L.eblant
Leblant, 429.
Ze comput est faux, Pantagathe ayant siégé plus de neuf ans. Adon
compris l'un des vers où se trouve marqué l'âge du défunt :
Bissenum vHae complevit tramiie lustrum Annis quinque super saecula nostra videns.
)ans le pays de Vienne, on a compté par les postconsulats do Paulin en 537 (C. /. L.. t. XII, n" 2078, 2405); puis on adopta les postconsu- Jean, dont un se présente, en 540, sur une inscription viennoise ; itre même le consulat de Jean, en 538, fut-il reçu à Vienne dés cette : il le fut sûrement dans la cité de Die {ibid,, n" 2080. 2081 ; cf. n» 1530). t aux postconsulats de Basile, ils n'apparaissent pas à Vienne avant jnsi, du moment où les noms do Paulin et de Basile apparaissent ^nément dans l'épitaphe d'un évoque de Vienne, il faut que l'un dél'avènement, l'autre la mort. Pour le premier, on ne peut, dans le cas nt, descendre au delà de l'année 538, parce que, le 7 mai de cette an- Pantagathe assistait au troisième concile d'Orléans. On ne peut ro-
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C'est aussi dans Tépitaphe de Naraatius (1) qu'il a vu que ce prélat était nobilis stemmate sed nobilior vUa et eh" quio^ et qu'il mourut à Tâge de soixante-treize ans. Peutêtre s'est-il aidé aussi de celle d'Hesychius II (2).
Au temps d'Adon ces inscriptions devaient être encore apparentes et faciles à lire. Du reste, il en existait des copies dans les recueils de petits poèmes et d'épitaphes en vers (3).
Il s'est servi aussi d'une charte (4) que nous avons encore, celle du duc Ansemundus, adressée à sa fllle Remilla, en faveur de Saint-André le Bas. Mais il Ta antidatée (5) en la rapportant à l'épiscopat de Philippe,
monter beaucoup plus haut, puisqu'il y a un évéque, Doraninus, à placer entre Pantagatbe et Julien, lequel siégeait sûrement en 533, le 23 juin, date du deuxième concile d'Orléans. L'anniversaire de Julien tombait le 32 avril; il est donc mort, au plus tôt, le 22 avril 534. Domninus, dont l'anniversaire était célébré le 3 novembre, sera mort, au plus tard, le 3 novembre 537- D'autre part, la mort de Pantagatbe ne peut être placée qu'en Tune des années 547, 548 ou 549; en 549, le 20 octobre, son successeur Hesychius II assistait au cinquième concile d'Orléans.
(!) Leblant, 425 :
Nobilis eloquio et stemmate nobilis alto ^ Nobilior merilis et vitae clarior actu,..
Septies hic denos et très compleverat annos,
(2) Il dit de lui : Qui et ipse sub lustiniano floruit. Ce sub lustiniano me semble venir d'une note chronologique gravée au bas de l'épitaphe. Hesychius II a en effet siégé sous Justinien, bien qu'Adon le place sous Justin II.
(3) Un recueil de ce genre, contenant cinq inscriptions de Vienne, notamment les épitaphes d'Avit, de Pantagathus, d'Uesychius II et de Namatius, fut offert au tombeau do saint Oyan {s. Augendi) par l'abbé Manno (t 880). Il se trouve maintenant à la Bibliothèque nationale {lat, 2832, s. ix); cf. de Rossi, Inscr, urbis Romae christ,, t. II, p. 262. — Adon ne dépend pas de ce recueil, car il s'inspire d'une inscription où l'on faisait l'éloge de Domninus (Leblant, 405), et cette inscription manque au manuscrit de Manno; d'autre part, il donne pour Pantagatbe une note consulaire, cons. Paulini iun, et Basilii, fautive, il est vrai, mais qui a dû être relevée sur le marbre lui-môme, car elle ne se trouve pas dans les recueils d'inscriptions métriques; les personnes qui formaient ces recueils s'intéressaient en général fort peu à cet ordre de renseignements.
(4) GalL christ., t. XVI. inslr,, p. 1.
