Prolongements latéraux inermes et très écartés
— Prolongements latéraux armés en dessus d'un fort tubercule conique et presque contigus (fig. 50) A. longipes, p. .12
3. Des griffes auxiliaires presque aussi longues que la principale (fig. 48) A. appendiculata, p. 52
— Des griffes auxiliaires presque sans griffe principale (fig. 49). A. bi-unguiculata, p. 52
4.' Scape des chélicères de 2 articles, le basai soudé au céphalon, pas de griffes auxiliaires (lig. 5i). . . A. uni-unguiculata, p. 54
— Scape des chélicères d'un seul article, des griffes auxiliaires. . 5
5. Griffes auxiliaires longues, 2 e segment du corps plus ou moins nettement articulé, des saillies spiniformes sur les prolongements latéraux et les pattes 6
— Griffes auxiliaires très courtes, tronc sans lignes articulaires, pas de saillies spiniformes sauf parfois sur les prolongements latéraux et la 1" coxa; trompe subconique dans ses 2/3 antérieurs (fig. 52) A. Jœvis, p. 54
6. Trompe ovoïde, griffes auxiliaires égalant les 3/4 de la principale (fig. 53) A. Langi, p. 55
— Trompe subconique dans les trois quarts terminaux de sa longueur; griffes auxiliaires atteignant le milieu do la griffe principale 7
7. Prolongements latéraux séparés, 3 saillies spiniformes de chaque côté de la 2 e coxa fig. 54) A. vulgaris, p. 55
— Prolongements latéraux presque'contigus. 2 saillies spiniformes de chaque côté de la 2 e coxa (fig. 55) A. echinata, p. 55
A. (Ammothella) appendiculata Dohrn. Fig. 48* — D. 18M, p. 152, pi. vu, Kg. 1-5; Cole 190k, p. 323, pi. xxi, fig. 15-18. pi. xxn, fig. 19-20.
Long. 2 mm.. — Corps et pattes sans épines ni tubercules, avec quelques soies; les trois derniers segments du tronc et l'abdomen articulés; prolongements latéraux largement espacés et aussi longs que la largeur des segments; abdomen étroit et fort long, subcylindrique, tronqué au sommet ; Céphalon quadrangulaire avec un haut tubercule oculaire très obtus. Trompe longuement ovoïde, fort étranglée à la base. — Les 2 articles du scape des chélicères mobiles; d'après Dohrn les palpes auraient 10 articles. Griffe principale des pattes beaucoup plus courte que le propode et à peine plus longue que les griffes auxiliaires. Les glandes cémentaires s'ouvrent à l'extrémité antéro-dorsale du fémur, sur une grêle tigelle artieuléeà sa base. En divers points de l'abdomen et des appendices, on voit des sortes de poils en massue qui présentent un pore à leur extrémité distale.
Trouvé à Sainte-Lucie, dans le golfe de Naples. Signalé dans le port de Monaco (Loman 19V2) ; Cole {190i\ signale cette espèce aux Bermudes et l'identifie avec. VA. rugulosa Verrill.
A. (Ammothella) bi-unguiculata Dohrn. Fig. 49. — D. 1881, p. 158, pi. vm, fig. 1-3,
Prolongements latéraux écartés, mais fort courts; le dernier segment du tronc n'est pas articulé avec l'abdomen qui égale au plus le quart de la longueur de la trompe; celle-ci est ovoïde, mais sans grand rétrécissement basai; le tubercule oculaire en dôme très obtus de hauteur médiocre. — Scape des chélicères du précédent. Palpes de 9 articles dont les 5 derniers sont très courts. Tibia 2 beaucoup plus long que le tibia 1, propode terminé par les deux griffes auxiliaires, qui sont courtes, la griffe principale (fig. 49 a, pr) tout à fait rudimentaire. Pas de poils en massue.
Un-exemplaire de 3 mm. capturé dans le golfe de Naples ; c'est probablement un immature, car le scape des chélicères se termine par une pince parfaite.
A. (Ammothella) longipes Hodge. Fig. 50. — Hod. 180k, p. 114. pi. xn, fig. 5, 6; Hoek 1881, p. 504, pi. xiv, fig. 10-13. A. hispida Hodge lxô't, p. 115, pi. xni, Rg. 11; Norman 190x, p. 225. A. magnirostris Dohrn 1**1, p. 147. pi. vi.
