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Merolus. — Mentionné dans un: diplôme de Char

(1) Pardessus, n° 384; J. Havet, l. c, p. 271 (1°). Quant'à la charte d'immunité délivrée par Thierry IV à Béraire, le 2 mars 723, elle est inconciliable avec celle de Charivius. Elle a été fabriquée de toutes pièces à l'aide du privilège d'immunité de Dagobert III (Pardessus, 487) et de^la charte de Charivius.

(2) Pardessus, 569; cf. Havet, p. 272.

(3) Havet, p. 272; Mabillon, Anal., in-f°, p.',287.

(4) Gesta domni Aldrici, éd. Charles et Froger,*p. 179. Baluze, Miscell., t. I, p. 115, n° lxii.

(5) Mabillon, Anal., in-f°, p. 288.

(6) Bohmer-Miihlb., 93.

lemagne relatif à Saint-Calais et daté du 19 février 774 (1), dans une précaire du mois de mai 778 (2), et dans trois autres (3) datées de 797 et de 800 (Karoli a. XX VIII et XXXII) ; mais les dates de ces dernières pièces sont sujettes a caution; en 797 et 800, l'évêque du Mans était Franco l'ancien.

20. — loseph. — Les Actus racontent qu'il se rendit coupable de sévices graves à l'égard de son clergé, ce qui lui valut d'être déposé de Tépiscopat. Si les chiffres du catalogue ont quelque valeur pour ce temps-ci, son avènement devrait se placer vers 784, sa déposition en 793.

21. — Franco prior. — D'après la chronologie des Actus, qui est peut-être recevable pour les deux prédécesseurs d'Aldric, il aurait siégé vingt-deux ans trois mois et treize jours (var. 3 j.). Le chiffre de vingt-deux ans est confirmé par l'épitaphe. Sa mort est marquée dans les Actus au 30 janvier 816 ; son avènement serait donc du mois d'octobre 793. Une précaire de l'an 799 (XXXI Karoli) mentionne son épiscopat (4). Il obtint de Charlemagne le monastère de Saint-Calais, qu'il garda neuf ans. L'auteur des Actus rattache cette concession à l'année 800; cette année-là, en effet, Charlemagne, allant de Rouen à Tours, passa par Le Mans (5). On a de lui une lettre formée adressée à l'archevêque de Sens Magno, en 810 (6). 11 est mentionné dans une charte impériale du 20 août 814 (7).

22. — Franco posterior. — Neveu du précédent. Toujours d'après les Actus, il mourut le 6 novembre 832, après un épiscopat de seize ans cinq mois et cinq jours, inauguré

(1) Bohmer-Mùhlb., 156;j|Havet, p. 169.

(2) Mabillon, Anal., p. 280.

(3) Gesta Aldrici, éd. Charles Froger, p. 183, 181, 182; Ealuze, n" G6, 64, 65.

(4) Elle s'est conservée, avec celles de Gauziolen et de Merolus, dans l'appendice des Gesta Aldrici, éd. Ch. et Fr., p. 179; Baluze, n° 63.

(5) Charte de 863 pour Saint-Calais (Havet, t. c, p. 189).

(6) M. G. Formulae, p. 219.

(7) Bôhm.-M., 511 ; je n'ose pas alléguer celle du 25 avril 802 (lbid., n* 379), car le texte en est au moins fort remanié.

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ainsi le dimanche 1er juin 816. Cependant la date d'ordination, fournie aussi parles Actus, est le 29 juin.

