Hucbertus. — Reçut un diplôme de Charlemagne
(i) H. Fi\, V, 45.
(2) //. Fr., X, 28.
(4) Acta SS. ian., t. III, p. 392.
(5) Inconnu au G. C, qui nomme ici, pour l'écarter, un Waclelinus. Un évoque de ce nom est nommé dans les Gesta episcoporum Autisiod., c. 20 (p. 336 Duru\ comme ayant échangé avec l'évéque d'Auxerre, Didier (v. 620), un immeuble situé dans la ville de Chalon. Il est possible, mais non certain, que ce soit un évoque de ce siège. Il ne figurait pas au catalogue du chœur.
(6) Acta SS. oct., t. IV, p. 286. Le trait principal est que l'évéque se renferma pendant sept ans pour expier une faute assez légère commise dans l'exercice de ses fonctions. Son souvenir était attaché à l'église Saint- Laurent, sur la rive gauche de la Saône.
(7) Neues Archiv, t. XVI, p. 585.
en date du 30 avril 779 (1). C'est probablement le même évoque Hucbertus qui est mentionné dans une lettre du pape Hadrien, écrite entre 784 et 791 (2).
14. — Fova. — En 826 ou 827 il se joignit aux archevêques de Lyon et de Vienne, Agobard et Barnard, pour adresser à Louis le Pieux un mémoire de Iudaicis superstitionibus (3). On trouve son nom au bas de divers actes, en 830, 834 (?), 835 (4), 837.
15. — Godelsadus. — Il signa au privilège pour Corbion, délivré à Germigny, en 843; mais de cette signature, ajoutée après coup, on ne saurait conclure qu'il siégeât en 843 (5). Son ordination est mentionnée dans une des lettres de la collection de Loup de Ferrières, écrite vers 849 (6). On le trouve ensuite .parmi les signataires de diverses pièces conciliaires et autres, dont la plus récente est de 862 (concile de Pistes).
16. — Girbaldus. — C'est ainsi que son nom est écrit sur l'original du privilège pour Saint-Germain d'Auxerre, signé à Pistes en juin 864 (7), le premier document où soit mentionné cet évoque. Il figure en beaucoup d'autres jusqu'à lran née 885 (12 juin), date d'un diplôme (8) dans lequel Charles le Gros parle de lui comme d'un homme accablé par l'âge et les infirmités (9).
(1) Bôhmer-M., 214; G. C, t. IV, p. 225 inslr.
(3) Migne, P. L., t. CIV, p. 78. Son nom est écrit ici Eaof ou Eaor. Sur la date de cette pièce, voy. Simson, Jahrb. Ludwig. d. Fr., t. I, p. 395.
(4) Priv. pour Bèze, d'Achery, t. II (2e éd.), p. 40G; priv. d'Aldric de Sens pour saint Rémi; concile de Thionville, concile de Kiersy. — Sur la date du priv. de Bèze, cf. Sickel, Acta CaroL, p. 337 ; sur la valeur du document de Kiersy, Mùhlb., 949.
(5) Mabillon, Acla SS. snpc. IV1', p. 251. La signature de Godclsad fait partie d'un groupe de signatures épiscopalcs ajoutées après celles d'un certain nombre d'abbés. Parmi elles figure celle de Ilildcbrand de Sécz (postérieure à 850), dont le prédécesseur Saxobod est un des signataires primitifs.
(6) Après la mort d'Alteus, évoque d'Autun ; cf. ci-dessus, p. 182, n. 3.
(7) Quantin, Cartulaire de VYonne, n° 45. (S) Bôhmer-Mùhlb , 1G5G.
(9) Le Warnulfus dont le G. C. discute ici les titres, est un év êque réel
17. — Stephanus. — Siégea aux deux conciles de Chalon, tenus le 18 mai 886 et le 18 mai 887 (1).
18. — Ardradus. — Apparaît pour la première fois au synode tenu dans sa ville épiscopale, en 894, pour juger le moine Girfred, soupçonné d'avoir empoisonné l'évêque d'Autun Adalgar. Il vécut au moins jusqu'en 919.
