Ravennius. — Le pape saint Léon répondit le
(1) Chronique de Prosper, fi ces deux années; pour le détail de son histoire, V. ci-dessus, p. 95 et suiv.
(î) Saint Hilaire, successeur de saint Honorât, nous a laissé un panégyrique de cet évéque (Migne, P. L., t. L, p. 1Î49). — Entre Patrocle et Honorât, les diptyques marquent un Euladius.
(3) Nous avons sa vie, par un contemporain (Honorât de Marseille? Migne, P. L., t. L, p. 1219). Cf. ce qui est dit de lui ci-dessus, p. 112 et suiv.
22 août 449 (1) h la notification de son ordination ; il avait donc été installé peu a[)rès la mort de saint Hilaire. Il a été question de lui ci -dessus à propos d'affaires relatives aux années 449, 450, 451. Il est encore nommé dans des lettres pontificales de l'année 452 (2); puis on ne parle plus de lui, au moins dans les documents à date précise (3).
13. — Leontiiis. — Il était déjà évéque en 461 : le pape Hilaire lui écrivit le 25 janvier 462 pour lui annoncer son ordination, célébrée le 19 novembre précédent (4), Sidoine Apollinaire, déjà évéque (depuis 470 environ), lui écrivit (5). Il présida, vers 474 ou 475, le concile relatif à Lucidus. Il n'est pas possible d'indiquer l'année de sa mort, même à dix ans après. Tout ce qu'on sait, et cela par une lettre de Ruricius de Limoges (6), c'est qu'il eut pour successeur ^Eonius.
14. — Aeonhis. — Connu comme successeur de Leontius par la lettre que je viens de citer, /Eonius l'est aussi par la vie de saint Césaire (7), comme prédécesseur de celui-ci. Il reçut des lettres des deux papes Gélase et Symmaque : la plus ancienne est du 23 août 494, la dernière du 29 septembre 500 (8).
15. — Caesarius. — Le plus ancien document à date précise où saint Césaire apparaisse comme évéque d'Arles
(1) Jaffé, 434.
(2) Jaffé, 479, 480.
(3) Le concile d'Arles où fut jugée la querelle entre Lérins et l'évéque de Fréjus est ordinairement rapporté à l'année 455; mais cette date n'est nullement sûre. Entre Ravennius et Léonce, le 6. C. introduit un Augustalis, inconnu aux diptyques, mais dont l'anniversaire est marqué dans le martyrologe hiéronymien ; VII id. sept. Arelato civitate dep. s. Augustalis episcopi. Cet Augustalis semble être un évéque de Toulon.
(5) Sidon., ép. VI, 3.
(6) Ruricii, ép. I, 15 (Af. G. Auct. antiq., t. VIII, p. 308).
(7) Migne, P. L.. t. LXVII, p. 1005, lOOG.
(8) Jaffé, 6i0, 753, 754. — On sait maintenant que les lettres J. G24 et 756, où il est question d'^^onius, sont des faux du XVI1° siècle et qu'il en est de même du colloque entre ariens et catholiques, censé tenu sous le roi Gondehaud, en 499. Les diptyques marquent un Jean entre .lEonius et Césaire; il est sûr que Césaire a succédé immédiatement à jEonius.
258 FASTES ÉPISCOPAUX DE l\'\xcien-ne gaulë.
est le concile d'Agde, célébré en septembre 506. Sa correspondance avec les papes (1) ne parait pas avoir commencé avant 513; au moins n'en avons-nous aucune trace. Il siégea quarante ans et mourut le 27 août 542 (2), le lendemain du 30® anniversaire de la dédicace de son monastère, événement qui semble bien devoir être placé en 512. Ainsi son épiscopat se place entre 502 et 542.
16. — Auoranius. — Il n'est connu que par les lettres du pape Vigile (3), du 18 octobre 543 et du 22 mai 545, celle-ci à propos du vicariat, qui lui fut conféré in extremis.
17. — Aurelianus. — Le 23 août 546 il fut nommé vicaire du pape, en remplacement d'Auxanius défunt (4). D'autres lettres pontificales le mentionnent (5) ; l'une d'elles est datée du 29 avril 550. Il assista, en 549, au concile d'Orléans. Il mourut à Lyon et y fut enterré dans la basilique des saints apôtres (S. Nizier), où son épitaphe fut retrouvée en 1308. Je la donne ici d'après le procès-verbal rédigé alors (6), niais en corrigeant conjecturalement les fautes les plus évidentes (7) :
Orbis celsa gravi vexantur culmina lapsu
urbis cura maeste flumina clara ruunt; atque ouiuiu daoïna pastorum morte patescunt,
cum sibi sublata mystica dicta gemunt; 5 ieiunae etiam plebis lamenta résultant
consoliti pastus dogmata sancta docent.
(1) Jaffé, 764, 765, 766, 769, 777, 864, 874,876, 881. 886. 887. 888, 890, 891, 906.
(2) Vila Caesarii, II, 35, 46, 47. Sur Césairo, v. Arnold, Caesarius von Arelale (1894) et Malnory, S. Césaire, évéque d'Arles, même année. Bonne édition de sa vie, par Krusch, M. G. Scr. merov., t. III, p, 432.
(3) Jafife, dVi, 913, 914, 915.
(4) Jaffé, 918. 919.
(5) Jaffé. 9'25, 928.
(C>) Bulletin de la Sociélé des anfkyuai'res de France, année 1876, p. 145 et suiv.
(7) Leçon du manuscrit : v. 1 cum maeste] cumina est — 3 omnium dampna positarum — 4 incstica. . teinunt — 5 ieuna — 6 vers inintelligible — 7 Que probat... planctum — 9 Pontifici... fulcisci — lU cumque... leta — 11 anima sancta eroctum consorcia celi — 14 mor. — 15 mondus... iura.
^o»?}probat amissum populorum poctorc planctus
heu, deciis, heu niiniuin, Aureliane, tuum. Pontiflcis claro fulsisti doginate, cul tu, 10 Tuinque Arelas digno muiiere laela fuit. Sed animai sanctai rcpetunt consortia caeli
quas bine corporibus laxat abire Deus.
Ergo ouines lecte capiunt solamina dempti
quem novunt meritis astra subisse poli.
15 Non leîinet nnundus artantis iure sepulcri
quem recipit summi dextera ampla Dei.
Nec quoque venturis morietur nomine seclis
vivere quem semper inclita dogma docent (1).
Obiit XVIo kal. iuliar. undecies post c. lustini indic. XIIII (/6j»m 55/).
18. — Sapaudus. — Il apparaît d'abord au concile de Paris, tenu en 552; en 554, il présida le concile provincial d'Arles; en 573, il prit part à un autre concile de Paris; en 584, il présida celui de Valence; en 585, il se fit représenter à celui de Mâcon. Le 4 juillet 556, le pape Pelage lui écrivit pour entrer en rapports avec lui; l'année suivante il reçut les pouvoirs de vicaire apostolique. Les documents du temps font souvent mention de lui (2). Grégoire de Tours marque sa mort à Tannée 586 (3).
19. — Licerius. — Grégoire de Tours note son avènement (586) et sa mort (588) (4); avant son épiscopat il avait été référendaire du roi Gontran.