23. — Aldricus. — Consacré évêque le 2*2 décembre 832 à Tours. Les Gesta Aldrici décrivent amplement sa carrière avant son élévation à l'épiscopat et depuis, jusqu'en l'année 840. D'origine il était transrhénan; dans sa généalogie se croisent des éléments saxons, alamans, bavarois. Elevé à l'école du palais, il entra dans le clergé canonial de Metz et fut ordonné prêtre par le célèbre évêque Drogon. L'empereur Louis le rappela au palais et en fit son confesseur; puis, Févèché du Mans étant venu à vaquer, il le lui donna. Aldric avait déjà des disciples quand il entra au chapitre de Metz; nous le retrouvons au milieu d'un entourage semblable dans son évèché du Mans. Les disciples chantent en vers la gloire du maître; ils écrivent en prose l'histoire de sa carrière, histoire tirée en grande partie de ses confidences. Ils ne se bornent pas là. Aldric étant en procès avec les moines de Saint-Calais, qui défendaient contre lui leurs biens et leur indépendance, les fidèles disciples lui fabriquent nombre de chartes propres à établir ses droits sur l'abbaye. Ils constituent même une prétendue histoire de ses prédécesseurs, dont le dessein visible est d'authentiquer les revendications de la mense épiscopale. notamment en ce qui regarde Saint-Calais. Ils vont encore plus loin. Etendant leur protection aux intérêts généraux de l'église franque, ils fabriquent, pour la défendre contre les attaques incessantes des seigneurs laïques, les collections connues sous les noms d'Angilram, du diacre Benoit et d'Isidore. Dans cette immense production de faux, ils n'ont garde d'oublier les choses qui les touchent de plus près, les entreprises de l'usurpateur breton Xominoé contre la province de Tours et l'usage des évêques coadjuteurs auxquels, depuis le renouveau du droit canon, on attribuait le titre antique et oriental de chorévèques.

A la mort de Louis le Pieux les moines de Saint-Calais

recouvrèrent un moment leur liberté en se joignant aux adversaires de Charles le Chauve. Aldric, chassé par ceux-ci de sa ville épiscopale et évincé de Saint-Calais, eut un mauvais moment à passer; mais il eut sa revanche après la bataille de Fontanet, et, le 1er août 841, un diplôme royal le remettait en possession du monastère contesté (1). Ces contestations ne finissaient jamais. Le 24 mai 8.50, l'abbé de Saint-Calais, Rainaud, élu évidemment en dépit d'Aldric, parvint à se faire reconnaître par le roi, lequel, se référant à une charte impériale de 825, garantit les franchises de l'abbaye (2). En 855, Rainaud profita d'une réunion d'évêques qui se tint à Bonneuil, le 24 août, pour se faire délivrer un privilège muni de vingt-huit signatures épiscopales, au nombre desquelles figurent celles du métropolitain de Tours et des évêques de Nantes et d'Angers. Aldric avait perdu son procès. A ce moment, du reste, il était fort malade. On le voit figurer dans des actes de 845, 846, 849. Frappé de paralysie, il ne put assister, en 853, au concile de Soissons. D'après les indications du catalogue (XIe siècle), sa mort devrait tomber au 24 mars '857. Son anniversaire est pourtant fêté, au moins depuis le XVe siècle, le 7 janvier.

24. — Rotbertus. — Mentionné dans les documents depuis le concile de Savonnières (juin 859) jusqu'à celui de Troyes (878). Les catalogues lui attribuant vingt-six ans, il doit avoir siégé jusqu'en 883. Un nécrologe marque son anniversaire au 21 mai. C'est de son temps que la mense épiscopale du Mans perdit définitivement le procès que. depuis Aldric, elle soutenait contre Saint-Calais (3).

25. — Lambertus. — Le livre épiscopal lui attribue six ans de pontificat, le catalogue placé en tète Sept ans. Celui des Gesla ne donne aucune indication. Il aurait ainsi siège

(1) Gesla Aldrici (Suppl.), p. 159. La charte n'est connue que par la mention qui en est faite dans ce document.

(2) J. Havet, Œuvrrs, t. I, p. ITH-IT'J.

(3) Assemblée de Verberie, VJ octobre b03 (,J. lluvet, p. 187).

de 883 à 889 ou 890. On a de lui une lettre (1) adressée à l'évêque de Séez, Hildebrand, où il se plaint d'un de ses diocésains, Raino. Il reçut, en 888 ou 889, une lettre du pape Etienne V (2). — Obit, le 12 décembre.

26. — Gunherhis. — Avec celui-ci nous atteignons le Xe siècle, car les catalogues lui assignent vingt-trois ans d'épiscopat. Il eut beaucoup à souffrir d'un seigneur appelé Rotgaire, comme celui du temps de Gauziolen. Nous connaissons ses plaintes par une lettre de protestation que le continuateur des Achis a inséré dans sa compilation (3).

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