Regnobertus. — Siégea, en 627, au concile de
(1) M. G. Script. antiq.y t. IV», p. 37.
(2) Acta SS. nov., t, I, p. 297.
(3) C'était évidemment un évoque voisin d'Avranches; or ce n'est ni l'évéque de Coutances, ni celui du Mans, ni celui de Rennes.
(4) Greg. Tur., H. Fr., VI, 3; VIII, 31; IX, 13. C'est seulement dans le dernier de ces trois textes que le nom du siège est indiqué; pour les deux autres, il peut subsister de l'incertitude, car il y avait, sous Chilpéric, un évéque d'Avranches appelé Leodovaldus (Greg. Tur., Virt. s. flfarf., II, 36). Mais les faits de 581 et de 58G supposent, chez l'évéque dont il s'agit, une grande autorité à la cour neustrienne, tout comme l'ambassade de 588. Il est donc naturel de croire que c'est toujours le même personnage qui est nommé.
Clichy (Regnoberhtus) (1). — Sur sa vie et sa fête, v. cidessus.
9. — Gerebaldus. — Sa signature figurait au bas du privilège de Fontenelle (688 ou 689) analysé dans la vie interpolée de saint Ansbert. — Fête, le 7 décembre (2).
10. — Hugo. — Evêque de Bayeux en 723 au plus tôt; il cumula avec cet évêché celui de Paris et celui de Rouen, sans parler d'autres bénéfices. — Mort le 8 avril 730 (3).
11. — Leodeningus. — Signa, comme évêque de Bayeux, à la réunion d'Attigny, en 762 (4).
12. — Careviltus. — Sa signature se trouve au bas du privilège d'Aldric de Sens pour Saint-Remi (833).
13. — Harimbertus. — Assista à l'assemblée de Thionville, en 835, et à celle de Kiersy, en 838. Mentionné le 6 septembre de la même année, dans une charte du Mans (5).
14. — Baltfridus. — Sa signature figure au bas du privilège pour Corbion, à Germigny (843), mais elle a été probablement ajoutée après coup (6). Il était évêque, en 847, lorsque s'opéra la « translation » de saint Regnobert (7). En 858 il fut tué par les Normands (8).
15. — Erchambertus. — Lors de l'entrée de Louis le Germanique dans la France occidentale , l'archevêque de Sens, Wenilo, lui fit donner l'évêché de Bayeux à un de ses diacres, Tortoldus, qui essaya de se mettre en posses-
(1) Le G. C. lui attribue d'autres signatures, dont les unes sont attribuables à un évêque d'Autun, et les autres (privilèges de Corbie, 664, et de Soissons, 667) n'indiquent aucun siège.
(2) Légende manuscrite, des plus fabuleuses, citée et écartée par M. Lair, 1868, p. 554. Un Gerbold, évêque, ordonné à tort par le métropolitain do Rouen, est nommé au concile de Francfort, en 794 (c. 10).
(3) Voir ci-dessous aux évêqucs de Paris.
(4) Ici le G. C. insère un Thiorus, sans référence; cf. Lair, 1868, p. 557.
(5) Gesta Aldrici, p. 154, Froger; cf. Migne, t. CIV, p. 1290. — Ici le G. C. insère un saint Sulpice sur la foi d'un document hagiographique des moins recommandables, Acta SS. ian., t. III, p. 402 (27 janvier).
(6) Mabillon, Acta SS., saec. IYb, p. 251.
(7) Cf. ci-dessus, p. 215.
(8) Annales Berlin., a. 859.
sion du temporel. Mais l'année suivante, au concile de Savonnières (14 juin 859). il y avait déjà un autre évêque de Bayeux, celui-là régulièrement installé, Erchambert. L'assemblée protesta (c. 4) contre l'usurpation de Tortold et confia à l'archevêque de Sens le soin de procéder contre son diacre. Erchambert paraît ensuite dans les réunions conciliaires, jusqu'au synode de Ponthion (876).