‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 3)Chapitre 66 sur 144 · Trophimus. — Saint Trophime est représenté dans · texte numérisé non relu

Trophimus. — Saint Trophime est représenté dans

(1) Un fait semblable fut constaté par enquête sous Justinien ; clans les diptyques de l'église de Mopsuesto, on effaça le nom de Théodore, suspect d'hérésie, et on le remplaça par celui île saint Cyrille d'Alexandrie, Conciles, édit. Hardouin, t. III, p. 1*26 (5« session du V» concile œcuménique).

les lettres du pape Zosime, évidemment inspirées par l'évéque Patrocle, comme le premier évêque d'Arles et le premier apôtre des Gaules (1). Les évêques de la province d'Arles, dans une lettre adressée, en 450, au pape Léon, disent qu'il fut envoyé par saint Pierre en personne (2). Dans son martyrologe (29 décembre), Adon l'identifie avec le disciple de saint Paul (3).

2. — Marcianus. — Evêque au moment où éclata le schisme entre Novatien et le pape Cornélius ; il suivit le parti schismalique et fut dénoncé pour ce fait au pape Etienne et à saint Cyprien (Lettre de saint Cyprien à Etienne, écrite vers 254) (4).

3. — Marinus (5). — Choisi par Constantin pour être l'un des juges du débat entre l'évéque de Carthage, Cécilien, et les Donatistes. Assista, en cette qualité, au concile de Rome, le 2 octobre 313; prit part, l'année suivante, au grand concile d'Arles (6).

4. — Valentinus. — Figure dans la liste d'Athanase qui correspond au protocole du 12 mai 346 (Conc. de Cologne).

5. — Saturiiinus. (7) — Le chef du parti arien dans les Gaules sous l'empereur Constance. On ne sait s'il était déjà évêque lors du concile d'Arles de 353; mais il assista à ceux de Milan (355), de Béziers (356,, de Rimini (359) et

(1) Jaffé 328, 331, 332, 334; cf. ci-dessus, p. 106.

(2) Migne, P. L., t. LIV, p. 880, 881; cf. ci-dessus, p. 121.

(3) Acl., XX, 4; XXI, 29; 2 Tim., IV, 20. Trophime était d'Ephèse; il accompagna saint Paul dans son dernier voyage à Jérusalem ; la 2^ lettre à Timothée nous le montre malade à Milet. Aucun de ces textes canoniques ne le rattache à Arles, à la Gaule, à l'Occident. — La deuxième main du sacramentaire indique ici saint Rieul, fourni par la légende de Senlis. Il est noté aussi dans le Gallia christiana.

(4) Cypr., ep. LXVIII.

(5) Le G. C. marque ici un saint Victor, de provenance polycarpique.

(6) Eusébe, H. E., X, 5; Optât. Milev., Hisl. Donat., I, 23, 24. — Après Marinus, le G. C. marque Martinus d'après les diptyques, en proposant de ridentifier avec le précédent.

(7) Saturninus, hérétique notoire, déposé régulièrement, n'est pas aux diptyques. Sur ce personnage, v. Sulpice Sévère, Chron., II, 40, 45; — saint Hilaire, De synodis, 2, 3; Frag. hist., II, 18; XI, 4; ad Conslantium, II, 2, 3; III, 2; ado. Auxenlium, 7.

de ConsLantiiio{)le (360). Déposé de l'épiscopal lors de la réaction orthodoxe sous l'empereur Julien, sans doute en 362 ou 363 (1).

6. — Concordius. — Un évéque de ce nom signa en 374 au concile de Valence ; l'indication de son siège ne s'est pas conservée. — L'épitaphe suivante se lit sur un sarcophage provenant de la crypte de Saint-Honorat, aux Aliscamps, et déposé maintenant au musée d'Arles; elle semble bien être la sienne :

Integer adque plus, vita et corpore purus, aeterno hic positus vivit Concordius aevo. Qui tenei-is primum ministrum fulsit in annis, post etiam lectus caelesti lege sacenJos, triginta et geminos deciiu vix reddidit annos. Hune cite sideream raptum omnipotentis in aulam et mater bianda et frater sine funere quaerunt.

Ainsi, Concordius serait mort à cinquante ans (2).

7. — Ingenuus. — Un évoque de ce nom signa en 396 au concile de Nimes. Un Ingenuus figure dans le sacramentaire, entre Concordius et Héros. Bien que cette partie de la liste soit particulièrement altérée, on peut admettre comme probable, non comme certain, que l'Ingenuus de 396 était évêque d'Arles.

8. — Héros. — Disciple de saint Martin ; évéque au temps de « l'usurpateur » Constantin (408-414); chassé d'Arles lors de la réaction qui suivit la chute de ce prince (3).

(1) Après Saturninus, le G. C. marque Arlemius, d'après un manuscrit falsifié, de provenance polycarpique.

(•2) Après Concordius, les diptyques donnent la série Grali, Ambrosi, Martini, Ingenui, Agustini, Geronimi (2* m.), Savini, Evolis. — Ambroise, Martin, Augustin, Jérôme sont vraisemblablement les quatre sainls de ce nom. Quant à Gratus, Ingenuus. Savinus, ils sont inconnus, sauf Ingenuus, que j'admets avec quelque doute. Les sept noms sont éliminés par le G. C.

(3) Cf. ci-dessus, p. 96. On a publié en 1855 un fragment de l'épitaphe de cet évéque : SANCTvs HEROS SVMMvs ANTEstis Obiit [C. I. L., t. XII, n° 946; Leblant, Suppl., n« 205 B); mais cette inscription est des plus suspectes.

9. — PaAroclus. — Substitué en 412 au précédent, assassiné en 426 '1).

10. — Honoratus. — Successeur de Patrocle; il siégea un peu plus de deux ans et mourut, en 429, huit ou neuf jours après l'Epiphanie. Son anniversaire est marqué au 16 janvier dans le martyrologe hiéronymien (2).

11. — Hilarius (3). — Succéda à saint Honorât après un très court intervalle. Il mourut en 449, le 5 mai, jour marqué dans le martyrologe hiéronymien. Le sarcophage de cet illustre évêque se conserve au musée d'Arles. On y lit sur le couvercle :

Saci'osaiictac legis antestis Hilarius hic quiescit.

Sur le devant du sarcophage :

Antistes Doinini qui p[aupertatis] amorem pi'aepoiiens auro rapuit c[aelesti]a régna, Hilarius, cui palma o[b]itus e[t vivjere Cliristus, coiitemnens fragilem tcr[i'en]i corporis usum hic cai'nis spolium liquit a[d] astra volans. Sprevit opes duin querit opes mortalia mu[tlans perpetuis, caeluiu douis terrostribus émit. Gemma sacerdotum, plebisque orbisque magister, rustica quin etiam pro Christo [mu] nia sumens, servile obsequium [non] dedignatus adiré, officio vixit minimus et culmine summus. Nec mirum si post haec meruil tua hmina, Christe, angelicasque domos intravit et aurea l'egna, divitias, paradise, tuas, flagrantia semper gramina, et halantes divinis floribus hortos, subiectasque videt nubes et sidéra caeli.

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