Le tarse égale au plus la moitié du propode (fig
N. brevirostris, p. 30
. — Le tarss au moins aussi long que le propode. N. grossipes, p. 28.
4. Tarse un peu plus long que le propode ; griffe principale égalant la moitié du propode et 3 ou 4 fois les griffes auxiliaires. . . . N. Stromi, p. 28
— Tarse un peu plus court que le propode ;- griffe principale égalant le tiers du propode et au plus 2 fois les griffes auxiliaires (fig. 24) N. gracile, p. 30
De ces 6 espèces, trois simplement seront étudiées par la suite parce que c'est à tort, par suite d'erreur, croyons-nous, qu'on les a signalées sur les côtes ■ de France. Ce sont les N. grossipes Fabr. et le N. Sirômi Krôyer signalés par Forbes, d'après Schimuewitsch, à Roscoff, et le N. megalops Sars qui serait, d'après Schimkewitsch, une des formes les plus communes de S'-Vaast et de Roscoff. Ces espèces arctiques ne dépassent pas le nord de l'Angleterre; les deux dernières comptent parmi les plus grands de tous les Nymphons, et l'on a dû confondre avec elles des exemplaires géants de gracile ; quant au grossipes, il n'est pas sans analogie avec le rubrum.
Nous ne mentionnons pas dans cette liste le iV. parasiticum Mertox, établi
PYCXOCONIDES. — NYMPHONIDAE
Fin. 21 j. 26. — 21. Paranymphon spinosum, corps vu do côté (d'après Meinert); 21 a, un chélicore. — 22. Symphon brevirostris, palpo ; 22 a, extrémité d'une patte
pour des larves parasites trouvées à Naples sur le pied et le voile d'un Nudibranche, le Thetys leporina. N'étaient les observations relevées p. 12, note, nouscroirions volontiers que ces larves sont celles du N. gracile qui est la seuleespèce de Nymphon connue dans les eaux méditerranéennes.
N. brevirostris Hodge. Fig. 22. — H. 1863, p. 282, pi.* xv, fig. 6-11 j Norman 1908, p. 209, pi. xxix, fig. 9-12. N. gracile Saks 1891, p. 55, pi. v, fig. 1.
Long, du corps 2,5-3 mm., d'une patte 3 fois et demie environ celle du corps. Les intervalles entre les prolongements latéraux beaucoup moins larges que la longueur de ces prolongements; abdomen un peu obliquement relevé. Le scape des chélicères dépasse à peine la trompe qui est subcylindrique. Tibia 2-un peu plus long que le tibia 1 ; tarse ayant au plus la moitié de la longueur du propode qui est un peu arqué, les griffes auxiliaires égalent à peu près la moitié de la longueur de la griffe principale (22 a].
Eaux littorales parmi les Algues jusqu'à 60 m. de profondeur; blanchâtre et à demi translucide, avec des bandes violettes sur le corps et sur les pattes. Depuis la côte méridionale de la Norvège et les Shetlands jusqu'au sud de la Bretagne, Morbihan; Wimereux, Plymouth; probablement dans toute la Manche.
. N. rubrum Hodge. Fig. 1 et 23. — H. 1862, p. 41, pi. x, fig. 1 ; Sars 1891 r p. 58, pi. v, fig. 2; Norman 1908, p. 208, 65-29, fig. 4-7. N. gracile Hoek 1811, p. 243, pi. xv, fig. 11-13.
Long, du corps 4-5 mm., d'une patte environ 4 fois la longueur du corps. Corps et pattes grêles et allongés, les intervalles qui séparent les prolongements latéraux environ aussi larges que la longueur de ces prolongements; abdomen presque vertical. Le scape des chélicères dépasse la trompe qui se rétrécit un peu d'avant en arrière. Tibia 2 beaucoup plus long que letibia 1; tarse plus long que la moitié du propode; griffes auxiliaires ayant environ la moitié de la longueur de la griffe principale.
