Antoninus (7). — Assista au concile d'Orléans en
cédées par de religieux chrétiens au siège épiscopal et qui, depuis longtemps, en avaient été soustraites (Note de M. de Manteyer).
(1) Omis par le G. C. — Polycarpe ne s'est pas douté que Nectaire fût un évêque d'Avignon.
(2) Ci-dessus, p. 118.
(3) Ci-dessus, p. 121.
(4) Ci-dessus, p. 125.
(5) Un évêque de ce nom signa en 475 au concile contre Lucidus; mais il nYst pas sûr que ce soit le même. — Polycarpe lui donne pour prédécesseur un Eleutherius, évêque de siège inconnu, auquel Sidoine Apollinaire écrivit sa lettre VI, 11.
(6) Supprimé à tort dans le G. C, où il est assigné au siège d'Avenches.
(7) Avant Antoninus, Polycarpe en place deux, Eucherius et Ermenius, dont le premier seulement est accepté par le G. C. Un évoque Eucherius
268 FASTES ÉPISCOPAUX DE i/ANCIENNE GAULE.
541; représenté à celui de 549; assista au concile d'Arles en 554 (1).
6. — Iohannes. — Se fît représenter au concile de Mâcon, en 585.
7. — Valens (?). — Il est très possible qu'il soit question de lui dans l'épitaphe de sainte Casaria (2), gravée en 586 :
Ista Valens fieri fletu mariante rogavit iura sacerdotii servans nomenque iugalis.
Avec le VIIe siècle commence la période la plus obscure de l'histoire épiscopale d'Avignon. Polycarpe de la Rivière, suivi par le Gallia Christicma, admet d'abord un Dynamius lequel ne serait autre que le patrice de Marseille, célèbre par les récits de Grégoire de Tours, les poésies de Fortunat et les lettres de saint Grégoire le Grand. Polycarpe allègue ici une épitaphe en vers léonins, qui m'a bien l'air d'être de son cru, suivant laquelle le patrice, devenu évêque, serait mort l'an 40 de Clotaire II (623), indiction XV (626), le 24 décembre. Outre les difficultés que soulèvent contre cette inscription et sa provenance et son style et les incohérences de ses dates, elle est réfutée par la véritable épitaphe de Dynamius (3), qui le fait mourir après
assista aux conciles de la province d'Arles en 524, 527, 529, 533; mais son siège est inconnu.
(t) D'un récit de Grégoire de Tours (Hist. Fr., VI, 9), il résulte que le siège d'Avignon était vacant en 559.
(2) C. /. L., t. XII, n° 1045.
(3) Il y a eu deux Dynamius. Entre les divers textes qui les mentionnent, le partage n'est pas très facile. M. Manitius a proposé, dans les Mit' theil. fur Œslerr., Geschichtsforschung, t. XVIII (1897), p. 225 et suiv., un système fondé sur ce que l'épitaphe du patrice lui attribue cinquante ans d'âge. Je crois plutôt qu'il s'agit de cinquante ans de mariage et je répartis ainsi les témoignages. Le premier Dynamius est celui dont on a deux lettres dans la collection des Epp. Austrasicae, 12 et 17, cette dernière adressée à l'évéque de Metz Vilicus. C'est à lui que Fortunat envoya ses poèmes VI, 9, 10; Grégoire de Tours en parle en divers endroits, H. Fr., VI, 7. Il; IX, 11; X, 2; saint Grégoire le Grand lui écrivit en 593 (R. III, 33 = J. 1237); il est encore mentionné dans une autre lettre du même pape (R. VI, 6 — J. 1385), écrite en 595. Sa femme s'appelait Eucheria. Ils
cinquante ans de mariage, du vivant de sa femme, et ne dit mot de son élévation à l'épiscopat.
8. — Maximus. — Dynamius écarté, nous nous trouvons en présence d'un saint Maximus, qui jouit à Avignon des honneurs du culte. Un évêque de ce nom est mentionné dans la vie de sainte Rusticula (1) comme l'ayant accusée devant le roi Clotaire II, quatorze ans avant sa mort. Sainte Rusticula mourut le 11 août 632 ; Maxime était donc évêque en 618. La vie de la sainte ne marque pas son siège (2).