(5) Ou postdatée, si Ton admet que la charte est de 543; voyez la note suivante.
nença en 559 ou 560 et se termina avant 581.
est datée de la neuvième année d'un roi
qui ne peut convenir qu'à Clotaire III et à
il a eu à sa disposition deux vies de saints,
Qt Sévère, « prêtre indien^ » et celle de saint imment publiées (2). La vie de saint Sévère lui 1 événement, la dédicace de Téglise Saint- 'il place à tort sous Tépiscopat d'Hesychius I" lors qu'elle est censée avoir eu lieu l'année où it Germain d'Auxerre (448). Enfin, il a noté la ) l'évoque Evantius à un grand concile, que ) être le premier concile de Mâcon, en 581.
vant de ces documents divers, Adon arrive à 3 chose sur ses prédécesseurs, à partir de saint jusqu'à saint Didier. Deux seulement, Julien, immédiat de saint Avit, et Verus II, prédéces-
t il faut noter que la charte en question est visée dans un uis le Pieux, du 3 mars 831 (Bôhmer-Mùhlb., 855), comme rmée par les rois Thierry et Contran. A ce compte, elle delotairo I*' et de l'année 519-520, ce qui est impossible. Ceux int à Tannée 543 sont obligés d'admettre, contre tout usage, no VIIH régnante domno Hlolhavio est comptée non pas à lement de Clotaire à la royauté franque (511), mais à partir il commença de régner sur la cité de Vienne (534). Encore le de démontrer que Vienne ait appartenu à Clotaire avant 3st même fort douteux (v. ci-dessus, p. 83) qu'il ait participé tage de la Burgondie, en 534. — La difficulté me paraît dele autrement. Dans le texte, fort mal conservé, de la charte, de saint Leonianus et de sa règle monacale; Adon en parle de la fondation d'Anscmundus; il dit que saint Leonianus sous Vévéque Avit^ un autre monastère de Saint- André Saint-André-le-Haut), celui-là même où avait été élevée Re- )lle devait transporter la règle dans la nouvelle maison reli )ut que la confirmation de Contran ait visé ce monastère, y (III ou IV) la fondation de Remilla.
vies figurent dans le manuscrit 566 de Saint-Call avec d'aui viennois, envoyés en 870 à cette abbaye par Adon lui-même é celle de saint Didier (Krusch, M. G. Sci\ merov., t. III on peut le voir en comparant son texle avec celui de la p. 638). Celle do saint Sévère aura sans doute été retouchée, s n'avons aucun document du texte primitif. Celui d'Adon al. Bail., t. V, p. 417.
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seur de saint Didier, sont marqués avec les mentions banales floruit, claruit (1).
Au delà du VI® siècle, ces banalités d'expression sont tout ce que Ton rencontre : Domnolus florebat, vir strenuus et in redimendis captivis piissimus ; — Aelherius^ vir in omnibus eœimius^ praeclarus habetur; — Clarentius, vir satis erudiius claruit ; — Sindulphus clarus habetur ; — Hecdicus magnae religionis vir, Chaldeoldus et Dodolenus passent sans aucun éloge. Puis la série reprend : Bobolinus iiu signis claruit; — Georgius magnne virtutis episcopus; - — Deodatus magnae parsimoniae vir. De Blidrannus on ne dit rien.
Deux fois, dans cette série, apparaissent des notes chronologiques; la première, qui fait mourir Hecdicus dans les derniers temps de Justinien II, est fautive d'un demisiècle au moins (2). Quant à l'autre, qui prolonge Tépiscopat de Chaoald jusqu'au temps de Thierry III (675-691), elle n'a probablement pas beaucoup plus de valeur (3).
Il est évident que, depuis saint Didier, comme avant saint Mamert, Adon n'a eu d'autre source d'information que le catalogue épiscopal.
Avec l'évêque Eoldus, qui siégea dans les dernières années du VII* siècle, nous atteignons la région des souvenirs traditionnels. Adon rapporte à cet évoque, « parent des rois francs, » la construction de la crypte de Saint- Maurice et le changement de vocable de la cathédrale. Il sait que l'évêque Austrobert, vir strenuus et nobilis, était enterré dans sa villa de Vilidiacum, près de la Seine ; peut-être avait-il vu l'endroit. Il sait aussi que l'invasion
(1) Adon dit que saint Didier avait été diacro sous Verus; la Passio s. Desiderii ne marque pas ce détail.
