Felmasius
2. — Hiconius. — Assista aux deux conciles de Mâcon, en 581 et 585. C'est sous son épiscopat, en 599, que saint Grégoire le Grand fît valoir, auprès de Brunehaut,
(1) En Orient, évidemment.
(2) Greg. Tur. Hisl. Fr.y IV, 44. La place de Suse avait une garnison byzantine, commandée par un magistev rnilitum.
(3) C'est le système de Frédégaire, en ce qui concerne Aoste et Suse (IV, 45), cum integro illovum lerritorio; et la Maurienne parait bien avoir fait partie alors du territoire de Suse. En tout cas, d'après Frédégaire luimême, cette cession eut lieu en réparation (in compositione) des dégâts causés par l'invasion lombarde de 574 ; il ne la rapporte nullement au temps de l'empereur Maurice, comme on le lui fait souvent dire en confondant deux traités entre Francs et Lombards.
(4) Parisinus 1452, saec. X, f. 202 ; plusieurs fois édité, en particulier dans le G. C, t. XVI, p. 613, et dans les M. G. Scr. merov., t. III, p. 533. Cette pièce a été sûrement composée en vue de soutenir les prétentions de l'archevêché de Vienne sur l'évéché de Maurienne ; elle contient de fortes erreurs. Mais je ne vois pas pourquoi les noms de Tigris et de Felmasius auraient été inventés. 11 est assez naturel que la tradition ait conservé ces noms de fondateurs qui, du reste, n'ont absolument rien à voir avec les querelles viennoises du Xe siècle.
MAURIENNË. 24l
les réclamations de l'évêque de Turin contre le nouvel évêché (1). En 601 ou 602, il présida à la translation des saints Ours et Victor (2).
3. — Leporius. — Présent au concile de Chalon-sur- Saône, en 650.
4. — Walchunus . — Mentionné en 726 et en 739 dans deux chartes du patrice Abbon, relatives à l'abbaye de la Novalaise (3).
5. — Mainardus. — Le chroniqueur de la Novalaise (4) (v. 1060) cite, à propos d'un usage observé dans son monastère, les noms de quatre anciens èvêques de Maurienne, dont il dit avoir vu souvent les épitaphes, leurs tombeaux se trouvant à l'abbaye. Ces noms sont : Mainardus, Ioseph, Willelmus et Benedictus. Joseph et Guillaume sont connus d'ailleurs, et il est sûr que le chroniqueur ne les a pas intervertis. Il y a donc lieu de croire que Mainard doit se placer avant Joseph et Benoît après Guillaume.
6. — Ioseph. — Jugea, vers 853, avec d'autres dignitaires, un litige entre l'archevêque Agilmar et le comte Wigeric (5).
7. — Abbo. — Signa, en 858 et 859, divers privilèges concédés par Jonas, évêque d'Autun (6). Assista, en 859 et 860, aux conciles de Savonnières et de Thusey.
8. — Adalbertus. — Prit part, en 876, au concile de Ponthion; en 879, à l'assemblée de Mantaille. Se rendit coupable, en 882, d'une injuste agression contre l'évêque de Grenoble, ce pourquoi il fut mandé à Rome par le pape Jean VIII (7).
(1) Jaffé, 1754, 1755.
(2) Frédégaire, IV, 22.
(3) G. C, t. XVI, p. 289; Marion, C&rtulaire de sainl Hugues, p. 34. — Après Walchiinus, le G. C. insère un Witgarius, qui parait être plutôt un abbé de la Novalaise.
(4) M. G. Scr., t. VII, p. 85.
(5) D'Achery, Spicil., t. III, p. 343.
(6) G. C., t. IV, p. 51. 54. 55 (instr.).
(7) Jaffé, 3375, 3370
9. — Asmundus. — Mentionné en 887, comme Secusinae civitotis vel Maurianorum episcopus, dans un diplôme du roi Boson (1).
10. — Guillelmus. — Assista, en 899, à l'élection de l'archevêque de Vienne Ragenfridus (2).
(1) G. C, t. IV, p. 292 (instr.).
(2) Marion, Cart. de Grenoble, p. 262,