‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule: Provinces du Sud-est, Volume 1Chapitre 71 sur 141 · C. marque ici un saint Victor, de provenance polycarpique · texte numérisé non relu

C. marque ici un saint Victor, de provenance polycarpique

S H. E., X, 5; Optât. Milev., Hisl» Donat,, I, 23, 24. — Après

G. C. marque Martinus d'après les diptyques, en proposant de

ivec le précédent.

ainus, hérétique notoire, déposé régulièrement, n'est pas aux

Sur ce personnage, v. Sulpice Bévère, Chron., II, 40, 45; —

e, De synodis, 2, 3; Frag, hist.^ II, 18; XI, 4; ad Conslanlium,

f 2; adu. Auxenlium, 7.

ARLfiS. 255

de Constantinople (360). Déposé de Tépiscopat lors de la réaction orthodoxe sous l'empereur Julien, sans doute en 362 ou 363 (1).

6. — Concordius. — Un évéque de ce nom signa en 374 au concile de Valence ; l'indication de son siège ne s'est pas conservée. — L'épitaphe suivante se lit sur un sarcophage provenant de la crypte de Saint-Honorat, aux Âliscamps, et déposé maintenant au musée d'Arles; elle semble bien être la sienne :

Integer adqae pius, vita et cor pore purus, aeterno hic positus vivit Concordius aevo.

Qui teneris priraum ministrum fuisit in annis, post etiam lectus caelesU lege sacerdos, triginta et geminos decim vix reddidit annos. Hune cito sidercam raptum omnipotentis in aulam et mater blanda et frater sine funere quaerunt.

Ainsi, Concordius serait mort à cinquante ans (2).

7. — Ingenuus. — Un évéque de ce nom signa en 396 au concile de Nimes. Un Ingenuus figure dans le sacramentaire, entre Concordius et Héros. Bien que cette partie de la liste soit particulièrement altérée, on peut admettre comme probable, non comme certain, que l'Ingenuus de 396 était évéque d'Arles.

8. — Héros. — Disciple de saint Martin; évéque au temps de « l'usurpateur » Constantin (408-414); chassé d'Arles lors de la réaction qui suivit la chute de ce prince (3).

(1) Après Saturninas, le G. C. marque Arfemtus, d'après un manuscrit falsifié, de provenance polycarpique.

(?) Après Concordius, les diptyques donnent la série Grati, Ambrosi, Martini, Ingenui^ Aguslini, Geronimi (2* m.), Savini, Eroiis, ~ Ambroise, Martin, Augustin, Jérôme sont vraisemblablement les quatre saints de ce nom. Quant à Gratus, Ingenuus, Savinus, ils sont inconnus, sauf Ingenuus, que j*admets avec quelque doute. Les sept noms sont éliminés par le G. C.

(3) Cf. ci-dessus, p. 96. On a publié en 1855 un fragment de Tépitaphe de cet évéque : SANOTvs HEROS SVMMvs ANTEstis Obiit (C. /. L., t. XII, n* 946; Leblant, Supply n* 205 B); mais cette inscription est des plus suspectes.

— Patroclus, — Substitué en 412 au précédent, assasn 426 (1).

— Honoratus. — Successeur de Patrocle; il siégea un lus de deux ans et mourut, en 429, huit ou neuf après TEpiphanie. Son anniversaire est marqué au vier dans le martyrologe hiéronymien (2).

— Hilarius (3). — Succéda à saint Honorât après un )urt intervalle. Il mourut en 449, le 5 mai, jour marans le martyrologe hiéronymien. Le sarcophage de ustre évéque se conserve au musée d*Arles. On y lit

couvercle :

Sacrosanctac legis antestis Hilarius hic quiescit. le devant du sarcophage :

Antistes DoiniDi qui p[aupertatis] amorem praepouens auro rapuit cfaelestija rogna, Hilarius, oui palma o[b]itus e{t viv]ere Ghristus, coutemnens fragilem ter[ren]i corporis usum hic carnis spolium liqnit a[d| astra volans.

