NYMPHONOMORPHES Pocock 1304 (emend
Le céphalon (fig. 1) est d'ordinaire allongé avec le cou bien distinct; chélicères presque toujours très développés, avec le scape d'un ou deux articles et les pinces ramenées en avant de la bouche, rarement absentes : palpes ayant au plus 7 articles, parfois rudimentaires ou nuls; ovigères également très variables, parfois absents chez les Q, éloignés des palpes à leur base. Orifices sexuels sur la face ventrale de la 2° coxa de toutes les pattes chez les 9 > des deux ou trois dernières paires dans les cf.
Cet ordre est le plus vaste du groupe; on y connaîtactuellementl90 espèces, dont une décapode, le Pentanymphon antarcticum Hodgson. Il se divise en quatre familles.
Tableau des familles
i. Céphalon très développé, fort élargi en avant, avec un col étroit en arrière; le tubercule oculaire s'élève sur la partie postérieure du céphalon 2
— Céphalon très réduit, d'ordinaire fort court; quand il est un peu allongé, il porte le tubercule oculaire dans sa partie antérieure
ou au milieu 3
2. Palpes de 5 à 7 articles; tarses plus longs que larges, parfois aussi longs ou plus longs que le propode qui est droit ou à peine arqué F. Nymphonidae, p. 26
— Palpes rudimentaires ou nuls ; tarses pas plus longs que larges, propodes plus ou moins arqués F. Pallenidae, p. 31
3. Des chélicères en pinces, palpes rudimentaires ou nuls . . F. Phoxichilidiidae, p. 37
— Ni chélicères, ni palpes F. Chilophoxidae, p. 44
F. NYMPHONIDAE
Chélicères à scape simple ; ovigères de 10 articles, présents dans les deux sexes, avec épines spéciales et griffe terminale. Œufs de 150 à 400 ji, en une ou deux balles sur chaque ovigère (fig. 1).
PYCNOGONIDES. — NYMPHONIDAE 27
La famille compte 86 espèces réparties entre 5 genres, dont le genre Pentanymphon qui est antarctique, et les quatre suivants qui sont représentés dans les mers européennes.
•Tableau des genres.
1. Palpes de 7 articles; abdomen presque aussi long que le reste du corps (fig. 21) G.* Paranymphon, p. 27
— Palpes de 5 articles ; abdomen beaucoup plus court que le reste ducorps 2
2. Tubercule oculaire bien développé et pourvu d'yeux ; doigts des chélicères armés en dedans de fines pointes 3
— Tubercule oculaire rudimentaire et sans yeux ; doigts des chélicères largement béants et inermes (fig. 26). G.* Boreonymphon, p. 31
3. Corps et pattes nus ou à poils rares; abdomen réduit, au plus aussi long que le dernier prolongement latéral (fig. 1) . . . G. Nymphon, p. 28
— Corps et pattes à poils longs et nombreux; abdomen notablement plus long quo le dernier prolongement latéral (lig. 25) . G.* Chaetonymphon, p. 31
De ces quatre genres, un seul peut se rencontrer sur notre littoral, c'est le genre Nymphon; le genre Paranymphon est subabyssal, les deux autres sont propres aux régions arctiques polaires et subpolaires.
G. ' PARANYMPHON Caullery 1896.
Corps (fig. 21) presque nu, sans articulations distinctes sur le tronc, à prolongements latéraux très allongés et écartés; céphalon et palpes courts, pince des chélicères armée de quelques rares denticules ; épines spéciales des ovigères peu nombreuses, simplement aciculées.
Régions atlantiques européennes jusque dans les mers arctiques. Une seule espèce.
P. spinosum Caullery. Fig. 31 — Caul. 1896, p. 361, pi. xn, fig. 1-6 ; Meinert 1899, p. 46, pi. iv, fig. 20-28; Bouvier 1917, p. 16, pi. in, fig. 3-6.
Long, du céphalotronc 1,75 mm., de la trompe 0, 25, de l'abdomen 1,2; les pattes égalent environ quatre fois la longueur du céphalotronc. — Tubercule oculaire en cône aigu, subvertical; prolongements latéraux renflés dans leur partie distale qui est dorsalement armée d'une épine, abdomen vertical ou même incliné en avant. — Scape des chélicères dilaté en avant (fig. 21 a); tarse long, propode droit, pas de griffes auxiliaires.
Depuis le détroit de Davis jusqu'au large du Portugal. Capturé dans le golfe de Gascogne, sur fond vaseux, à 650 m., 950 et t. "10.
G. NYMPHON Fabhjcius 1794.
Corps (fig. 1,23) subcylindrique avec des articulations segmentaires distinctes, des prolongements latéraux très largement séparés, un céphalon nettement rétréci en cou dans sa partie médiane : ovigères avec un rang d'épines spéciales foliacées, denticulées sur les bords. Pattes longues et grêles, leur tarse égalant au moins le quart du propode qui est droit ou peu arqué ; des griffes auxiliaires, du moins dans toutes les formes au nord de l'équateur.
Les Nymphons sont pour la plupart littoraux ou sublittoraux; quelques espèces atteignent presque les abysses, et l'une d'elles (N. longicollum Hoek) fut capturée au large du Chili par 4.068 m. Le genre est cosmopolite : il compte 67 espèces; parmi ces dernières les suivantes, au nombre de 6, ont été signalées sur les côtes de France ;
1. Segments moyens du tronc à peu près 2 fois aussi longs que larges; le dernier article des palpes 2 fois aussi long que le précédent (fig. 1, 23] N. rubrum, p. 30
— Segments moyens du tronc à peu près aussi longs que larges . 2
2. Dernier article des palpes à peu près 2 fois aussi long que le précédent (fig. 22) 3
— Dernier article des palpes à peu près de la' longueur du précédent (fig. 24) 4
— Dernier article des palpes nettement plus court que le précédent ; griffe principale égalant le tiers du propode et 3 ou 4 fois la longueur des griffes auxiliaires N. megalops, p. 28