovre, Hahn, 1890. Au lieu de m'arrêter à discuter les points sur lesquels mon avis diffère de celui de M. Gundlach, j'ai cru devoir m'en tenir à l'exposition de mes propres idées. Les sources sont assez accessibles pour que le lecteur qui en aurait le désir puisse y recourir aisément et se faire une opinion personnelle. — La même observation s'applique à la thèse singulière de M. E. Babut sur le concile de Turin, dont il fait deux conciles, l'un tenu vers 405, l'autre en 417 [Le concile de Turin, Paris, 1904). J'ai exposé dans la Revue historique, t. LXXXVII (1905), p. 579, les raisons pour lesquelles ce système me parait absolument inacceptable.

(2) Jaffé, 328.

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