Sprevit opes du m que rit opes mortalia mu [t] ans perpetuis, caeluiu donis terrcstribus émit.

Gemma sacerdotum, plebisque orbisque magister, rustica quin etiam pro Ghristo [mu] nia sumens, servile obsequium [non] dedignatus adiré, officio vixit minimus et culmine summus.

Née mirum si post haec meruit tua limina, Christe, angelicasque domos intravit et aurea régna, divitias, paradise, tuas, flagrantia semper gramina, et halantes divinis floribus hortos, subiectasque videt nubes et sidéra caeli.

— Ravennius. — Le pape saint Léon répondit le

ironique de Prosper, à ces deux années ; pour le détail de son bis- , ci -dessus, p. 95 et suiv.

int Hilairo, successeur de saint Honorât, nous a laissé un panégye cet évéque (Migne, P. L., t. L, p. 1249) — Entre Patrocle et Hoes diptyques marquent un Eul&dius.

»us avons sa vie, par un contemporain (Honorât de Marseille? Migne, L, p. 1219). Cf. ce qui est dit de lui ci-dessus, p. 112 et suiv.

22 août 449 (1) à la notification de son ordination ; il avait donc été installé peu après la mort de saint Hilaire. Il a été question de lui ci-dessus à propos d*affaires relatives aux années 449, 450, 451. Il est encore nommé dans des lettres pontificales de Tannée 452 (2); puis on ne parle plus de lui, au moins dans les documents à date précise (3).

13. — Leonlius. — Il était déjà évoque en 461 : le pape Hilaire lui écrivit le 25 janvier 462 pour lui annoncer son ordination, célébrée le 19 novembre précédent (4). Sidoine Apollinaire, déjà évêque (depuis 470 environ), lui écrivit (5). Il présida, vers 474 ou 475, le concile relatif à Lucidus. Il n'est pas possible d'indiquer Tannée de sa mort, même à dix ans après. Tout ce qu'on sait, et cela par une lettre de Ruricius de Limoges (6), c'est qu'il eut pour successeur iEonius.

14. — Aeonius. — Connu comme successeur de Leontius par la lettre que je viens de citer, iEonius Test aussi par la vie de saint Césaire (7), comme prédécesseur de celui-ci. Il reçut des lettres des deux papes Gélase et Symmaque : la plus ancienne est du 23 août 494, la dernière du 29 septembre 500 (8).

15. — Caesarius. — Le plus ancien document à date précise où saint Césaire apparaisse comme évêque d'Arles

(1) Jaffé, 434.

(2) Jaffé, 479, 480.

(3) Le concile d* Arles où fut jugée la querelle entre Lérins et Tévéque do Frcjus est ordinairement rapporté à Tannée 455 ; mais cette date n'est nullement sûre. Entre Ravennius et Léonce, le G. C. introduit un Augustalis^ inconnu aux diptyques, mais dont l'anniversaire est marqué dans le martyrologe hiéronymien : VII id. sept, Arelalo civUate dep. 8. Auguslalis episcopi. Cet Augustalis semble être un évêque de Toulon.

(5) Sidon.y ép. VI, 3.

(6) Ruricii, ép. I, 15 {M, G. Auct. antiq., t. VIII, p. 308).

(7) Migne, P. L., t. LXVII, p. 1005, 1006.

(8) Jaffé, 6i0, 753, 754. — On sait maintenant que les lettres J. 624 et 756, oh il est question d'^onius, sont des faux du XVII* siècle et qu'il en est de méiue du colloque entre ariens et catholiques, censé tenu sous le roi Gondebaud, en 499. Les diptyques marquent un Jean entre JEonius et Césaire; il est sûr que Césaire a succédé immédiatement à ^oninn.

