‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 4)Chapitre 39 sur 146 · LES SUFFRAGANTS DE VIENNE · texte numérisé non relu

LES SUFFRAGANTS DE VIENNE

Le ressort métropolitain du siège de Vienne a passé, comme celui d'Arles, par beau coup de vicissitudes. Après les contestations du commencement du V* siècle, après Tespéce d'intérim (445-449) pendant lequel une partie des attributions de révoque d'Arles fut dévolue à son collègue de Vienne, la province de celui-ci fut constituée par le pape saint Léon, en 450(1). Elle devait comprendre, dans la Viennensis administrative, les cités de Genève, Grenoble, Valence, et, dans les Alpes Graiae^ la cité de Tarantaise ; il n'est pas question de l'évêché du Valais {Octodurus^ Sion). Mais ces limites ne furent pas définitives. Vers le sud, l'obédience du métropolitain de Vienne suivit en fait les vicissitudes de la frontière burgonde. De 480 à 523, celle-ci s'étendit jusqu'à la Durance. A partir de 523 elle fut ramenée beaucoup plus au nord ; cependant, les cités de Die et de Viviers demeurèrent burgondes jusqu'à l'annexion du royaume de Godemar à l'empire franc (534). Plus tard, vers 575, Tévôché de Maurienne, fondé par le roi Gontran, vint s'ajouter au groupe viennois. La province comprenait alors au moins huit sièges, y compris celui du métropolitain. Encore est-il probable que les sièges d'Aoste et de Sion en faisaient partie.

A la fin du VIII® siècle, ces deux sièges formèrent, avec

(1) Jaflfé, 450. Cf. ci-dessus, p. 123.

Page 1