Long, du corps 2 mm. environ, des pattes 3 fois environ celle du corps. Celui-ci très condensé, à prolongements latéraux presque aussi longs que la largeur, des segments; l'abdomen, cylindrique, rétréci à la pointe,
Fui. 48 à 52. — 48. Ammothea a /tpendwidata çf avec les chéhcères ot la base îles pattes, face dorsale; 48 a, extrémité d'une patte (d'après Dohrn). — i9.Auiutulhea bi-nngviiuluta, immature avec les rhélicères et les palpes, face dorsale; 49 a, l<-s deux griffes auxiliaires ac et la griffe principale //r au bout d'une patte (d'après Douhn). — 50. Aiiimothm lo/ii/ipes avec ses chélicères et la base des pattes, face dorsale; 50 a, palpe; 50b, extrémité d'une patte. — 51. Ammothea iini-ungu'wulata Q avec ses chélirères et la base des pattes d'un côté, face dorsale; 51 a, extrémité d'une patte (d'après Donnvl. — 52. Ammothea Uevis Q,a\ec ses ehélicères, ses palpes et la hase des pattes d'un coté, face dorsale; 52 a, le même vu de côté; 52 b, patte postérieure d'un <J avec sa saillie sexuelle coxale et la saillie cémentaire fémorale (d'après Siiisi.
54 TAUXE DE FRANCE. PYCNOGONIDES
un peu obliquement relevé et dépassant le 1 er article coxal postérieur; le céphalon' fort étranglé en cou à sa base, armé d'une saillie conique à chacun de ses angles antérieurs et se prolongeant en avant sous la forme d'une paire de processus qui représentent le 1 er article basai du scape des chélicères, sur lequel s'articule le second. Trompe ovoïde. Les cinq derniers articles des palpes petits et subégaux. Les tibias subégaux; les griffes auxiliaires égalent la moitié de la griffe principale.
Par l'ankylose basale du 1" article du scape des chélicères, établit le passage des Ammothella aux.Achelia. Signalé d'abord dans le Devonshire (Hodge) et dans la suite à Saint- Vaast (Grube), au Portel (Dastan), à Luc-sur-mer (Topseat), dans l'herbier entre Roscoff et l'île de Batz (IIoek), à Naples (Doiir-*), tout récemment à Arcachon par Cuésot qui l'a aussi trouvé à Luc; assez commun. Je l'ai rencontré (1923) dans les matériaux provenant de Wimereux, de Roscolf, des Glénans, de l'Ile de Ré, de Cette et de Marseille.
A. (Achelia) uni-unguiculata Dohrn. Fig. 51. — D. 1881, p. 155, pi. mi, fig. 6-9.
Long. 2 mm. — Corps discoïde à cause de la brièveté des segments, de leur largeur, de la juxtaposition des prolongements latéraux, et de la forme du céphalon qui est très large, à peine saillant, d'ailleurs 'contigu aux prolongements latéraux antérieurs ; une seule ligne articulaire comprise entre les segments 1 et 2 du tronc; abdomen cylindrique, égalant la moitié de la longueur de la trompe qui est largement ovoïde ; tubercule oculaire un peu étranglé à la base et tronqué au sommet ; un tubercule dorsal à chaque angle du céphalon; un autre au bout de chaque coxa; 1, 2 ou-3 tubercules analogues à l'extrémité distale des prolongements latéraux. Pattes avec de nombreuses soies raides.
Par la structure des chélicères se rapproche de longipes. Deux Q prises dans le golfe de Naples.
A. (Achelia) laevis Hodge. Fig. 52. — Hod. 18ti'i, p. 115, pi. xin, fig. 12; Sars 1891, p. 124, pi. xm, fig. 2.
Long, du corps 1 mm. 1/2, des paltes 3 fois 1/2 cette longueur. — Corps et appendices unis, sauf quelques poils et les aspérités indiquées au tableau ; partie axiale du tronc en disque ovalaire continu; les prolongements latéraux un peu espacés ; céphalon très développé, à peine rétréci en arrière, tronqué en avant où il est sensiblement plus large que sa longueur et au moins aussi large que le tronc ; tubercule oculaire conique au sommet ; abdomen un peu relevé, légèrement en massue, égalant à peu près les 2/3 de la trompe. Les griffes auxiliaires égalent au plus le 1/4 de la griffe principale. Saillies sexuelles et cémentaires du ç? médiocrement développées.