258 FASTES iPISCOt>AUX DE L*ANCIENNE ÔAULË.

est le concile d'Agde, célébré en septembre 506. Sa correspondance avec les papes (1) ne paraît pas avoir commencé avant 513; au moins n'en avons-nous aucune trace. Il siégea quarante ans et mourut le 27 août 542 (2), le lendemain du 30' anniversaire de la dédicace de son monastère, événement qui semble bien devoir être placé en 512. Ainsi son épiscopat se place entre 502 et 542.

i 16. — Auxanius. — Il n'est connu que par les lettres

du pape Vigile (3), du 18 octobre 543 et du 22 mai 545, celle-ci à propos du vicariat , qui lui fut conféré in extremis.

17. — Aurelianus. — Le 23 août 546 il fut nommé vicaire du pape, en remplacement d*Auxanius défunt (4). D'autres lettres pontificales le mentionnent (5) ; l'une d'elles est datée du 29 avril 550. Il assista, en 549, au concile d'Orléans. Il mourut à Lyon et y fut enterré dans la basilique des saints apôtres (S. Nizier), où son épitaphe fut retrouvée en 1308. Je la donne ici d'après le procès- verbal rédigé alors (6), mais en corrigeant conjecturalement les fautes les plus évidentes (7) :

Orbis celsa gravi vexantur culmina lapsu urbis cum maesU fluraina clara ruunt;

atque oviura damna pastorum morte patcscunt, cum sibi sublata mystica dicta gemunt; 5 ietunatf etlam plebis lamenta résultant consoliti pastus dogmata sancta docent.

(1) Jafifé, 764, 765, 766, 769, 777, 864, 874, 876, 881. 886. 887. 888. 890, 89!, 906.

(2) Vita Caesariif II, 35, 46, 47. Sur Césairc, v. Arnold, Caesarius von Arelate (1894) et Malnory, S. Césaire^ évêque d'Arles^ même année. Donne édition de sa vie. par Krusch, Af. G. Scr, merov., t. III, p, 432.

(3) Jafifé, 912, 913, 914, 915.

(4) Jafifé, 918. 919.

(5) Jafifé. 925, 928.

(6) Bulletin de la Société des antiquaires de France, année 1876, p. 145 et suiv.

(7) Leçon du manuscrit : v. 2 cum maeste] curoina est — 3 omnium dampna positarum — 4 mestica... teinunt — 5 ieuna — 6 vers inintelligible — 7 Quo probat... planctum — 9 Pontifici... fulcisci — lU curaque... leta — 11 anima sancta eroctum consorcia celi — 14 mor. ~~ 15 mondus... iura.

AftLES. 259

(yomprobat amissum popiilorum pectore planctux

beu, decus, beu nimium, Âureliane, tuum.

Pontifici5 claro fulsisti dogtnate, cultu, iO Tutnque Arelas digno munere laeta fuit.

8cd animai sanctai repetunt consortia caeli

quas bine corporibus laxat abire Oeus.

Ergo omnes recte capiunt solamina dempti

quem norunt oieritis astra subisse poli.

15 Non retinet mundus artantis iure sepulcri

quem recipit summi dextera ampta Dci.

Nec quoque venturis morietur nomine seclis

vivere quem semper inclita dogma docent (1).

Obiit XVI» kal. iuliar. undecies poste, lustini indie. XIIII (16 juin 551),

18. — Sapaudus. — Il apparaît d'abord au concile de Paris, tenu en 552; en 554, il présida le concile provincial d'Arles; en 573, il prit part à un autre concile de Paris; en 584, il présida celui de Valence; en 585, il se fit représenter à celui de Mâcon. Le 4 juillet 556, le pape Pelage lui écrivit pour entrer en rapports avec lui; Tannée suivante il reçut les pouvoirs de vicaire apostolique. Les documents du temps font souvent mention de lui (2). Grégoire de Tours marque sa mort à Tannée 586 (3).

19. — Licerius. — Grégoire de Tours note son avènement (586) et sa mort (588) (4); avant son épiscopat il avait été référendaire du roi Gontran.

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