LIVRE XIII
Des prescriptions relatives aux défis à la course et au tir.
Le défi au tir n'est licite que s'il s'agit d'un tir avec des flèches ou avec d'autres armes de guerre. Le défi à la œurse est reconnu par la loi comme valable^ s'il s'agit d'une course d'animaux destinés par la nature et l'usage à ce genre d'exercices, comme les chevaux et les chameaux, et, selon la doctrine la plus répandue, les éléphants, les mulets et les ânes. En revanche le défi n'est pas valable s'il s'agit d'une course de bœufs, ou bien d'un combat de béliers ou de coqs, non-seulement quand le défi est accompagné d^un pari, mais encore quand il ne l'est pas. Pour la validité de la provocation à la lutte du tir à F arc, il est de rigueur que la distance^ c'est-à-dire la distance à laquelle on devra se tenir de la cible, soit connue, et de même il faut qu'on connaisse la manière dont le tir aura lieu. Ainsi, il faut stipuler d'avance s'il suffira que la flèche ait touché la cible sans y rester fixée, ou si elle devra l'avoir percée en y restant fixée, ou bien si elle devra, non-seulement l'avoir percée, mais encore l'avoir traversée.
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Le prix du défi est la recompense promise au vainqueur. Il se peut que cette récompense ait été promise, soit par un des compétiteurs, soit par tous les deux. L'auteur a en vue le premier cas quand il dit: Lorsque la récompense a été promise par Pun des compétiteurs, cest à la condition que, sHl a vaincu — l'auteur parle à l'actif — elle retournera à lui, c'est-à-dire la récompense qu'il vient de promettre, et, s'il a été vaincu — l'auteur parle ici au passif — elle appartiendra^ savoir la récompense, à son concurrent, qui aura gagné le pari. Ensuite l'auteur parle du second cas dans ces termes : Lorsqu'elle a été promise, c'est-à-dire la récompense par les compétiteurs, de part et cF autre, le défi n'est pas valable, c'esti-dire on ne saurait légalement se promettre une récompense de part et d'autre, à moins que les deux compétiteurs primitifs ne se soient adjoint un troisième concurrent, en arabe mohallil, avec un i. Quelques exemplaires du Précis portent: <cà «moins qu'un troisième concurrent ne prenne part à la «course ou au tir». Ce troisième concurrent^ au cas qu'il vainque — l'auteur parle à l'actif, parce que le concurrent en question devra avoir vaincu les deux compétiteurs primitifs — recevra la récompense promise, et au cas qu'il soit vaincu — l'auteur parle au passif — il ne devra rien du tout aux compétiteurs qui l'avaient invité à prendre part à la course ou au tir.
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