LIVRE XIL
Des prescriptions relatives aux actes de chasse et cTabatage^ aux sacrifices et aux aliments.
Section I.
La chasse s'appelle en arabe çaid; c'est un infinitif du verbe çâda «chasser», mais on l'employé encore pour désigner l'objet de la chasse, savoir «le gibier». Tout ce qu'il, c'est-à-dire tout apimal vivant sur la terre et mangeable qu'il, est au pouvoir de P homme — l'auteur parle au passif — de tuer réglementairement, c'est-à-dire d'abattre pour en manger le chair, doit être mis à mort, selon la loi, par tacte de couper le gosier, c'est-à-dire la partie supérieure du cou, ou bien par l'acte de couper le bas de la gorge. L'auteur se sert du mot arabe la b bah, écrit avec un là m, avec un a et avec deux bâ; c'est la partie inférieure du cou. Le mot arabe pour «abatage>> est dsakâh, écrit avec un dsâl. Dans le langage ordinaire ce mot signifie l'acte de préparer ranimai de manière qu'il puisse légalement être mangé; mais, comme terme de droit, c'est l'acte de faire disparaître la chaleur naturelle d'un animal, d'une façon spéciale. Quant aux animaux aquatiques mangeables on n'a pas besoin selon la bonne doctrine, de lés tuer conformément aux prescriptions de la loi. JEn revanche, pour tout ce qu'il, c'est-à-dire pour tout animal qu'il, n'est pas au pouvoir de r homme — l'auteur parle encore au passif — de tuer réglementairement, comme un animal domestique appartenant au menu bétail, qui s'est échappé et est devenu sauvage, ou un chameau fugitif, la loi n'exige qu'une blessure mortelle^
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en arabe 'aqr avec un a, savoir une blessure ôtant la vie, quelconque, c'est-à-dire à quelque endroit du corps que ce soit.
Vabatage complet se compose j ou, selon quelques exemplaires du Précis, il est recommandable que l'abatage se compose, de quatre choses: savoir
1** Pacte de couper le larynx^ appelé en arabe h o 1 q o u m avec un o. C'est la voie par laquelle l'air entre dans la poitrine et par laquelle l'haleine en sort. Cet acte se combine avec
2® celui de couper Vodsophage, appelé en arabe mari, écrit avec un a et avec une hamzah à la fin, quoiqu'à la rigueur la hamzah puisse être supprimée. L'œsophage est le canal par lequel les aliments et les boissons passent du gosier dans Pestomac. L'œsophage se trouve derrière le larynx. Il faut les trancher tous les deux d'un seul coup; l'inobservance de ce précepte suffirait pour rendre la chair de l'animal impropre à servir de nourriture, et il en serait de même dans le cas où le larynx et l'œsophage ne seraient par complètement coupés. L'auteur ajoute: et
3® et 4** l'acte de couper les deux veines jugulaires. L'auteur se sert du duel du mot wadadj, lequel s'écrit aussi wadidj. Les veines jugulaires sont les deux veines qui se trouvent à droite et à gauche du cou et qui flanquent l'œsophage.
Cependant, à la rigueur, on a satisfait aux termes de la lûiy quand on a, c'est-à-dire dans l'abatage il suffit d'avoir, observé deux choses: Vacte de couper le larynx et celui de couper f oesophage sans rien de plus. La Son n ah n'exige point de couper aussi les parties du cou situées derrière les veines jugulaires.
On peut légalement, c'est-à-dire la loi permet de, faire une chasse à courre, c'est-à-dire de manger du gibier pris dans la chasse à courre, avec toutes sortes de bétes ou cToiseaux de proie dressés, comme le guépard, la panthère