Leontius
27. — Sacerdos. — Présida le V° concile d'Orléans, en 549. Il mourut le 11 septembre 552, à Paris (3), où il s'était rendu pour un autre concile. De sou épitaphe, trouvée à Saint-Nizier en 1308, un fragment a reparu en 1883 (4).
Nomine, mente, fide, meritis, pietate Saccrdus
officie-, cultu, precio, corde, gradu, dogmate, consilio, sensu, probitate, vigore,
stemate, censura, religione cluens, gaudia cunctorum rapiens, lamenta relinquens
arcOBVS HIC CLAVSVS LAVDIBVS AMPLA TENEns patriciVMQVE DECVS EREX1T CVLMINE MORVM
sic pARTOS FASCES FORTIA CORDA LEVANT magnuM NAMQVE BOXVM CAELESTI MVNIRE PERSTAT
corPORA CVM dESINT INCLITA GESTA MANENT pignoris anNIXVs laTIRI HVC SORTE SUPREMA
sanguiNE QVOS VITA SVMIRE IVNCXIT AMOR cuius quanta VIRÏ MVNDO SAPIENTIA FVLSIT
ventVRI SAECLI GLORIA TESTIS ERIT qui vixit IN AMORE ET TEMORE DI ANNIS ■ LXV OBiit iii id. sep .
[xii] p. c. iustinl VIRI CLARISSIMJ CONSOLIS ■ IN DIctione prima.
28. — Nicetius. — Saint-Nizier. Son oncle Sacerdos le désigna au roi Childebert pour être son successeur au siège de Lyon (5). Grégoire de Tours a écrit sa vie (5); sa
(1) M. G. Scr. Ant., t. IV, 2e p., p. 74. Sa vie à lui, que les Bollandistes (25 sept.) ont tirée d'un bréviaire lyonnais, n'en apprend guère plus que les documents cités.
(2) Le catalogue porte Licontius.
(3) Greg. Tur., H. Fr., IV, 36; cf. Vitae PP., VIII, 3.
(4) Bulletin des Antiquaires, 1883, p. 160; cf. de Rossi, Inscr. christ., t. II, p. 310; C. I. L., XIII, 2398.
(5) Greg. Tur., H. Fr., IV, 36.
(6) Vitae PP., VIII. Cf. Hist. Fr., V, 5, 20; VII, 5; Virtules s. Iuliani, 2, 50; Gl. conf., 60, 61. Fortunat, Carm., X, 10.
signature figure au bas du concile tenu à Lyon en 570. Son épitaphe fut retrouvée en 1308 dans l'église qui porte son vocable et qui fut d'abord dédiée aux saints apôtres Pierre et Paul :
Ecce sacerdotis tenait qui iura sacerdus.
quo recubat tumulo nomine Nicecius.
Urbs Lugdune, tuum rexit per tempora clerum
ecclesiamque Dei cordis amore colens.
Quique Sacerdotis factus bis proximus eris (1)
sanguine coniunctus (2), culmina, sede simul. Vir bonus indultus cunctis famulisque benignus
[quos (3) duro laesit] verbere quisque suo. Mansuetus, patiens, mitis, venerabilis, aptus,
pauperibus promptus, simplicibusque pius.
Psallere precipue normamque tenere canendi
primus et alterutrum tendere voce chorum. Noxia temnendi (4) vitans discrimina mundi
inque Dei solum vivere novit (5) opus.
Sic vigil (6) ac sobrius, aie castus carnis ubique
quo nichil in clero dulcius esse potest. Causarum sprerit strepitus vanosque furores
et simplex mundo sed sapiens Domino iura potestatum verbi terrore cohercens
iurgia despiciens suspiciensque Deum, sic erecto simul mitis (7) pietate serenus
transiit innocuus, régna superna tenet.
Huic (8) iam prima patet calcatis poresdimiltis
iam paradisiacas (9) possidet aptus opes. Obiitllll nonaprilis XXXIII» p.c.Iustini(lO) etindic. sexta.
Le 2 avril de l'an 33 après le consulat de Justin (540) et de Tindiction VI, est le 2 avril 573 (11). Le martyrologe
(1) Pour hères.