(2) Le successeur d'Ecdicus, Chaoald, était déjà en fonctions en 654; Justinien II a régné depuis 685 jusqu'à 695, et, si Ton fait entrer son deuxième règne en ligne do compte, jusqu'en 711.
(3) La dernière date connue do Chaoald est de 664, la première que Ton rencontre ensuite, celle de 680, tombe dans l'épiscopatdo Blidrannus. Entre les deux, il faut placer quatre évoques; dans ces conditions, il est difiScilo que Chaoald ait vu Tannée 675.
158 FASTES ÉPISCOPAUX DB l' ANCIENNE GAULE.
sarrasirie (735) obligea l'évéque Wilicaire à ramener en ville les reliques des saints Ferréol et Julien, leur basilique de la rive droite du Rhône ayant été incendiée par les musulmans; et que le même évéque, humilié dans sa dignité par les usurpations de biens ecclésiastiques, se retira au monastère d'Agaune, après avoir passé par Rome et fait connaissance avec le pape. Ici, il se trompe de pape et confond Etienne II avec Grégoire III (1). C'est encore, je pense, la tradition qui Ta renseigné sur l'élévation de Berteric, « serviteur de l'église » de Vienne, au siège métropolitain, lors du passage de Pépin le Bref en cette ville (767), et sur la nationalité de Tévêque Vulferius, « bavarois, qui s'appelait Vultreia dans la langue de son pays. » Çà et là, quelques prélats passent rapidement : de Bobolinus, prédécesseur d'Austrobert, il ne dit rien du tout; Berteric et Proculus sont Tun homo simplex, l'autre similiter innocens et simplicis naturae. Si cela veut dire quelque chose, il faut se rappeler que nous sommes au temps de Charles-Martel et de Pépin. Quant à ce qu'Adon rapporte de son prédécesseur Barnard, un des hommes les plus en vue au temps de Louis le Pieux, il est clair qu'il n'a eu besoin de le demander à personne. D'Aglimar, auquel il succéda, il se borne à prononcer le nom ; de luimême, il ne dit absolument rien (2).
(1) Cf. Lib, pontif., t. I, p. 421.
(2) Pour achever d'énumérer les sources do la Chronique d*Adon» en ce qui regarde, noQ plus spécialement l'histoire des évéques, mais Thistoire de l'église de Vienne, je signalerai le De viriB de Gonnadius (c. 68, 84), d'oii il a tiré de qu'il dit de Claudien Mamert, et les traditions martyrologiques relatives à saint Phocas et aux saints de Romans. La translation à Vienne des reliques de saint Phocas de 8inopo et leur présence dans la basilique des saints Apôtres est mentionnée dans le martyrologe dit de Bédé et dans celui de Raban (14 juillet); c'est peut-être à Vienne que se rapporte la note suivante du martyrologe hiéronymien, au même jour : et alibi s. Focae episcopi et confessoris. Quant aux saints Sévérin, Exupére et Félicien, découverts en 840 ou environ par l'évéque Barnard et transférés par lui à Romans, ils étaient déjà célèbres au temps d'Adon : Wandelbert, en 848, les inséra dans son martyrologe (19 novembre). Dans sa Chronique, Adon les place, évidemment par conjecture, au temps de Marc-Auréle.
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En somme, jusqu'à Eoldus et au temps de Charles- Martel, la chronique d*Adon n'a guère de valeur, pour rhistoire de l'église de Vienne, que par le catalogue épiscopal qu'elle contient. Ce que l'auteur a ajouté à ce catalogue est ou faux, ou connu d'ailleurs (1).