Sud de la Norvège entre 35- 50 m., parmi les Algues et les Bryozoaires (Sars), Cornouailles (Hodge), Jersey (Norman). Un exemplaire trouvé à Saint- Vaast-la- Ilougue par Scihmkewitsch.
PÏCXOGONIDES. — AMMOÏHErDAE Ot>
A. (Achelial Langi Dohrn. Fig. 53. — D. 1881, p. 14(5, pi. v, fig. 1-8..
Long, du corps 2 mm. 1/2. — Corps semblable à' celui de l'espèce précédente mais un peu plus court, avec les lignes articulaires du 2 e segment du tronc un peu indiquées, l'abdomen légèrement plus court et plus relevé, le céphalon plus étranglé en arrière et portant un tubercule oculaire plus brusquement rétréci au sommet. En diffère surtout par ses ornements en saillie qui se composent de nombreux tubercules situés sur les pattes et dont le sommet porte une soie; il y a un tubercule semblable au bout dorso-distal des prolongements latéraux et du céphalon. La griffe principale est courte et n'égale pas la moitié de la longueur du propode. les griffes auxiliaires atteignent presque le 1/3 terminal do cette griffe. Saillie sexuelle de la 2° coxa du ç? très proéminente.
Littoral, dans le golfe de Naples.
A. (Achelia) vulgaris (Costa). Fig. 54. — Alcinous vulgaris C. 1861, p. 11, pi. il A, lig. 1. — Ammothea franciscana Dohrn 1881, p. 133, pi. ni.
Long, du corps y compris l'abdomen 2 mm., des pattes 4 fois environ cette longueur. Corps un peu allongé, à prolongements latéraux presque aussi longs que sa largeur, traces des lignes articulaires du 2 e segment; l'abdomen, un peu recourbé et relevé, s'atténue en arrière et égale près du 1/3 do la longueur delà trompe; céphalon médiocrement allongé, rétréci en arrière, son tubercule oculaire en colonne tronquée et plus ou moins mucronéc au sommet. Le dernier article des palpes beaucoup plus long que le précédent. Des saillies spiniformes terminées par une soie en divers points des appendices et du corps ; il y en a une paire dorso-distale sur les prolongements latéraux, une de chaque côté sur le céphalon, une au bout du scape des chélicères et 2 de chaque côté sur la 1™ coxa; sans compter celles qui se trouvent ailleurs sur les pattes. Saillie sexuelle et saillie fémorale du ç? bien développées.
Espèce sublittorale trouvée dans le Golfe de Naples entre 15 et 100 m. (Doim>), reprise depuis au cap d'Ail et à Monaco entre 30 et 40 m. (Loman). Les œufs mesurent 70 ,u. et peuvent former jusqu'à 8 balles sur les ovigères.
A. 'Achelia) echinata Hodge. Fig. 55. — Hod. 186k, p. 115, pi. xii. fig. 7-10; Sars 1801, p. 120, pi. xm, fig. 1; Norman. 1008, p. 224. A. fibulifera Dohrn 18X1, p. 142, pi. iv.
Très voisine de l'espèce précédente. Pattes relativement plus courtes et égalant environ 3 fois la longueur du corps; fémur plus épais dans les deux sexes, mucron apical du tubercule oculaire plus élevé, les quatre derniers articles des palpes subégaux. Les saillies spiniformes sétifères sont disposées de même; toutefois, d'après le texte de Dohrn incomplètement justifié par les figures, il y aurait 3 de ces saillies sur chaque côté de la l" coxa dans vulgaris et 2 seulement drns echinata.
