Magnus
10. — Agricolus. — Viennent ensuite saint Magnus et son fils et successeur saint Agricol {Agricolus). Ce dernier est le patron d'Avignon. Sa qualité d'évêque semble établie par la tradition (3), qui lui donne pour successeur un s. Veredimius. Un texte daté de 919 (4) indique qu'Agricol, évêque d'Avignon, reposait alors dans l'église paroissiale dédiée à saint Pierre. Ce texte n'est, d'ailleurs, connu que par une transcription du XIIIe siècle. La vie de saint Agricol, publiée au 2 septembre par Suriusetpar les Bol-
vécurent ensemble pendant cinquante ans : Lustra decem felix tulerat post terga maritus (Epitaphe, Leblant, 641; cf. M. G. Scr. ant., t. VI2, p. 194); remarquer qu'il n'est question, dans ce qui précède, que de la vie conjugale de Dynamius et d'Eucheria. Celle-ci vécut encore dix ans. L'auteur de l'épitaphe, le petit-fils du patrice, appelé comme lui Dynamius, est sans doute le môme qui écrivit le petit poème sur Lérins (De Kossi, Inscr. chr., t. II*. p. 70; Manitius, /. c, p. 230) et la vie de s. Maxime de Riez. C'est encore lui, à mon avis, le Dynamius qui, avec sa femme Aurélia, fonda à Marseille un monastère de femmes [Greg. M., R. VII, 12, 33 = J. 1458, 1479).
(1) C. 9. Acta SS. aug., t. II, p. 660; M. G. Scr. merov., t. IV, p. 344.
(2) Ici le G. C. insère un Emundus tiré par Fr. Noguier d'un catalogue des abbés de Saint-Pierre de Montmayour au diocèse d'Arles; Emundus aurait été d'abord abbé de Montmayour, puis évêque d'Avignon. Il est établi dans le même tome du G. C, p. 603, que la fondation de Montmayour ne remonte qu'au Xe siècle.
(3) 1 1 II nonas septembris... Apud Avennicam civitatem, natalis sancti Agricoli episcopi et confessoris qui multis virtutibus et miraculis claruit atque gloriosus quievit (I3ibl. d'Avignon, ms. 98, f° 115 verso) (Comm. de M. de Manteyer).
(4) Arch. de Vaucluse, G, archev. d'Avignon, 257, 1° 1 (Communication de M. de Manteyer).
landistes, est postérieure à l'armée 1574. D'après ce texte, les trois évêques se seraient succédé immédiatement : l'épiscopat de saint Agricol se placerait entre 650 et 700. Un Magnus, évêque de siège inconnu (1), assista, en 650, au concile de Chalon-sur-Saône.
il. — Veredimius (2).
12. — Ragenutius. — Siégea au concile de Valence, en 855 (3).
13. — Hilduinus. — Conciles de Thuzey (860) et de Ponthion (876).
14. — Ratfridus. — Signa, après coup, au privilège pour Tournus, rédigé en 875 ; mentionné au concile de Troyes (878) et dans une lettre du pape Jean VIII, de la même année (4). Présent, en 879, à l'assemblée de Mantaille.
Après Ratfridus vient Remigius, connu par des chartes du commencement du Xe siècle.