Outre sa Chronique, Adon nous a laissé un martyrologe. Dans sa rédaction première, ce document, constitué à Lyon, ne témoigne d'aucun intérêt spécial pour les évoques de Vienne. C'est un Florus amplifié et modifié dans sa distribution, sous l'influence de ce qu'on appelle le petit
(1) On a fait dernièrement (A. Grospellier, BuUelin d'hist. eccl. et d^archéol, religieuie des diocèses de Valence^ Gap, Grenoble et Viviers, t. XX, 1900, et XXI, 1901) de grands efforts pour démontrer que les mentions dos évéques de Vienne, dans la Chronique d'Adon, sont le résultat d'interpolations et ne sauraient engager la responsabilité d'un personnage aussi estitimable. A ce compte>là, et s*il fallait soustraire à la paternité d*Adon tous les anachronisraes de sa Chronique, celle-ci se réduirait à pou de chose. Le principal argunrent est qu'une vie de Sévère (Anal, BoU,^ t, V, p. 417), envoyée par Adon aux moines de Saint-Gall, porte que l'évéque Philippe était le 21* de la série, tandis que la Chronique en compte 21 autres avant lui. Adon, qui a envoyé officiellement cette pièce, n'assignait donc à Philippe que 20 prédécesseurs: pour avoir la liste reconnue par lui, il faudrait effacer deux noms sur celle de la Chronique, oU il figure au 23* rang. Les deux premiers, Crescent et Zacharie, sont proposés pour le sacrifice. Cette raison est faible; de tels computs sont sujets à beaucoup d'erreurs. Je n'en veux pour preuve que le martyrologe adonien , qui donne à Florentins le huitième rang et à Claudius le onzième, chiffres contradictoires entre eux, car si Florent est bien le huitième d'après la Chronique, Claude est le douzième. On ne saurait rien fonder sur ces chiffres, si facilement altérés dans la transmission paléographique ; la série fournie par le texte de la Chronique offre de bien autres garanties. Inutile aussi d'arguer de ce que les mentions des évéques de Vienne ont l'air d'être des pièces de rapport. Il n'y a pas qu'elles. Cette chronique, faite à coups de ciseaux, n'est, d'un bout à l'autre, qu'un assemblage de morceaux rapportés, cousus, interpolés, sans aucun art de composition. Ce ne sont sûrement pas les mérites littéraires d'Adon, non plus que son exactitude d'historien que l'église de Vienne a entendu récompenser en l'élevant sur ses autels. Je sons bien qu'en cherchant à ébranler ainsi l'autorité de la liste conservée par Adon, on voudrait nous persuader qu'elle n'est pas complète et que l'on peut toujours en supposer une autre, assez longue pour rattacher la fondation do l'église de Vienne à la période apostolique. Mais la liste résiste aux critiques. Du reste, en admettant que celles-ci fussent fondées, et que les deux premiers évéques dussent être éliminés, il n'en résulterait nullement que l'église de Vienne remonte aux apôtres ; mais plutôt qu'elle n'a été organisée qu'à la fin du III« siècle.
160 FASTES ÉPISCOPAUX DE l'aNCIENNE &AULE.
martyrologe romain (1). Plus tard, Tauteur étant devenu archevêque de Vienne, on y fit diverses additions, dont la plupart intéressent l'hagiographie locale ; c'est ainsi qu'un certain nombre de prédécesseurs d*Adon y ont trouvé place. Qui est Tauteur de ces additions? Il semble bien que ce soit Adon lui-même, et le fait qu'il existe des manuscrits où elles ne se rencontrent pas (2) prouve seulement que ces manuscrits dérivent de la recension lyonnaise (3), nullement que celle-ci n'ait pas été retouchée plus tard par son auteur. Au moins doit-on dire que les retouches en question sont exactement de même esprit et de même style que les indications de la chronique. Crescent est commémoré deux fois, au 27 juin et au 29 décembre. Le 27 juin il figurait déjà dans le petit martyrologe romain; c'est la fêle galate ou plutôt censée telle : Apud Galatiam^ Crescentis discipuli Pauli apostoli. Le martyrologe adonien développe (4), au point de vue viennois, cette note laconique. La commémoration du 29 décembre représente la fête viennoise, que peut-être on célébrait déjà. Ce jour-là le petit martyrologe ne parlait pas de s. Crescent; mais, sans aucune indication topographique, il notait : Tropliimi episcopi, discipuli apostolorum. A Vienne on savait où était honoré ce saint Trophime. Adon compléta : Apud Arelatem ; mais il ajouta tout aussitôt : Eodem die^ sancH Crescentis
(1) Je parle .du martyrologe d'Adon d'après des études encore manuscrites de dom Quentin, bénédictin de Solesmes, qui a bien voulu me faire part du résultat de ses recherches à ce sujet.