« Le catalogue des trente-deux premiers évêques de Mâcon, depuis saint Nicet jusqu'à Haimon (1219-1241), se trouvait dans le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, connu sous le titre de Livre enchaîné. Des copies en sont passées dans les papiers de Chifflet, conservés à Bruxelles avec le fonds des Bollandistes, dans ceux de Bouhier et dans ceux des bénédictins de Saint-Germain (2). » Le voici, d'après ces trois copies :
ISomina antistitum s. Matiscensis ccclesiae.
Primus Nicetius confcssoi*. Gundulfus vocatus cpiscopus.
Almus Iustus. Adalrannus.
Sanctus Eusebius. 10 Braidcmus.
InclitusDecius. Bcrnardus.
5 Egregius Momulus. Lambcrtus.
Beatus Floi-entinus. Gomtardus.
Sanctus item Dccius. Sacratus Giraldus.
cmme on le voit par la pièce Bôhm.-Mùhlb., 1655 (Bouquet, t. IX, p. 337); mais il n'a été qualifié d'ôvêque de Chalon que par l'auteur d'une fausse lettre pontificale adressée à un pape Agapit, soi-disant contemporain de Charles le Chauve.
(1) Je crains bien que ces deux assemblées n'en fassent qu'une seule. Les deux documents émanés de la première sont datés 886, ind. V.; l'indiction est celle de 887; l'un d'eux, une charte pour Bèze, n'est connu que par une analyse dans la Chronique de ce monastère; c'est, du reste, le seul des deux qui ait la date du jour et du mois. — Le document où l'on trouve 887 est une charte de Geilo, évoque de Langres, pour Saint-Etienne de Dijon.
(2) Dclisle, l. c, p. 404. Les deux derniers manuscrits portent respectivement les cotes suivantes : Parisinus 1708G (p. 28) et Parisinus 13108 (f. 202). YVaitz (If. G. Scr., t. XIII, p. 379) a publié le texte du ms. de Bruxelles; Mabillon {Anal., f« p. 221), le Gallia chrisliana (t. IV, p. 1039) et Ra^ut [Cartulaire de Saint-Vincent, p. 40) celui du Parisinus 17086.
15 Berno. Drogo.
Mainbodus. 25 Landricus.
Tercelinus. Berardus.
Ado. Iocerannus.
lohanncs. Pontius.
20 Milo. Stephanus.
Ledbaldus. 30 Renaudus.
Gauslenus. Poncius.
Walterius. Haymo.
Cette liste est vérifiée depuis l'évêque Brindingus (n° 10), c'est-à-dire depuis le milieu du IXe siècle. Pour la partie antérieure, elle est étrangement incomplète et fautive. Sur sept évêques que nous connaissons par les documents, cinq font ici défaut.
Les trois premiers, Nicetius , Iustus, Eusebius , avec le cinquième, Momulus, sont nommés dans une charte (1) de l'évêque Maimbode, vers 950, comme ayant été évêques et confesseurs dans la ville de Mâcon et comme reposant dans l'église suburbaine de Saint-Clément. Eusèbe est connu d'ailleurs; il en est de même de Momulus, s'il est le même que le Domnulus dont il sera question plus loin. On ne sait rien sur Nicetius et Iustus, dont les noms ont une ressemblance inquiétante avec ceux de deux des plus célèbres évêques de Lyon. Rien non plus sur les deux Decius. Quant à Gundulfus, vocatus episcopus, la formule semble indiquer un de ces évêques laïques comme on en vit tant sous le gouvernement de Charles Martel. Adalrannus, qui vient ensuite, n'est attesté que par le catalogue, mais on n'est pas sûr qu'il y soit à son rang.
1. — Placidus. — Assista aux conciles d'Orléans en 538, 541, 549, et à celui de Paris en 552.
2. — Florentinus. — Dans sa vie de saint Germain de Paris, Fortunat raconte (c. 63) qu'à Autun, lors de l'ordination de Syagrius (v. 561), un Florentinus inluster fut
(1) G. C, t. IV (instr.), p. 277.
guéri miraculeusement par l'évêque de Paris. Ce FJorentinus était dés lors désigné pour être évèque ; il le fut depuis, mais à Màcon : Qui deinceps Matascone ordinatus est episcopus. Je pense qu'il ne faut pas descendre beaucoup au-dessous de l'année 561 ; c'est- ce qui me détermine à placer ici cet évèque,. qui n'est pas autrement connu (1).