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Ainmarus, vocatus episcopus, disent les Gesta, ce

(1) Mabillon, Ann., t. I, p. 694; Pardessus, 363; l'original provient de Saint-Marien. Lebeuf, Hist. eccl. d'Auxerre, éd. Challe et Quantin, t. IV, p. 6; Cart. de VYonne, n° 8.

('2) Pardessus, 355.

(3) Annales, I, p. 603.

(4) Pardessus, 435.

(5) XVIII k. apr. portent les Gesta\ ce jour ne se trouve pas au calendrier. Je corrige XVII.

qui semble indiquer un prélat tout à fait séculier, qui n'aurait pas reçu l'ordination épiscopale. Il est dit avoir siégé quinze ans. On raconte (1) aussi que Pépin, fils de Charles l'Ancien (lisez Charles-Martel, fils de Pépin d'Héristal), lui donna à deux reprises un commandement dans les expéditions d'Aquitaine, mais que, s'étant brouillé avec lui, il l'emprisonna à Bastogne dans les Ardennes. Le prélat s'échappa, mais fut rattrapé près de Toul et tué à coups de lance. Ce fait semble s'être passé vers l'année 731.

27. — TheodrannuS) évoque auxiliaire ou chorévêque du précédent. — Obit, le 2 décembre.

28. — Quintilianus . — Ancien abbé de Saint-Germain ; son père, également appelé Quintilien, fut le fondateur de Moutiers-en-Puisaye {mon. Meleretense), où se trouvait un hospice pour les Bretons qui se rendaient à Rome. C'est tout ce qu'en disent les Gestes.

29. — Cillianus. — Obit, le 4 août. Six ans et deux mois d'épiscopat (740-746?).

30. — Clemens. — Cessa ses fonctions, étant devenu aveugle. — Obit, le 20 mars. Il aurait siégé, d'après les Gestes, cinq ans, un mois, dix jours (746-751 ?).

31. — Aidulfus. — Cessa aussi ses fonctions, à la suite d'une attaque de paralysie. Obit, le 13 novembre. Les Gestes le présentent comme contemporain fde Charles-Martel (?) et de la sécularisation des biens ecclésiastiques. Ils lui assignent quinze ans d'épiscopat (751-766 ?).

32. — Maurinus. — Les Gestes le font commencer son épiscopat du vivant d'Aidulfe; ils lui attribuent vingt-huit ans (766-794?) et le placent sous Charlemagne, avant qu'il ne devînt empereur; il en aurait obtenu un diplôme (perdu). — Obit, le 6 août.

33. — Aaron. — Les Gestes disent qu'il accompagna Charlemagne à Rome sous Léon III (800) et en obtint alors

(1) Tout ce récit est plein d'anachronismes.

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l'abbaye de Saint-Marien. — Obit, le 13 février. Il aurait siégé treize ans (794-807?).

34. — Angelelmus. — Les Gestes lui attribuent dix-sept ans, ce qui reporterait son avènement à l'année 807 environ. C'est évidemment à tort qu'ils le font consacrer, sur l'ordre de Charlemagne, par Jérémie, archevêque de Sens; celui-ci, en effet, n'a commencé qu'après l'année 817. Angelelme obtint un diplôme de Louis le Pieux (1). du 12 novembre 819. — Obit, le 7 juillet. Si son successeur a été réellement consacré par l'archevêque Aldric, Angelelme aura dû vivre au moins jusqu'en 828.

35. — Heribaldus. — Neveu du précédent. Les Gesta (2) lui attribuent trente-trois ans d'épiscopat et le font ordonner par l'archevêque de Sens Aldric (829-836), deux choses inconciliables, car si Héribald a siégé trente-trois ans, il a du être consacré en 824, et Aldric n'est devenu archevêque de Sens qu'en 829. Il prit part, en juin 829, au concile de Paris; en octobre 833, à l'assemblée de Compiègne, où Louis le Pieux fut déposé; l'année d'après il suivit Lothaire en Italie (3). Le 1er septembre 841 il transféra solennellement les reliques de saint Germain (Gesta) ; le 16 janvier 849 il reçut un diplôme de Charles le Chauve (4). L'année suivante il signa la lettre collective adressée à Nominoé par l'épiscopat franc. Il figure à diverses reprises dans la correspondance de Loup de Ferrières (5); une épigramme de Walafrid Strabon lui est adressée. Parmi les actes où son nom figure, les derniers sont la charte royale du 24 août 855 en faveur de Saint-Calais, et la lettre des évêques de la province de Sens au clergé de Paris, à l'occasion de l'élection d'Enée, de la fin de 856 ou du com-

(1) Bôhmer-Mùhlb., n« 684; Quantin, n° 16.

(2) Ils lui font exercer les fonctions d'archichapelain, ce qui est impossible.

(3) Flodoard, H. Rem., 11, 20.

(4) Lebeuf, t. IV, p. 22, n° 6.

(5) Ep., 19, 21, 37, 63, 84, 95, 99.

mencement de 857. — Obit, le 25 avril; l'année ne peut être que 857.