(2) Le manuscrit 454 de Saint-Gall, que Ton prétend (ce n'est nullement sûr) avoir été envoyé à Saint-Gall par Adon lui-même, on 870, est dans ce cas.
(3) Si c'est Adon lui-môme qui a envoyé le martyrologe aux moines de Saint-Qall, il est assez naturel qu'il n*ait pas choisi pour cela un exemplaire augmenté des anniversaires viennois, lesquels n'avaient aucun intérêt pour l'abbaye.
(4) Apud Galatiam b. Crescentis discipuli s. Pauli apostoli, qui ad Gallias transitum faciens verbo praedicationis multos ad fidcm Christi convertit, Vicnnae civitatc Galliarum pcr aliquot annos sedit ibiquo Zachariam discipulum pro so cpiscopum ordinavit ; rcdiens voro ad gontem cui specialiter fuerat cpiscopus datus, Galatas usquc ad bcatum finem vitae suao in opère Domini confortavit.
aposloli Pauli discipuli, Viennemis ecclesiae primi doctoris.
En dehors de ces détails relatifs aux origines, Adon ne marque qu'un nombre assez restreint d'anniversaires épiscopaux. Des huit que lui fournissait le martyrologe hiéronymien, il en supprima trois, ceux de Lupicinus, Nectarius et Nicetius; celui de Martin fut transféré du 11 mai au 1" juillet (1). En revanche il marque quelques anniversaires nouveaux, ceux de Simplides, Paschase, Julien, Pantagathe, qui rentrent dans la période pour laquelle le martyrologe hiéronymien est ordinairement renseigné, et ceux de Verus II, Aetherius, Clarentius, Chaldeoldus, de la fin du VIû siècle ou du VIP.
Des fastes hagiographiques beaucoup plus complets nous sont venus par un martyrologe conservé autrefois à Tabbaye de Fulda, et maintenant à la bibliothèque de Leyde (2). C'est un abrégé du martyrologe hiéronymien, dont le texte avait passé par Tabbaye de Reichenau, et, auparavant, par Vienne. Outre diverses autres fêtes viennoises, on n'y trouve pas moins de 29 anniversaires épiscopaux, depuis s. Crescent jusqu'à Eoldus, à la fin du VIP siècle. Cette limite ne saurait être considérée comme une indication sur la date du calendrier qui a été mis ici à contribution. Il est de toute évidence que le rédacteur de ces notes dépend de la chronique et du martyrologe d'Adon, recension viennoise (3). Toutefois il a d'autres sources : c'est là que nous rencontrons, pour la première fois, la date anniversaire d'un assez grand nombre d'évêques, négligés par les martyrologes hiéronymien et adonien,
(1) La fête de Martin coïncidait avec celle de saint Maraert; c'est probablement pour cela qu'on l'avait déplacée ; les anniversaires de Nectaire et de Nizier tombaient aussi le même jour, 5 mai; les calendriers postérieurs à Adon transportent Nectaire au !«' août.
(2) Scaliger, IV, 49 ; publié Anal. BolL, t. I, p. 10.
(3) Par exemple, au l*' août : Vicnna, 8. Veri episcopi qui unus fuit de discipulis apostolorum. Cf. Chronique, Migne, P, L., t. CXXIII, p. 82 : Verus Viennensis episcopus, qui unus fuit de discipulis et auditoribus apostolorum; au 29 décembre, Crescentis,.. Pauli, Cette fôte est une spécialité du martyrologe adonien; le mot Pauli lui-même y figurait ici.
stus, Dionysius, Isicius 7, Domninus^ Philippus , DesideriuSy Sindulfus^ Ecdicius, Georgius^ Deodas. Il y a même un évoque qui ne figure pas chez 'atm : j'en parlerai plus loin.