FAUNE DE mANCE. PYCXCMJONIDES
Espèce très commune, signalée depuis. la côte ouest de la Norvège (Sabs), l'Irlande (Carpenter) jusqu'aux Açores (LomvM et à Naples (DohrisJ, depuis longtemps connue à S'-Vaast iGrubej, au Portel iDwtak), à Luc (Topsem) et à
F Ri. 53 à 56. — 53, AmmotheaLangia.\ec les chélicères, et d'un côté, la base des pattes, le 2" article coxal des pattes postérieures montrant son tubercule se.vueh 53 a, palpe ; 53 b, extrémité d'une patte (d'après Dohrn). — 54. Atumothea vulgaris çf avec les chélicères et la base des pattes d'un côté; 54 a, 9 ; 54 b* patte d'unçf depuis le i« ar ticle coxal jusqu'au 1" tibia, on voit les saillies sexuelle et cémentaire; 5i c, extrémité d'une patte (d'après Dohrn). ■ — 55. Ammothea echinata çf avec les chélicères, les palpes et la base de deux pattes; 55. a, patte postérieure avec les saillies sexuelle et cémentaire (d'après Sirs ). — 56.Cloteniaconirostris Q avec les rudiments des eheheères, les palpes et la base dos pattes, face dorsale; 56 a. extrémité d'une patte dec? (d'après Dohrn).
PVCNOGONIDES. — AMMOTHE1DAE 57
RoscofT (IIoek); je l'ai trouvée dans les matériaux qui m'ont été soumis de \VU mereux, Luc, IloscoiT, les Glénans, l'île de Ré, Cette et Marseille (1923). Se tient parmi les Algues, les Zostères, les Bryozoaires, depuis le littoral jusqu'à 'i0 mètres. (Eufs en avril - juin au moins (CarpenterI; parfois au nombre de- 8 balles sur chaque individu avec 100 œufs par balle. Ils mesuraient 130 jj.. chez un cf pris a Luc-sur-mer le 25 mai par M. MnnciEit.
G. CLOTENIA Dohrn Ml
Segments du tronc (lig. 56) courts, non séparés par des lignes articulaires, à prolongements latéraux contigus, les prolongements antérieurs contigus. aussi avec le céphalon qui est large et très court, de sorte que l'ensemble est une sorte de disque arrondi; tubercule oculaire et abdomen dressés, peu éloignés l'un de l'autre. — Pattes à propode arqué, sans talon; griffe principale accompagnée de griffes auxiliaires. Les cf avec un orifice cémentaire sur la. saillie dorso-distale du fémur de toutes les pattes, un orifice sexuel sur les trois dernières paires seulement; la Q avec un orifice sexuel sur toutes les pattes.
Cl. orbiculare (Wilsox). Fig. 56. — Tanystylum orbiculare W. 1878, p. ">, pi. ii, fig. 2; Norman 1008, p. 226. T. conirostre Carpexter 1805, p. 297, pi. vi, lig. 1-5. — Clotenia coniroslris Dounx 1881, p. 161, pi. vin, tig. 4-11, pi. ix, lig. 1-3.
Long, du corps 1 mm., des pattes environ 6 fois celle du disque. — Corpsen disque arrondi, sans saillies, terminé par une trompe en cône; prolongements latéraux à peu près aussi longs que la largeur des segments; l'abdomen cylindrique, atténué vers le bout ; le tubercule oculaire large, bas et arrondi. — Chélicères réduits à un nodule d'après Dohrn, les palpes 'semblent avoir parfois 3-6 articles. Les trois coxae subégales, les trois articles suivants avec des poils et quelques saillies arrondies; griffes auxiliaires égalant environ les 3/4 de la griffe principale.
J'ai suivi Norman qui identifie le conirostris de Dohrn avec ['orbiculare de \Vit,so\ trouvé sur les côtes de Virginie et de Massachusetts parmi les Hydraires et les Ascidies, sur les piles des wharfs. Le conirostris fut découvert, à Naples, signalé plus tard en Irlande dans la baie de Donegaf (Carpenter), puis retrouvé sous les radeaux à Monaco (Loua* 1912).