Depuis le sud de la Norvège jusqu'en Hollande; connu dans le suddel'Angleterre, pas encore en France. En Hollande se tient parmi les Tubulaires, les Porphyres, sur les Éponges, en fond sableux, et ne descend pas au-dessous de 4 m. (Hoek). Coloration ordinaire d'un beau rouge avec des bandes plus foncées.
N. gracile Leach. Fig. 24. — L. -181k, p. 45, pi. xix, fig. 10. N. femoratum, id., fig. 29. N. gallicum Hoek 1881, p. 501, pi. xxm, fig. 6-9, pL xxix, fig. 34, pi. xxx, fig. 41-42.
Long, du corps environ 8 mm., des pattes 3 à 4 fois celle du corps. — Corps et pattes médiocrement • allongés ; les intervalles qui séparent les prolongements latéraux moins larges que la longueur de ces prolongements ; trompe plus allongée que dans les deux espèces précédentes, à
• PYCXOG0N1DES. — PALLENIDAE 31
peu près deux fois aussi longue que large. Tibia 2 nettement plus long que le tibia 1, tarse égalant au moins les deux tiers du propode (fig. 24); griffes auxiliaires égalant au moins la moitié de la griffe principale qui est courte et égale à peu près la moitié du propode.
Signalé depuis le Danemark et l'Irlande jusqu'à RoscoiT, fut trouvé par Cuénot à Arcachon ; je l'ai rencontré depuis dans des pêches faites à Concarneau, dans le rayon d'un réflecteur par M. Fage, de même que parmi les matériaux' recueillis dans le Golfe de Marseille (Vayssière, Hovasse) et au Maroc dans l'Atlantique (Gruvel). C'est la seule espèce connue en Méditerranée. Commun, depuis la côte jusqu'à 8 mètres, parmi les Algues, Zostères, les rochers, sur les balises; nage et vient à la lumière (Fage). (Eufs de 115-170 ja (20 mars). Couleur rose clair, parfois complètement éteinte et laissant transparaître le contenu de l'intestin qui peut être rouge ou brun.
Il faut sans doute rapporter à cette espèce un exemplaire incomplet pris à Naples et figuré sans nom par Doriis (1881), et le JV. cienfuegosi pris à Gijon et insuffisamment décrit par Fbwganillo (1918).
G. ' CHAETONYMPHON Saks
Genre de 16 espèces dont 11 antarctiques et 5 arctiques; celle de ces dernières qui se rapproche le plus de nos régions est le C/i. hirtum Fabh. (Sans 1891, p. 101, pi. xi, fig. 1), qui atteint la mer d'Islande et peut descendre jusqu'à 120 m. (fig. 25).
G.' B0REONYMPH0N
Genre d'une seule espèce, le B. robustum Bell (Saus 1891, p. 115, pi. xn, fig. 3) qui est franchement arctique depuis les Iles Feroë, et se tient entre 100 et 1.500 m. (fig. 26).
F. PALLENIDAE
Tronc avec deux ou trois articulations segmentaires. Chélicèresàscape simple, à pince généralement courte et massive; ovigères de 10 articles dans les deux sexes, avec une griffe terminale ou des épines spéciales denticulées, le plus souvent avec l'une et les autres. Fémur des 9 très renflé.
Cette famille compte 35 espèces réparties entre 7 genres dont le plus riche, /'ara/xz/ZeneCARPENTEH, renferme 11 espèces toutes localisées dans lesmers indoaustraliennes; deux sont antarctiques (Austropallene, Heteropallene), les quatre autres ont des représentants dans les mers européennes.
Tableau des genres 1. Des griffes auxiliaires; doigts des chélicères finement et réguliè-
rement dentés (fig. 27) 2
— Pas de griffes auxiliaires ; doigts des-chélicères avec quelques rares grosses dents ou des lobes sans dents. . . ■ 3
2. Ovigères à épines aiguës et griffe terminale. G. Neopallene, p. 32
— Ovigères à épines arrondies au sommet et. dans les espèces de nos régions, sans griffe terminale ifig. 28 c). . G. Pallene, p. 32