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Magnus. — Mentionné dans un acte de mars

(1) J., 2413, 2429, 2479, 2445; cf. Neues Archiv, t. IX, p. 122.

(2) C'est probablement lui (peut-être aussi son homonyme de Sion) qui est mentionné dans un document de 777, Mùhlb., n° 208.

(3) M. G. Scr., t. XXIII, p. 25, 31, 68. Il n'est pas sûr que ce soit lui qui est nommé dans la lettre pontificale J., 2478.

comme un des missi de Charlemagne. Vers l'année 810, il reçut de la cour, comme les autres métropolitains, l'invitation d'envoyer au souverain une explication des cérémonies du baptême. Comme il possédait parmi ses suffragants un savant distingué, l'évêque d'Orléans Théodulfe, il se déchargea sur celui-ci de la rédaction du mémoire (1). Nous avons encore, outre cette pièce, la lettre d'envoi de Théodulfe à Magnus et celle de Magnus à Charlemagne. L'archevêque de Bourges Ebroin et l'évêque du Mans, Franco I, lui envoyèrent, en 810, des lettres de recommandation qui se sont conservées (2). De Magnus, nous avons encore un petit traité De notis iuris, également adressé à Charlemagne (3).' C'est de lui que se réclame l'auteur de la vie de saint Séverin d'Agaune (4). Il assista, en 817, au concile d'Aix-la-Chapelle, et reçut, peu après, de la part de l'empereur Louis, un exemplaire des règlements édictés par cette assemblée (5).

41. — Hieremias. — Chancelier dans les derniers temps de Charlemagne (6), il obtint de Louis le Pieux trois chartes (7), une du 18 mai 822, une autre du 9 mai 825; la troisième, du 9 mai 827, est perdue. Il joua un rôle important dans les négociations relatives au culte des images et fut délégué à Rome pour porter au pape Eugène II le résultat des délibérations de l'épiscopat franc réuni à Paris en 825. Il mourut le 7 décembre 828, date marquée dans les Annales de Sainte-Colombe et dans le martyrologe de Sens (8). La vacance du siège est indiquée dans la lettre de convocation aux grands conciles de 829, expédiée d'Aix-la-Chapelle peu avant Noël 828.

(1) Martène, De antiquis Eccl. ritibus, t. I, p. 158; Jaffé, BibL, t. IV, p. 413, 414.

(2) G. C. t. II, p. 2, instr.; M. G. For m. merov., p. 218, 219.

(3) Keil, Gramrnatici latini, t. IV, p. 285 (éd. Mommsen).

(4) M. G. Script, merov., t. III, p. 168.

(5) Bôhm.-M., 637; Hardouin, t. IV, p. 1178.

(6) Bôhm.-M., 464 (813).

(7) Bôhm.-M., 731, 770. Quantin, 17, 18, 19.

(8) Delisle, Mêm. de l\Ac, t. XXXI4, p. 165.

42. — Aldricus. — Trois lettres du recueil de Frothaire (1) nous apprennent qu'à la mort de Jérémie l'église de Sens élut consécutivement deux candidats, dont aucun ne fut agréé de l'empereur. Le même recueil contient une lettre d'Aldric à Frothaire (2) lui annonçant sa promotion. Moine, puis abbé de Ferrières, il avait exercé à la cour la charge de praeceptor palatii et rempli diverses missions de confiance. Il existe une vie de saint Aldric, qui n'est pas, je crois, très postérieure au temps où vécut cet archevêque (3). Peu après le concile de Paris (829) auquel il assista, déjà ordonné (4), il fut chargé par l'empereur de réformer, conjointement avec l'archevêque de Reims et avec leurs suffragants, le personnel monacal de Saint-Denis (5). Les documents le mentionnent les années suivantes; son biographe le fait naitre en 775 et mourir à 61 ans, c'est-à-dire en 836; le jour est fourni par les calendriers, où saint Aldric trouva place; c'est le 10 octobre.

43. — Wenilo. — Le siège de Sens était encore vacant au moment (837, fin) où Louis le Pieux constitua un royaume pour son dernier fils Charles le Chauve. Celui-ci pourvut à la vacance en désignant un de ses clercs familiers, Wenilo. Très mêlé aux affaires du temps du roi Charles , Wenilo est fréquemment nommé dans les documents; il mourut le 3 mai, en 865, d'après la Chronique d'Odoranne.

44. — Egilo. — Abbé de Flavigny, promu en 865 ou 866. Nous avons encore la lettre par laquelle le pape Nicolas ■lui conféra le pallium (6). Il mourut le 29 mai (7) 871.

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