Leobardus. — Siégea, en 627, au concile de Clichy
20. — Salapius. — Signa le privilège de saint Eloi (8) pour Solignac, daté du 20 novembre 632. En 650, il se fit représenter au concile de Chalon-sur-Saône (9) par son archidiacre Chaddo.
(1) H. Fr., V, 5.
(2) H. Fr., V, 49.
(3) H. Fr., VI, 15. Grégoire parle encore de lui à propos de la mort de saint Friard, en 573 (//. Fr., VI, 37; cf. Vitae PP., X, 4). Il tenait de lui une histoire intéressante sur un ancien éveque de Nantes (Gl. conf., 77).
(4) C'est peut-être le Nonnichius illustris que saint Germain de Taris visita en rovenant du Nantais (Fortunat, Vita Germ., 158).
(5) Greg. Tur., //. Fr., VI, 15.
(6) Ibid., VIII, 43.
(7) Virt. b. \fartini, IV, 28.
(8) Pardessus, 254 (var. Galapius).
(9) Son nom est orthographié Sallappius dans les signatures du concile.
tout le pays entre l'Erdre et la Vilaine. Le diocèse effectif d'Actard commençait, du côté de l'ouest, aux murs de Nantes (1). La situation de cet évêque était fort singulière. Il entretenait des rapports avec le roi Erispoé, qui lui concéda la moitié du tonlieu de Nantes, par une charte de l'année 857 ; son épiscopat est mentionné dans une série de chartes de Redon (2) , depuis le 8 juillet 857 jusqu'au 24 mai 869. D'autre part il se considérait toujours comme évêque franc et assistait aux conciles avec ses collègues du royaume de Charles le Chauve (conciles de Bonnenil, 856, Pistes, 862, Soissons, 866 (3), Troyes, 867, Verberie, 869, Douzy, 871), auprès desquels il ne cessait de défendre ses droits. Il fît plusieurs fois le voyage de Rome, comme envoyé du roi ou des conciles. Sa situation devenait de plus en plus intenable. Gislard détenait toujours la moitié de son diocèse (4). Bretons et Normands s'entendaient pour le piller et lui rendre impossible le séjour dans les ruines de sa ville épiscopale. Enfin, les pirates s'y étant installés à demeure, il se décida à demander un autre poste. En 868, le pape Hadrien II lui accorda le pallium et autorisa son transfert à un autre siège (5). Pendant quelque temps il vécut sur les revenus de l'évêché de Thérouanne (6) ; puis, en 871, le siège métropolitain de Tours étant venu à vaquer (30 juin), il y fut élu et installé, malgré les répugnances d'Hincmar, par l'autorité du pape Hadrien II (7).
(1) Lettre du concile de Soissons au pape Nicolas, citée p. 271.
(2) Cartulaire de Redon, 26, 30, 57, 69, 72, 242.
(3) Il assista aussi, le 29 septembre 866, à Tours, à l'ordination d'Electramne, évêque de Rennes.
(5) Jaffé, 2902-4.
(6) Hincmar, Ep., 31.
(7) Concile de Douzy, lettre au pape Hadrien II. Lettres du pape, J., 2945, 2946. Hincmar, ep. cit. Actard était venu suivre cette affaire à Rome, en même temps qu'il apportait au pape les lettres de Charles le Chauve et du concile de Douzy. Il retourna une dernière fois à Rome l'année suivante (J., 2951).
JANTES. — CORÎSOPITES (qUIMPEr). 371
30. — Hermengarius. — Transféré à Tours, Actard ne se pressa pas de se donner un successeur sur le siège de Nantes ; cela lui valut des critiques assez vives de la part d'Hincmar (1). Il finit par se décider et choisit, dit la Chronique (2), le doyen de l'église de Nantes, appelé Hermengaire. Le nom de celui-ci se conservait au XIe siècle sur un reliquaire (3). Mentionné dans une charte de Redon (4), du'12 juin 878.
31. — Landramnus. — Cet évêque fut contraint, en 886 (5), par une nouvelle invasion normande, de s'enfuir à Angers, auprès de l'évêque Raino. Il y vécut avec ses clercs aux frais de l'empereur Charles le Gros. Puis, les Normands ayant été chassés par le duc Alain, Landramne revint à Nantes. Il est mentionné dans un diplôme d'Alain, de l'année 889 (6). Il vécut encore huit ans dans son église désolée, jusqu'au 5 février 897. Son tombeau se trouvait dans la basilique des saints Donatien et Rogatien (7).
32. — Fulcherius. — Il construisit et fortifia sa cathédrale. Il chercha même à reconquérir l'ancien diocèse de Gislard, que les princes bretons avaient annexé à celui de Vannes (8). On trouve sa signature au bas d'une charte datée du 13 septembre 900 (9). Il mourut vers Tan 910 (10).
CORISOPITES (QUIMPER)
Il subsiste deux anciennes rédactions du catalogue des évoques de Quimper, l'une dans « un cartulaire de l'église
(1) Ep., 31.
(2) Chron. de Nantes, c. 20, p. 65.
(3) Ibid.
(4) Cart., 235.
(5) Chron. de Nantes, p. 66, note 3.
(6j Chron. de Nantes, p. 69.
(7) Ibid., p. -70. o Postea in ecclesia Namnetensi cum maerore et tristitia VIII annis vivens... Le mot postea se rapporte, dans la rédaction du chroniqueur, à la concession de la charte.
(8) Chron. de Nantes, c. 24-26.
(9) Bibl. de VEcol» des Chartes, t. XXX, p. 445.
(10) Merlet, op. cit., p. 73, n. 1, et p. 80, n. 1.
de Quimper où le catalogue a été copié vers Tannée 1417, avec des notes historiques sur les évoques du XIVe et du XVe siècle (1) », l'autre dans celui de Quimperlé (2). Elles ne diffèrent que par des compléments ajoutés de part et d'autre au texte primitif* Les voici :