(2) Coniunclum cod.
(3) Mots effacés; restitution conjecturale.
(4) Tenendi cod.
(5) Mot altéré : vvnt cod.
(fî) Vigilis atque cod.
(7) Mittis cod.
(8) Hue cod.
(9) Paradisi aquas cod.
(10) Post Iustinum cod.
(11) Saint Nizier est donc mort dans la vingt et unième année de son
168 FASTES ÉPISCOPAUX DE i/ ANCIENNE GAULE.
hiéronymien marque l'ordination de s. Nizier au 19 janvier, sa sépulture au 2 avril.
29. — Priscus. — Grégoire de Tours parle de lui à diverses reprises (1), peu favorablement. Il prit part au concile de Paris, le 11 septembre 573 ; présida, en 581, deux conciles, à Lyon et à Mâcon ; assista, le 22 juin 585, à celui de Valence, et présida, la même année, le second concile de Mâcon. Son épitaphe, retrouvée en 1308 à Saint-Nizier, nous est parvenue dans un assez mauvais état :
Quis nescit cuius hoc sit tam sublime sepulcrum
Hoc tumulata loco Prisci pia membra recumbunt
qui retenit merito sidcra celsa suo (3) PrOgenie clarus, felix, generosus, opimus,
mentis et arbitrio iusticiaque potens.
Induisit (4) prudcns mixto moderamine causis
iurgia (5) componcns more sereniferi.
Concomis et dignus regisque domesticus et sic
promeruit summo mente placere Deo.
Hiac sibi Lugdunum celsa sacerdotis ad usum
Edibus ad celum terris migravit ab ymis
iunii mensis cultus honore pio.
Le dernier distique donne le jour de sa mort (idibus iunii)! qui arriva au plus tôt en 586.
30. — Aetherius. — Elu évêque après la mort de* saint Nizier, mais écarté alors par le roi Gontran, qui lui préféra Priscus, il dut attendre la mort de celui-ci. Il apparaît pour la première fois en 589, à la tête des signataires
épiscopat, et non dans la vingt-deuxième, comme le marque Grégoire de Tours.
(1) Hist. Fr., IV, 36; VIII, 20; Yitae PP., VIII, 5.
(2) Et sequitur alius versus qui legi non polest. Et postea : (Procèsverbalj.
(3) Retenit (pour retinet) mérita... cesa cod.
(4) Indulxit cod.
(5) Georgio cod.
(6) Et secuntur plures versus alii qui legi bene non poterant (Procèsverbal).
d'une lettre collective écrite par divers évoques relativement aux troubles qui agitaient le monastère de Sainte- Radegonde à Poitiers (1). Grégoire de Tours le nomme encore deux fois (2). Mentionné dans la vie de saint Austregisile (3). Il reçut à diverses reprises des lettres de saint Grégoire le Grand (4) ; la dernière est du mois de novembre 602. Aetherius mourut cette année-là môme (5). C'est lui qui célébra l'ordination épiscopale de saint Augustin, le premier archevêque de Cantorbéry (6). C'est par ses soins que fut rédigée la vie anonyme de saint Nizier (7).
31. — Secundinus. — Frédégaire marque, à l'année 602, qu'il succéda à Aetherius.
32. — Aregius. — Mentionné plusieurs fois par Frédégaire (8) comme ayant joué un des premiers rôles dans les persécutions infligées à l'évêque de Vienne, saint Didier, et en général comme un des principaux conseillers de la cour de Bourgogne sous Thierry II et Brunehaut. Il présida, le 10 octobre 614, au concile de Paris.
33. — Tetricus. — Présida , en 627 , au concile de Clichy (9).
34. — Candericus. — Signa le privilège pour Rebais (637-8); présida au concile de Chalon-sur-Saône, tenu en 650. Mentionné dans la vie de saint Baldomer (saint Germier (10).
35^ — Viventius. — Mentionné dans la vie de saint Baldomer, comme abbé de Saint-Just, situation qu'il occupa avant son épiscopat.
(1) Greg. Tur., Hist. Fr., IX, 41.