36. — Abbo. — Frère du précédent. Siégea, d'après les Gesta, deux ans et dix mois, ce qui, eu égard à la date de sa mort, reporterait son avènement au mois de février 857. Mais la chronologie d'Héribald ne permet pas de remonter si haut. Il doit y avoir erreur, dans l'un des chiffres, de mois ou d'années. Il prit part aux réunions épiscopales de 859 (Metz, 28 mai; Savonnières, 14 juin). Son obit étant du 3 décembre, il a dû mourir le 3 décembre 859 (1).

37. — Christianus. — Il apparaît pour la première fois parmi les plénipotentiaires du traité de Coblence, 7 juin 860. Sa signature figure parmi celles des canons de Thusey, le 22 octobre de la même année (2), et au bas de beaucoup d'actes de ce temps. Le dernier paraît être le concile de Douzy, septembre 871, auquel il fut représenté par son archidiacre. Les Gesta fixent sa mort au 22 novembre; elle ne peut d'ailleurs tomber qu'en 871. Quant au chiffre d'années, XIIÎ, assigné par les Gesta, il doit évidemment être corrigé en XII.

38. — Wala. — Siégea sept ans et quarante-huit jours. On le trouve en 876 au concile de Ponthion; en 877 il est mentionné dans le capitulaire de Kiersy (15, 25). — Obit, le 9 mars. D'après les dates du suivant, son épiscopat a dû commencer le dimanche 20 janvier 872.

39. — Wibaldus. — Nommé par Louis le Bègue et consacré par l'archevêque Anségise, le 5 avril 879 (3). Il mourut le 12 mai 887 (4).

(1) Cependant sa signature figure au bas de l'une des pièces du concile de Thusey (22 oct. 860), bien loin après celle de son successeur Christian. Le même fait se constate aussi pour Noyon : l'ancien évéque réapparaît dans les signatures de cette pièce, beaucoup plus bas que le nouveau.

(2) Celle d'Abbon aussi; v. note précédente.

(3) Les Gesla n'indiquent pas l'année, mais elle résulte de la coïncidence du dimanche et de ce que Wibald fut nommé par Louis le Uégue, lequel mourut le 10 avril 879.

(4) Année marquée dans les Annales de Limoges {M. G. Scr , t. II, p. 251). il y a donc lieu de corriger le chiffre d'années indiqué par les Gesta, et de

39. — Herifridus. — Nommé par Charles le Simple et consacré par l'archevêque Gautier, le 29 août 887 (1). Il siégea vingt-deux ans, un mois et seize jours, soit jusque vers le 15 octobre 909.

Le catalogue épiscopal de Troyes n'est connu que par Robert de Saint-Marien et ses copistes ordinaires. Je le reproduis ici d'après Robert lui-même, manuscrit 132 d'Auxerre, p. 91. Il va, de première main, jusqu'à Manassès de Pougy (1181-1190); mais il a été continué, dans ce manuscrit, jusqu'à Nicolas de Brie (1233-1269).

Amator.

Obtacianus.

Léo.

Heraclius.

Melanus.

Aurelianus.

Ursus.

Lupus.

Camelianus.

Vincentius.

Ambrosius.

Gallomannus.

Agrecius.

item Lupus. 15 Evodius.

Modegilus.

Ragnegisilus.

Leuconius.

Bclthoaldus.

20 Wanmirus.

Abbo Félix.

Vulftedus.

Ragembertus.

Nomina Trecensium episcoporum.

Aldebertus.

25 Fredebertus.

Gaucherius.

Arduinus.

Gensardus.

Bobinus.

30 Amingus.

Adelgarius.

Osulfus vocatus,

Beltulfus.

Elyas.

35 Adalbertus.

Prudentius.

Fulchericus.

Ottulfus.

Bodo.

40 Rihtueus.

Othbertus.

Anseisus.

Gualo.

Milo.

45 Manassès.

Raynaldus.

lire an. VIII au lieu de an. VIL Les autres chiffres, m. / d. VIII sont exacts. Il en est de même des chiffres de vacance, m. /// d. XVII. (1) Gautier fut lui-même consacré en 887, le 2 avril. Cf. ci-dessus, p. 422.

Fromundus. 55 Henricus.

Mninardus. Matheus.

item Fromundus. Manasses.

50 Hugo. Hai.

item Hugo. Garnerius.

Phylippus. Herveus.

Raynaudus. Robertus.

Atto. Nicholaus.

Malgré son attestation un peu tardive, ce catalogue doit inspirer confiance. Les documents, comme on va le voir, le vérifient presque constamment, depuis le Ve siècle. Du reste, nous avons la preuve qu'il existait déjà au IXe siècle, tel que nous l'avons maintenant. Dans une charte de Tannée 891, l'évêque Bodo est qualifié de trigesimus nonus episcopus Trecorum. C'est exactement le rang qu'il occupe dans notre série. Vers le même temps, l'auteur de la vie de saint Frodobert (1) sait que l'évêque Ragnegisile était le dix-septième de la liste et qu'Abbon venait quatre rangs après lui.

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