Corps et pattes non épineux G.* Cordylochele, p
— Des épines sur le scape des chélicères, en certains points du corps et sur les pattes G.* Pseudopallene, p. 32
Le genre Cordylochele est exclusivement arctique, représenté par 3 espèces, dont l'une, C. malleolata Sa.rs1891, p. 15, pi. iv, fig. 1, descend jusque dans les parages des Feroë, et occupe des fonds variant de 75 à 1.200 mètres.
Le genre Pseudopallene Wilson, qui compte 2 espèces, est également arctique. L'une de ces espèces, le P. circularis Goodsir, Sars 1891, p. 36, pi. ni, fig. 3 atteint au sud le Firth of Forth et peut gagner des fonds de 320 mètres. Les deux autres genres sont représentés dans les eaux françaises.
G. NEOPALLENE Doiirn 1881
Corps et pattes (fig. 27) assez grêles, les segments 2 et 3 du tronc articulés. Pinces des chélicères à peine plus larges et aussi longues que le scape, leurs doigts armés de longues dents spiniformes. Palpes absents chez la 9 > réduits à un court bourgeon chez le cf. Pas d'orifices sexuels aux pattes des deux paires antérieures du c? dont les glandes cémentaires (gc) débouchent au sommet d'une forte épine située au milieu du fémur de touies les pattes (fig. 27 a). Les orifices sexuels de la Q localisés sur les pattes des trois paires postérieures dont les fémurs sont seuls dilatés. Œufs très gros, de 500 y. environ, attachés isolément sur les ovigères, chaque Q pouvant en porter une vingtaine.
Une seule espèce.
N. campanellae DoHRN.Fig. 27. — D. 1881. p. 200, pi. xv, fig. 11-15.
Long, du corps 2 mm. environ, des pattes 2 fois 1/2 la longueur du corps. Trompe cylindrique. Une paire d'épines à l'extrémité des prolongements latéraux et de la l re coxa de toutes les pattes. Abdomen court, cylindrique, dirigé en arrière. Les griffes auxiliaires dépassent de beaucoup le milieu de la griffe principale.
Trouvé par Dohrn au milieu des Algues calcaires du genre Melobesia, par 90 m. de profondeur, dans le golfe de Naples.
G. PALLENE Jounston 1837
Diffère du genre précédent par l'absence de tout rudiment de palpes, de griffe terminale aux ovigères, de toute épine sur le corps et sur les pattes ; les chélicères sont forts et armés de dents courtes et réduites. Les glandes
PYCXOCOXIDES.
PALLEXIDAE
cémentaires sont nombreuses et disséminées dans le fémur dos pattes du cf; leurs orifices sont vraisemblablement nombreux et, dans le P. Tiberii, d'après
28b il
Fin. 27 à 29. — 27. Xea/jallene rampaneltae cf. corps avec les chélicères et la base des ovigères munie de deux tvufs, face ventrale; 27 a, patte III d'un çf avno la jrlando !/c et son tubercule cémentaires (d'après Dohrn). — 28. Pallene brevirimlris <J avec appendices antérieurs, face dorsale; 28 a, pince des chélicères; 28 b, extrémité d'une patte; 28 c, dernier article d'un ovipère (d'après Sirs). — 29. l'aliène emaciata; réphalon avec la trompe. la base des chélicères et celle «les pattes antérieures; 29 a, extrémité d'une patte (d'après Dohrn).
Dohrn, s'ouvrent au sommet de petits tubes microscopiques. Œufs très gros, attachés isolément (Sars) ou par deux (Dohhk) aux ovigères du cf , chaque ovigère pouvant en porter 6. Orifices sexuels sur toutes les pattes dans la Q. Genre littoral ou sublittoral, atteignant rarement les abysses, comme le P. acus Meinert, espèce arctique et subarctique qui peut dépasser 2.000 m. Parmi les 11 espèces jusqu'ici décrites, 7 sont propres à notre hémisphère et 6 à la zone française. Mais ces dernières ne me semblent pas toutes valides, et il faudra sans doute identifier, avec notre P. brevirostris les P. emaciata, Tiberii et spectrum, avec le P. producta le P. phantoma. D'après Dohrn, ces quatre formes se distingueraient des deux autres par la présence d'orifices sexuels mâles sur les pattes des trois- dernières paires (non des deux dernières), et les segments 2 et 3 du tronc seraient articulés dans le P. spectrurn, peut-être aussi dans le P. emaciata, tandis que le segment 3 est dépourvu d'articulation postérieure dans toutes les autres espèces. Si ces différences sont bien réelles et constantes, il faudra maintenir les quatre espèces de Dohrn, mais celles relatives aux orifices reproducteurs du cf me paraissent très sujettes à caution, car il est difficile de bien voir ces minuscules orifices dans ces espèces, qui sont fort petites. Je crois plutôt à deux formes capables de subir d'assez grandes variations.
1 . Partie centrale des segments moyens du tronc presque aussi large que longue; la partie antérieure du céphalon est au plus 2 fois aussi large que la largeur du cou (fig. 31). [Forme brevirostris] 2
— Partie centrale des segments moyens du tronc près de 2 fois aussi longue que large ; la partie antérieure de céphalon plus de deux fois aussi large que le cou (fig. 32). . . [Forme producta]. 6
2. Orifices sexuels du çf sur les pattes des deux paires postérieures P. brevirostris, p. 34
— Orifices sexuels du çf sur les pattes des trois paires postérieures. 3