(2) H. Fr., X, 28; Vitae PP., VIII, 8.
(3) Acta SS. maii, t. V, p. 61 (20 mai).
(4) Jaffé 1436, 1747, 1830, 1872.
(5) Frédégaire, IV, 22.
(6) Bède, H. E., I, 27, qui en fait à tort un évéque d'Arles.
(7) M. G. Scr. merov., t. III, p. 524.
(8) Frédégaire, IV, 24, 30, 32.
(9) Son nom est écrit Treticus dans le manuscrit de Diessen, Theodoricus dans le texte de Flodoard.
(10) Acta SS. fev. (27 fév.), t. III, p. 688.
36. — Aunemundus. — Sa signature figure au bas du privilège de Clovis II pour Saint-Denis , en date du 22 juin 654, et de ceux d'Emmon de Sens pour Saint- Pierre-le-Vif et Sainte-Colombe (660). Ses relations avec saint Wilfrid sont mentionnées dans Y Histoire ecclésiastique de Bède et dans la vie de Wilfrid par Heddi (1). On y voit en particulier que Wilfrid passa auprès d'Aunemundus les trois ans qui précédèrent la mort de* celui-ci. Aunemundus fut massacré à Chalon-sur-Saône à l'instigation de la reine Bathilde. Ses restes furent déposés à Saint- Nizier ; en 1308, l'épitaphe était déjà illisible; on ne put en déchiffrer que quelques mots :
Annem nobilis qui claro. . .
Fête, le 28 septembre.
37. — Genesius. — D'abord abbé à la cour de Clovis II, puis attaché à la personne de la reine Bathilde, dans la vie de laquelle il est mentionné (2), il paraît pour la première fois, comme évêque de Lyon, parmi les signataires de la charte de Berthefred d'Amiens en faveur de Corbie , donnée le 6 septembre 664. Il signa aussi un privilège de l'évêque de Soissons, Drauscius, le 26 juin 667 (3). Il prit parti, en 675-6, pour saint Léger contre Ebroin (4). En septembre 677 il assista à l'assemblée de Maslay (Malascum), Son anniversaire est marqué au 1er novembre dans les calendriers de Lyon. Il mourut en 678, comme il résulte de la chronologie du suivant (5).
(1) Heddi, dans Mabillon, Acta SS. 0. S. B. sa.ec, IV, 1, p. 678; Bédé, V, 19. Les auteurs anglais Bède et Heddi parlent d'Annemundus en lui donnant le nom de Dalfinus, qui était peut-être un autre nom de cet évoque. — Sur la pièce fausse connue sous le nom de Testament d'Annemundus, v. Coville, L'évêque Aunemundus el son testament, dans la Revue d'histoire de Lyon, 1902.
(2) Vita Bathildis, c. 4, 14.
(3) Cf. le plaid sans date du temps de Clotaire III, Pertz, p. 34.
(4) Vita Leodeg., c. 8, 11.
(5) Vacandard, Le règne de Thierry III, dans la Revue des questions historiques, t. LIX (1896), p. 501 et suiv.
38. — Landebertus. — Abbé de Fontenelle, promu évoque de Lyon à la fin de 678; en 684, il consacra saint Ansbert comme évêque de Rouen (1). Sa signature figure au bas d'une charte mancelle de juin 683 (2). Son anniversaire est marqué au 16 mai dans un groupe de manuscrits du martyrologe hiéronymien, depuis le VIII0 siècle (3).
39. — Godinus. — Mentionné comme évêque dans une charte de Thierry III, du 30 octobre 688 (4). En 693 (28 février), il assistait au plaid de Valenciennes (5). Le 29 juin de la même année, il célébra l'ordination épiscopale de Bertwald, métropolitain de Cantorbéry (6). Une charte de Childebert III mentionne, le 13 décembre 695, un contrat antérieurement passé par lui. C'est sous son épiscopat que saint Bonnet, évêque d'Auvergne, mourut à Lyon (7); ceci suppose qu'il atteignitau moins l'année 701.
40. — Foaldus. — Connu par la Translation de saint Bonnet, où il est appelé Fulcoaldus.