‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne GauleChapitre 164 sur 220 · Epiphanius. — Siégea, en 511, au concile d'Orléans · texte numérisé non relu

Epiphanius. — Siégea, en 511, au concile d'Orléans

15. — Eumerius (2). — Assista aux conciles d'Orléans en 533 et 541 ; se fit représenter à celui de 538 par le prêtre Marcellianus. L'évêque de Saintes, Trojanus, lui adressa une lettre qui s'est conservée (3). Fortun&t composa son épitaphe (4), morceau banal, où l'on voit qu'Eumerius était de noble famille et qu'il commença la reconstruction de la cathédrale.

16. — Félix. — Installé en 549 (5). Il assista aux deux conciles tenus sous le roi Caribert, à Tours (567) et à Paris ; puis, en 573, à un autre concile de Paris convoqué par le roi Gontran. En 567 il signa, avec six autres évêques, une lettre adressée à sainte Radegonde (6). C'est vers ce temps-là qu'il dédia sa cathédrale, le 30 septembre (7). La ville de Nantes lui dut plusieurs travaux d'utilité publique fort célébrés dans les poèmes que Fortunat lui adressa (8). Il intervint plusieurs fois dans les affaires que les Bretons avaient entre eux ou avec les rois francs. C'est ainsi qu'on le voit (550) sauver de la mort Macliavus (9) et députer aux Bretons vainqueurs, pour arrêter leurs ravages (10) (579). Il n'était pas l'ami de Grégoire de Tours, qui se plaint vi-

(1) Ceraunius probablement.

(2) C'est l'orthographe des conciles, de Fortunat et de Trojanus; les catalogues donnent, pour la plupart, Eumelius.

(3) Coll. Conc. Galliae. t. I, p. 1007.

(4) Carm., IV, 1.

(5) Cette date se déduit de Grég. de Tours, H. Fr., VI, 15, où il est dit que Félix mourut l'an VII de Childebert II (582), la trente-troisième année de son épiscopat; son anniversaire était célébré le 8 janvier.

(6) Grég. Tur., IX, 39.

(7) Fortunat, III, 6. Cf. Chronique de Nantes, éd. Merlet, p. 1-3.

(8) Carm., III, 4-10, et V, 7; cf. III, 2; IV, 1. Toutes ces compositions sont postérieures à 565.

(9) Greg. Tur., IV, 4.

(10) Greg. Tur., H. Fr., V, 31.

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vement de lui, soit à propos de lettres injurieuses envoyées ou provoquées par Félix (576) (1), soit à propos des intrigues du prêtre Riculfus, qui voulait supplanter Grégoire sur le siège de Tours et qui trouva refuge et appui auprès de Tévêque de Nantes (580) (2). Vers la fin de sa vie, il voulut se donner un successeur dans la personne de son neveu Burgundio; mais Grégoire le trouva trop jeune et refusa de le consacrer. Sur ces entrefaites, Félix mourut (3), le 6 janvier 582.

17. — Nonnechius. — Cousin du précédent (4), il fut désigné pour lui succéder par le roi Chilpéric (5). En 587, il eut des difficultés avec les magistrats du roi Gontran, à cause de son fils, impliqué dans une affaire criminelle; il dut comparaître devant le roi, après les fêtes de Pâques (6). Il est mentionné encore à propos de la guérison miraculeuse d'un de ses serviteurs, à la Saint-Martin d'été (4 juillet), en 591 (7).

18. — Eufronius. — Mentionné dans la vie de saint Colomban (c. 47), sous le nom de Suffronius, comme ayant présidé à l'embarquement du moine exilé. Le fait eut lieu en 606 ou 609. Il assista, en 614, au concile de Paris.

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