G. TRYGMS Dohrn- 1881 [Tragxus Norman 1908].
Segments du tronc (fig. 57) presque aussi longs que larges, les 2" et 3 8 articulés; prolongements latéraux largement séparés, ceux de la paire antérieure contigus avec le céphalon qui est élargi en arrière; abdomen réduit. — Chélicères réduits à un long scape uniarticulé. Ovigères sans épines spéciales, leur extrémité faite par les deux derniers articles insérés latéralementsur l'antépénultième qui forme saillie. Griffe principale accompagnée de griffes auxiliaires. Orifices sexuels des cf sur la coxa .sans saillie des pattes des deux paires pos-
PYCNOGOXIDES
térieui-es; il n'y a pas davantage de saillie au point où débouchent les glandes eémentaires en arrière du sommet dorso-distal du fémur ; des orifices sexuels sur toutes les pattes dans les Ç> .
Une seule espèce.
Fjo. 57. — Trygseus commuais avec les chélicères, un palpe et la base des pattes, face dorsale; 57 a, le même vu <le côté: 57 b, extrémité d'une patte; 57 c, un ovigére; 57 d, extrémité très grossie de cet ovi^ère; 57 e, extrémité de l'ovigère d'un autre individu (le pi-emier est de Cette, celui-ci de Marseille).
T. communis Dohrx. Fig. 57. — D. 1881, p. 1G4, pi. ix, fig. 6-14, pi. x, fig. i-5.
Long. ducorps2-3 mm. — Pasdesaillies,maisquelquesbrèvessoies,sur le corps et les pattes; tubercule oculaire large, obtusément tronqué; abdomen cylindrique, obtus au sommet, oblique; trompe faiblement ovoïde, presque cylindrique, dirigée un peu obliquement en avant. Les quatre derniers articles des palpes petits, subégaux. Propode un peu relevé à la base en une ébauche de talon portant 2 ou 3 épines; les griffes auxiliaires atteignent le milieu de la griffe principale.
D'après Dohrn très commun à Nisita et à S te -Lucie aux environs de Naples; également en Sardaigne. Je l'ai trouvé (1923) dans les récoltes de laboratoires de Cette et de Marseille.
PYCXOGONIDES. — AMMOTHEIDAE 59
G. RHYNCHOTHORAX Costa 1801
Un tubercule médian (fig". 58), au moins sur les trois segments antérieurs du tronc; prolongements, latéraux bien développés; tubercule oculaire tout à fait en avant; trompe ovoïde;, abdomen dirigé en arrière. — Palpes de 5 articles dont l'un porte un fort éperon. Ovigères de 10 articles et à griffe terminale, les quatre derniers articles armés chacun de '1 ou 3 épines spéciales en griffe. Orifice sexuel des deux sexes sur la 2" coxa des pattes postérieures comme dans les Pycnogonomorphes,
Genre très aberrant, primitif par certains caractères (ovigères), très évolué par d'autres (pas de chélicères, réduction maximum du nombre des orifices sexuels). Il comprend deux espèces, l'une antarctique, l'autre de nos. pays.
R. mediterraneus Costa. Fig. 58. — C. l&'U, p. 7, pi. i, fig. let2;Donnx 1M1, p. 211, pi. xvn, fig. 1-9.
Long, du corps 1 1/2 mm., des pattes 1 fois 1/2 celle do l'animal du bout de la trompe au bout de l'abdomen. — Prolongements latéraux assez espacés, ceux correspondant aux palpes très saillants; le 2° segment du corps articulé avec les voisins; abdomen médiocre, cylindrique. Outre les tubercules médians du tronc, il y a un tubercule dorsal sur chaque prolongement latéral, sur chacune des coxse 1, et une paire de tubercules beaucoup plus petits sur le céphalon en arrière du tubercule oculaire; celui-ci est dilaté à sa base où il porte les yeux, et s'avance horizontalement en pointe au-dessus de la trompe dont il dépasse le milieu. — Le 3 a article des palpes envoie un fort éperon en avant de la trompe. Articles coxaux de longueur à peu près ëgale, lo premier plus large; les autres articles des pattes assez grêles, sans saillies, mais avec quelques soies ;propode arqué, au moins aussi long que le tibia 2, la griffe principale en égale la moitié et n'a pas de grilles auxiliaires, glandes cémentaires (fig. 58, gc) s'ouvrant par une quantité de pores au sommet d'un long et étroit prolongement distal postérieur de la 3 e coxa des pattes de la 3° paire (caractère aberrant).
Plusieurs exemplaires capturés aux environs de Capri, par 90 m. de profondeur.